<Conseil mixte veau de boucherie ONILAIT, Paris. G. LAMIRAND
Malgré une baisse des cours de la poudre de lait, son incorporation dans l’alimentation des veaux baisse de près de 6%, le coût de la fabrication restant élevé. Les
cours des petits veaux sont toujours en hausse (ce qui est bien plus dû aux marges des intermédiaires qu’à celles des producteurs), ce qui déplaît au représentant de la FNB, qui attend avec
impatience l’ouverture au marché anglais à bas prix ! Les cours des veaux de boucherie en UE ont perdu plus de 10% depuis le début de l’année, mais sont en forte reprise depuis l’automne (+
8 %). La consommation est stable, sauf ces dernières semaines du fait de la crise avicole (+ 10 %). Les perspectives pour début 2006 ne sont pas favorables, avec une hausse de la production et
une baisse de la consommation prévues. Enfin, les discussions continuent sur la définition européenne du veau de boucherie : on s’oriente vers l’âge au lieu du poids… A suivre !
<Section organismes certificateurs/Commission nationale des labels et
certifications. A. PAQUEREAU
L’institut national de l’origine et de la qualité (le sigle INAO reconnu au niveau international sera maintenu) sera créé en 2007 pour clarifier et simplifier la
valorisation des produits. Il comprendra 5 comités : des vins et eaux-de-vie / AOP-AOC multiproduits / IGP, labels rouges et spécialités traditionnelles garanties / agriculture biologique /
agrément et de contrôle. En ce qui concerne les AOP/AOC, il est envisagé pour l’inspection et le contrôle de faire appel à des Organismes Certificateurs accrédités. Les syndicats de défense des
AOC, juges et parties, se verraient retirer la gestion de l’agrément. Les élevages de volailles en plein air concernés par les mesures de confinement liées à la peste aviaire pourraient continuer
à utiliser le label, si le confinement ne dépasse pas 12 semaines. Ce à quoi s’oppose la DGCCRF, qui ne peut cautionner de son point de vue une tromperie du consommateur !...
<Réunion « projet d’ordonnance sur le statut du fermage », Paris.
A. VITU
La loi d'orientation agricole a introduit dans le statut du fermage la possibilité de conclure un bail cessible, y compris en dehors du cadre familial. Le
Gouvernement a également souhaité prévoir une révision de ce statut, dont certaines dispositions obsolètes mériteraient d'être supprimées, d’où la mise en place de ce groupe de travail. Un
consensus général a pu être dégagé, mais la CR ne se prononcera officiellement qu’après communication du document définitif. La concertation sur les dossiers juridiques nationaux est en
route…
<Lettre Ouverte sur l’OMC adressée aux organisations agricoles du monde
Mercredi 14 décembre 2005
<Conseil de Direction ONIVINS, Paris. A. GAZAGNOL, A. DELMAS
Le Ministère, qui refuse d’assumer ses erreurs, a essuyé le refus des professionnels de voter la restructuration, déjà discutée au Conseil
précédent. La séance a été interrompue par solidarité avec 5 vignerons en garde à vue.
<Comité consultatif de la santé et de la protection animale, Paris.
F. TOUSSAINT
La prise de sang IBR obligatoire en cas d’introduction d’un animal au sein du troupeau est à la charge de l’éleveur. Le coût sera similaire à celui pour la
brucellose. Qui en sera le maître d’œuvre ? La DSV ou le GDS ? La subvention pour l’analyse ESB baisse de 1 euro, cela fera 4 millions € qui seront payés par les éleveurs !
<Conseil de Direction ONILAIT, Paris. JL NAVEAU, P. BOYER, N. COUDRAY
Il existe actuellement une marge de 115 000 tonnes pour la campagne en cours par rapport au quota national. La fabrication de poudre de lait s'est accentuée
mais l'utilisation pour les animaux a globalement baissé de 10%. Les ACAL sont suspendues au niveau national, mais un financement par les régions ou départements est possible. Quant au budget, la
ligne « lait de montagne » est revue à la hausse (+ 700 000 €). L'arrêté de répartition des 0,5% de référence laitière en provenance de la réserve a été approuvé. Il est décidé
d’une part de distribuer 0,5% du quota supplémentaire de la région à tous les producteurs de manière linéaire, et d’autre part d’allouer 0,5% de quota individuel supplémentaire à condition
d’avoir fait 95% de son quota en moyenne sur les 2 dernières campagnes, d’adhérer à la charte des bonnes pratiques et, pour les zones vulnérables, d’avoir signé une déclaration d’intention de
mise aux normes. Si la région dispose d'un reliquat, la distribution se fera régionalement (ce qui permet d’éviter les CDOA) sur des critères spécifiques stipulés ultérieurement par une
circulaire.
<Colloque « Pesticides, agriculture et environnement » avec N. OLLIN. JL. FENART
L’économie liée à la réduction de l'utilisation des pesticides a été évaluée à 725 M€ par an pour les agriculteurs, pour -11 à 16 % de phytos. Les industriels ne
perdraient rien car ils développeront des matières actives plus rentables. L’intervention de notre représentant sur le retrait de l'amendement dans la LOA au sujet de l'encadrement sur les
publicités des pesticides, ainsi que sur l'exportation de molécules dangereuses pour l'environnement, a été écoutée et appréciée. G. Gaudin, journaliste en grandes cultures, a souhaité poursuivre
la discussion.
<Groupe de travail ONIFLHOR « évolution des fonds opérationnels », A. DELMAS
Les organisations de producteurs (OP) ont de moins en moins accès aux fonds opérationnels (FO), qui sont inscrits dans une logique de
développement plutôt que d’aide au fonctionnement. Ainsi, certaines OP doivent rembourser les fonds suite à des contrôles. Il est proposé de rédiger un guide de contrôles commun aux 4 organismes
qui les réalisent, afin de les harmoniser ; le risque est de cristalliser certaines contraintes. L’assouplissement des règles sur le statut des OP en relevant le plafond de vente directe ne
rassemble pas l’unanimité. La proposition de la CR d’étendre les FO aux producteurs indépendants ne convient pas non plus à tous, on le comprend aisément…
<Groupe de travail ONIFLHOR « analyse des marchés », A. DELMAS
L’évolution actuelle du marché dépend fortement des négociations internationales en cours. Les crises sont récurrentes et la filière s’enferme
dans une logique d’augmentation des volumes pour rendre les prix plus attractifs, alors qu’il est impossible d’être compétitif avec des pays comme la Chine ! D’autant plus que la
consommation de produits nationaux intéresse de moins en moins les Français. La proposition de la CR de distribuer des fruits dans les écoles pour redonner le réflexe de la consommation aux
jeunes a été saluée, notamment par le Ministère, qui y voit une avancée en terme de santé publique. Des actions similaires pour le lait sont déjà financées par l’UE.
<Section assurance des non salariés agricoles contre les accidents du travail, O. DAMOISEAU
Le nombre d’affiliés est en baisse de 1,9 %. On compte environ 40 000 accidents ou maladies professionnelles par an. Pour les non-salariés, le délai de carence de 7
jours pour arrêt de plus de 10 jours est supprimé. Mr Rio (représentant de la MSA) demande l'abaissement (sic !) du seuil de passage au réel, arguant que les agriculteurs au forfait sont
trop bien lotis et en profitent... La Fédé approuve ! On aura tout entendu !
<Commission des comptes de l’agriculture : comptes prévisionnels pour 2005, Paris. F. LUCAS
L’ambiance de cette réunion était particulièrement lourde. Chacun, y compris les hauts fonctionnaires, a semblé prendre conscience de la gravité
de la situation économique faite aux agriculteurs. F.LUCAS a rappelé qu’aucune autre catégorie sociale n’avait connu une telle dégringolade de ses ressources durant sept années consécutives
et que cela ne pourrait plus durer très longtemps avec un risque d’explosion sociale et aussi des orientations de repli, voire de non production qui auraient un effet de dominos sur le reste de
l’économie et sur l’emploi. Il a également demandé que la Commission se saisisse de la question de la rentabilité économique des différentes formes de biocarburants pour les agriculteurs. Enfin,
il a attiré l’attention des membres sur le caractère ubuesque des DPU appelés à rentrer dans les bilans des exploitations à la valeur de l’euro symbolique pour les uns, à la valeur (fluctuante et
subjective) d’achat pour les autres, sachant que rien ni personne n’en garantit la pérennité et la valeur.
<Communiqué de presse : « Revenu 2005 des agriculteurs en chute libre. L’élimination
des paysans va s’accélérer »
Vendredi 16 décembre 2005
<Colloque épandage des boues. M. SOYER
<Commission des produits antiparasitaires, Paris. D. ROQUES
<Rencontre avec le président, le directeur et le responsable de l’antenne de Valence du comité économique du Bassin Rhône-Méditerranée (BRM).
JL OGIER, JP BEGOT, P. LAVERLOCHERE, A. DELMAS
Les analyses présentées par la CR ont recueilli dans leur ensemble l’approbation du BRM. Cette rencontre pourrait aboutir à une coopération intéressante sur certains
dossiers.
<Communiqué de presse : « Sommet OMC et sommet de l’UE : L’agriculture en
sursis »
Assemblées Générales : CR 89 :
11 janvier, Véron CR 17 : 19 janvier,
Saintes
Congrès de l’OPG : le 26 janvier, Crépy-en-Valois (60)
Nous vous avons fait parvenir cette année (Lettres d’infos n°8, 10 et surtout 18) une motion sur les contrôles pulvérisateurs et une motion sur les semences de ferme
à présenter en session de chambre d'agriculture. A ce jour, nous n'avons eu que très peu de retour. Nous souhaiterions faire le point à ce sujet (Quels départements ? Quels résultats ?
Si non déposées, pour quelles raisons ? Etc.).
N’oubliez pas que les motions déposées avant les élections 2007 peuvent être d'excellents arguments pour la campagne à venir, montrant ainsi le travail de la CR qui
défend les intérêts des paysans et s'oppose à l'inertie ou à la complicité des chambres détenues par la FD.