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Présentation

lettre du président de la CR60

Lundi 7 novembre 2005
Croire n’est pas savoir.
 
M.Bussereau a dit à Bourg-en-Bresse : « croire en l’agriculture ».
Jusqu’au jour d’aujourd’hui, jamais un ministre de l’agriculture n’a dit ne pas croire en l’agriculture, pas plus qu’un premier ministre n’a dit ne pas croire au bout du tunnel.
 
M.Bussereau est un incompétent de plus certes, mais ce n’est pas un imbécile,  il ne va couper la branche sur laquelle il est assis.
 
M.Bussereau croit en l’agriculture comme certains croyants croient au bon Dieu, c’est à dire seulement quand ça les arrange.
 
M.Bussereau est ce qu’on appelle un croyant non pratiquant qui ne se déplace qu’aux grand-messes ; celle de Noël pour les cadeaux ; celle de Pâques pour le chocolat ; celle de l’Assomption pour son élévation dans les plus hautes sphères du pouvoir.
 
M.Bussereau a aussi dit qu’il a simplifié la vie des agriculteurs, fustigeant les usines à gaz.
 
La réalité est tout autre.
Eloignons-nous du politiquement correct qui n’est qu’immobilisme et n’ayons pas peur des mots.
Les réformes successives de la P.A.C  ont provoqué des hécatombes dans les rangs paysans et l’O.M.C va provoquer un holocauste.
Les paysans sont devenus les renégats de l’Europe. Ils sont qualifiés de pollueurs,  d’assistés permanents. Ils sont devenus le bouc émissaire des problèmes européens.
M.Blair ne veut plus de paysans en Europe comme M. Hitler  ne voulait plus de juifs dans l’Allemagne nazie!
 
Contrairement à ce que M.Bussereau veut nous faire croire,  la nouvelle réforme de la P.A.C fait appel à une nouvelle génération d’usine à gaz  que M.Lamy aidé  par sa concubine Mme Fisher-Boël vont s’empresser de valoriser afin d’assouvir leur idée de solution finale pour paysans dans leur chambre à gaz flambant neuve.
 
Paysans, il est temps de réapprendre le chant des partisans !
L’ennemi c’est la dictature de l’O.M.C.
Le dictateur c’est M.Lamy.
Les exécutants sont les gouvernements européens.
 
Pour les générations futures entrons en résistance !
 
 
Jean-Claude Désesquelles  CR60
Par J.C Désesquelles
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Lundi 7 novembre 2005
Ça coule de source !
 
Certains estomacs voient passer en leurs seins plus de sodas que d’eau.
Ces boissons contiennent tellement de sucre qu’elles en perdent leur signification première, c’est à dire, de désaltérer.
Plus on en boit, plus on a soif.  Le cercle est vicieux.
 
Anticipant la baisse du prix du sucre de 40%, les deux principaux fabricants de ces boissons se frottent les mains et s’imaginent en Picsou plongeant dans un tas d’or.
 
Devant tant de « liquidité » providentielle, il n’est pas étonnant que ces mastodontes commencent à lorgner des entreprises multinationales telle Danone aujourd’hui et pourquoi pas Nestlé demain.
 
Que feront les gouvernements pour sauver leurs entreprises de ces O.P.A sauvages qui ne profitent ni à leurs concitoyens, ni à la libre concurrence tant prônée par L’O.M.C ?
 
En effet, ces grands groupes n’engendrent que des quasi-monopoles et imposent leurs stratégies commerciales afin d’engranger davantage de devises d’autant plus que le prix des matières premières entrant dans la fabrication de leurs produits ne cessent de baisser mais que le prix de vente de leurs sodas ne cessent d’augmenter.
 
Il est grand temps de dénoncer la dictature de l’O.M.C et il me semble impératif pour  qu’un Etat souverain reste démocratique qu’il n’ait aucun compte à rendre, quant au commerce, à quelques organisations que ce soient.
 
De plus, l’O.M.C n’a aucune raison d’être dans un monde où se côtoient des pays du quart monde dont les habitants vivent avec moins d’un euro par jour et des pays industrialisés regorgeant de richesses.
 
L’O.M.C devrait revoir sa copie et devrait s’inquiéter avec le F.M.I et les organisations humanitaires non gouvernementales à savoir comment faire pour enfin réduire l’abîme ou la fracture économique et sociale aussi bien dans les pays émergeants que dans les pays en situation de sous développement.
 
Il est quand même inconcevable que M.Lula, président du Brésil, reçu en grande pompe sur les Champs-Elysées, puisse prétendre que son pays pouvait en très peu de temps mettre en culture des millions d’hectares supplémentaires pour à lui seul nourrir le monde alors qu’il n’est pas capable de nourrir son peuple qui,  à 50%,  vit dans des favelas et dont 80% des paysans sont affamés parce que son gouvernement est incapable de leur octroyer de la terre.
 
Le monde marche sur la tête sous le dictat de L’O.M.C.
 
La France voit en l’Europe le bouc émissaire de ses problèmes.
 
L’Europe voit en l’O.M.C le bouc émissaire de ses problèmes.
 
Nos gouvernants ne se remettent pas en question et disent ne pas comprendre lorsqu’une consultation électorale ne les plébiscite pas.
 
Lorsque M.Chirac a affirmé à un paysan que de voter NON au référendum revenait à se tirer une balle dans le pied, j’aurais bien voulu être présent afin de demander à notre président où il situait son pied.
 
Jean-Claude Désesquelles   président de la CR60
Par J.C Désesquelles
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Lundi 7 novembre 2005
A vos calculettes !
 
 
Laissez-moi réagir suite à l’article de M. POUZET concernant l’avenir de la betterave vu par un agriculteur du Jura accompagné d’un représentant syndical.
Nous apprenons que certaines personnes autorisées ont donné des mots d’ordre pour produire du « C » afin de faire tourner l’usine d’Aiserey.
Cet agriculteur dit aussi qu’en abandonnant la production de « C » , sa  recette betteravière va fortement baisser.
Après un rapide calcul, je suis surpris qu’une revue comme la France Agricole laisse passer un tel article.
En effet, à raison de 85 tonnes payées 7 euros la tonne, la marge brute est de 595 euros par hectare.
Si je soustrais les chiffres que tout agriculteur betteravier réfléchi se doit de connaître par cœur, tel que le coût par hectare, de la fumure « 150 euros »,  des semences « 150 euros »,  du désherbage et du binage « 150 euros »,  des fongicides « 50 euros » et de  l’arrachage « 185 euros, j’arrive déjà à la somme de 685 euros, soit une perte nette de 90 euros et à cela il convient d’ajouter  les travaux culturaux et toutes les charges fixes.
Je veux donc rassurer notre agriculteur en lui disant que s’il ne produit plus de « C », sa recette/ ha de betteraves va augmenter de plus de 100% et que la sucrerie d’Aiserey va arrêter  d’acheter  sa betterave à prix de dumping.
Cet agriculteur devrait arrêter de croire et surtout de croire en ces nouvelles religions que sont les biocarburants qui ne sont qu’un leurre de plus quant à la rémunération de la betterave.
 
Jean-Claude Désesquelles   Président de la CR60.
 
PS:
Cultiver la terre pour produire de l'éthanol et surtout le diester est une erreur économique et financière.

http://huilevegetalebrute.over-blog.com

 

Par J.C Désesquelles
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Lundi 7 novembre 2005

 

Article Le Parisien septembre 2005
 
La Coordination rurale tire la sonnette d'alarme
 
Cette année, on peut dire que la récolte est un peu moins bonne que
d'habitude, mais, ce qui est dramatique, c'est la qualité.
On est loin du compte.»
Avec une récolte inférieure de 20 % à celle de l'année précédente,
Jean-Claude Desesquelles (président de la coordination rurale de l'Oise)
fait un amer constat :
« Ni les cultivateurs ni les éleveurs ne peuvent aujourd'hui faire l'économie
 des aides de P.A.C»
En effet, « un grand nombre d'agriculteurs sont fragilisés financièrement à
 cause des aléas climatiques à répétition, même si en moyenne on peut dire
que l'Oise n'a pas réellement subi de sécheresse. Mais ce terme de moyenne
cache des disparités considérables entre tel ou tel agriculteur.
Cet été, on a pu constater des situations diamétralement opposées entre des
exploitations situées à tout juste cinq kilomètres de distance ».
 
Plus grave, poursuit le président de la Coordination rurale de l'Oise, « certaines
restrictions administratives se sont avérées sans objet Par exemple, les producteurs
 de maïs ont dû subir des restrictions d'eau abusives. On les a empêchés d'arroser
leurs cultures, alors que des disponibilités en eau existaient ».
Le problème, poursuit Jean-Claude Desesquelles, «se résume peut-être à une
 hyper-sensibilité des politiques, voire une hyper-réactivité, sans toujours s'entourer
 des conseils de scientifiques, souvent plus avisés. Il fait chaud, alors on tombe
 tout de suite sur les agriculteurs pour qu'ils réduisent leur consommation en eau !
 Parfait ! Mais il ne faut pas non plus oublier que, si l'agriculture consomme chaque
 année environ 15 % des ressources en eau du pays, dans le même temps,
 le nucléaire, lui, en absorbe 50 % ».
            N.S.
Par J.C Désesquelles
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Lundi 7 novembre 2005

 

Gare au loup !
 
Dans les pays industrialisés, certains s'insurgent du fait que de
plus en plus d'espèces soient menacées d'extinction.
En effet, il reste très peu de tigres, de guépards, de gorilles,
de rhinocéros, etc.
 Tout le monde s'émeut du tigre, du gorille, du rhinocéros...
Mais quant au loup d'ici, les avis sont partagés.
Ainsi va le monde des hommes. La majorité souvent l'emporte sur
 la raison.
La raison du plus fort est toujours la meilleure, disait Jean de La
Fontaine.
 La société et nos dirigeants ne veulent plus écouter les minorités.
Les bergers français veulent se débarrasser du loup. Les paysans Indiens
 veulent se débarrasser du tigre.
M. Lamy veut se débarrasser du paysan européen.
Bientôt, nous retrouverons ensemble le loup, le tigre, le paysan, mais ce
sera au Jardin d'Acclimatation ou, pire encore, accolés sur la même il-
lustration d'un dictionnaire à la page : « Espèces éteintes ».
Le problème du loup ne vient pas d'ici. Il est venu dans les bagages
de M. Lamy. Il s'est introduit entre les millions de gigots d'agneaux au
départ d'Australie et de Nouvelle-Zélande.
 Depuis peu, grâce ou à cause de l'OMC, ce loup d'une autre espèce arrive
par meutes incontrôlées. Ils se sont attaqués à tout ce qui s'avale, blé, lait,
 fruits et légumes, vin, veau, vache, cochon, couvée.
C'est l'hécatombe dans les campagnes.
 En dix ans, la moitié des paysans sont tombés sous ses crocs.
En dix ans, il a rongé de moitié les prix payés au paysan.
Aujourd'hui, le loup sorti du bois, déborde des plaines et s'attaque aux
zones industrielles et, bientôt, il rôdera dans les centres-villes, ne lais-
sant derrière lui que ruines, misère et révolte.
 Le traité de Rome a fait naître le Marché commun et sa préférence com-
munautaire. L'Europe est sortie du chaos engendré pas deux guerres mondiales.
L'Europe est devenue la première puissance économique mondiale avec sa
 monnaie et ses valeurs économiques et sociales. Mais l'Europe est devenue
 l'Union européenne, avec sa fuite en avant, préférant le profit aux hommes.
De cette Europe technocrate devenue sourde et aveugle, pour l'instant, la
 France et les Pays-Bas ne veulent plus.
 Les paysans à plus de 70 %. n'en veulent plus : ils ne veulent que des prix
Rémunérateurs, ils ne veulent plus de primes. Ils souhaitent le retour de la
préférence communautaire, pour le bien-être de tous à travers des produits
de qualité de par leur traçabilité. Ils ne veulent plus des produits non tracés
 importés à grand coup de dumping économique et social.
 
L'agriculture européenne doit tout au traité de Rome. Il faut donc se battre
pour un retour aux valeurs du traité de Rome car il a prouvé, pendant trente
ans, son efficacité.
Rome est aussi, selon la légende, la cité fondée par Romulus.
Et Romulus, toujours selon la légende, fut sauvé et nourri par une louve.
Alors, s'il faut avoir peur du loup, il ne faut surtout pas se tromper de loup !
Le loup responsable de tous nos maux a pour tanière le nouveau bureau de
M. Lamy à l'OMC.
 J.-C. Désesquelles   Président le la CR60
France Agricole Courrier des lecteurs
Par J.C Désesquelles
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Mardi 8 novembre 2005
 
            Quel cauchemar !
 
Au matin du 22 juin, j’avais du mal à sortir de mon sommeil.
 
La veille, à force d’entendre que c’était la fête de la musique, la nouvelle s’est ancrée dans ma tête.
 
Ça ressemblait à de l’opéra comique.
 
À droite ça chantait : « Tout va très bien madame la marquise…. ».
 
À gauche : « ah ça ira, ça ira, ça ira……. ».
 
Dans un coin, un vieux gramophone entonnait une Marseillaise  craquelante.
 
Dans l’autre, deux ex-soixante-huitards, autour d’un topaz, se battaient à jouer un 45 Tours de l’Ode à la joie, tantôt en 33 tours, tantôt en 78 tours.
 
Le chœur reprenait : « Les eurocrates on les pendra
                                     Les technocrates on les pendra
                                     Et Chirac et toute sa clique
                                     Et Hollande sur une pique ».
 
Et soudain, tous étaient sur le même bateau, le bateau ivre, puis sur le Titanic.
A la barre, M. Lamy.
La boussole, une Mondialisation affichait trois lettres : « O.M.C ».
Tout le monde avait perdu le Nord.
Soudainement, ce fut le grand bruit !
 
7 heures !
Ah oui, le radio réveil !
Quel cauchemar !
Les infos, les titres !
L’Europe à la dérive !
Chômage : A l’abordage !
Déficit abyssal aux Etats-Unis !
Un ras de marée de paysans déferle sur Shanghaï !
Naufrages économiques : aucun rescapé !
Météo : Tempête sur les sept mers !
 
Le moral au plus bas, la journée prenait un mauvais départ, quand venant, tels les souvenirs de M.Proust dégustant sa madeleine, quelques notes, doucement effleuraient ma mémoire.
Puis, tout se fit plus clair.
C’était une chanson de France Gall qui avait pour titre :  « Résiste ! ».
 
Alors résiste, prouve que tu existes
Refuse ce monde égoïste qui n’est pas le tien
Bats-toi pour ceux qui ont faim,
Pour ces millions de cœurs qui ont droit au bonheur.
Alors résiste,  bas-toi, signe et persiste!
 
  Et je suis reparti au travail avec mon espérance retrouvée !
 
 
Jean-Claude Désesquelles    Président de la CR60
Par J.C Désesquelles
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Lundi 21 novembre 2005
Lettre ouverte à Monsieur Ari Vatanen, député européen U.M.P et agriculteur en Provence.
 
          Au début des années 80 les économistes ne parlaient que de D.I.T (Division Internationale du Travail). Les pays riches doivent alors produire des produits de haute technicité et de forte valeur ajoutée (voitures-avions-electronique-satellites-bombes atomiques ) pendant que les pays pauvres doivent produire des biens à faible valeur ajoutée que les pays riches veulent bien leur laisser (textile-textile et textile et un peu d’alimentaire).
          Cette vision raciste du monde économique est désormais passée de mode. Des pays comme L’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord ont même la bombe atomique. La chine envoie des satellites et produit 100% de l’electro-portatif vendu en France par les discounters (droits de douane de 1,7%…..).
          Le Brésil n’est plus sous le joug de la dictature militaire ; il est prêt à nourrir le monde en doublant sa surface de terres agricoles alors qu’il n’est même pas capable de nourrir sa population et de diminuer la pauvreté des paysans sans terre ainsi que des  4 millions d’habitants de Rio vivant dans pas moins de 750 Favellas.
          Taiwan et bientôt la Chine vont totalement envahir l’Europe et les Etats-Unis de millions de voitures et d’ordinateurs.
          Les membres du G8 ne sont plus riches que de leurs dettes ( la France avec plus de mil milliards d’euros, les Etats-Unis bientôt en milliards de milliards de dollars).
« 80% des emplois aux Etats-Unis ne  génèrent aucune richesse puisque se sont des emplois dans les services.
Ce pays  devenu le plus puissant de la planète mais aussi le plus endetté a atteint le point de non-retour car il est dans l’incapacité de rembourser et le comble de tout c’est que les Etats-Unis, tel un pays du tiers monde,  seront dans l’obligation de demander l’annulation pure et simple de leur dette à des pays pauvres sans qu’on puisse s’y opposer au risque d’une nouvelle crise économique mondiale avec ses guerres planétaires ».
          Les revues et les émissions économiques parlent de tiersmondialisation  des pays industrialisés et de prolétarisation de la classe moyenne en Europe et aux Etats-Unis. Certaines villes d’ex R.D.A ont un taux de chômage digne de pays du tiers monde avec plus de 50%. Certains de leurs habitants se réfugient dans le nationalisme primaire, d’autres quittent le pays pour s’en aller trouver du travail et l’espoir d’une vie meilleure dans les pays scandinaves et outre-mers.
          L’Afrique se fait dépouiller de ses richesses minières, pétrolières et forestières à train d’enfer sans le moindre scrupule de la part des pays industrialisés dont les dirigeants, de surcroît, s’amusent à les voir s’entretuer et mourir de faim (Mitterand le liquidateur lors des massacres Hutu et Tutsi au Ruanda).
Les aides alimentaires ne servent qu’à prolonger leurs souffrances en repoussant l’heure où leurs corps décharnés s’en vont rendre leur âme.
          Monsieur Vatanen, vous avez été enfermé dans des bolides à courir les pistes les plus défoncées de la planète afin de devenir par vos nombreuses victoires un champion du monde mais vous ne connaissez des pays que vous avez traversés que les podiums et les bulles de Champagne. Aujourd’hui, vous êtes toujours enfermé, mais cette fois-ci, c’est dans la tour d’ivoire des hautes sphères du pouvoir.
J’aurais cru qu’en devenant paysan en France, vos pieds auraient enfin touché terre.  Je vois qu’il n’en est rien, peut-être parce que vous n’êtes, comme la reine d’Angleterre, qu’un paysan sur le papier qui ne tire  son revenu que de sa « responsabilité » politique et non des veaux, vaches, cochons et couvées dont il faut s’occuper.
           En conclusion, sachez néanmoins que la D.I.T a eu un résultat inverse à celui escompté qui était la réduction des inégalités en Europe et dans le monde et que la mondialisation prônée aujourd’hui et que vous défendez corps et âme malgré le désaveu français et hollandais est une bombe économique et sociale mondiale à retardement bien plus dangereuse que l’atome.
           Les Politiques dont vous faites partie sont devenus des irresponsables notoires souffrant non seulement de cécité et de surdité mais en plus du syndrome de la maladie d’alzheimer. Ils sont devenus très dangereux pour le genre humain et ils ressemblent à s’y méprendre au docteur Folamour.
           Les prochaines élections vont très certainement dépolluer une scène politique incompétente et corrompue par le pouvoir de l’argent des multinationales.
           L’avenir de l’Europe  ne devrait plus se jouer  avec le chant des sirènes que vous incarnez mais entre les dangereux chants nationalistes et  le chant des partisans.
Le premier, celui de Tony Blair et des mondialistes fera exploser l’Union Européenne.
L e second, celui des extrémistes fera imploser l’Europe.
Le dernier, celui des citoyens et des alter-mondialistes,  fera l’Europe économique et sociale.
 
Jean-Claude Désesquelles           Paysan et président de la coordination rurale de l’Oise.
 
P.S : Dans trente ans, le pétrole sera devenu si rare et donc si cher que seuls les multi-millionaires pourront s’offrir un voyage en avion. Airbus et Boeing auront licencié plus de 90% de leurs salariés, et l’Europe et les Etats-Unis seront l’égal de la Chine, de l’Inde et du Brésil avec 1 % de riches et 99% de pauvres.
Ce que la mondialisation nous offre, M.Vatanen, c’est le retour au moyen-age !
 Partout à travers le monde le commun des mortels l’a compris, pas vous ! 
Par J.C Désesquelles
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Mardi 22 novembre 2005
La « prime » est au paysan ce que  « L’APL » est à beaucoup.
Dans une Europe qui perd ses valeurs sociales ces aides sont des dues qui doivent perdurer tant que les revenus du travail seront insuffisants pour vivre décemment.
 
 Le paysan bénéficie de « primes » sous conditions.
Afin de mieux comprendre pourquoi il y a de moins en moins de jeunes agriculteurs, un parallèle sous forme de colonnes montre quelles conditions un bénéficiaire de « L’APL » aurait s’il était régit par les lois Européennes.
 
 
Jean-Claude Désesquelles                   président de la Coordination Rurale de l’Oise     CR60
 
 
 
 
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LE PAYSAN   D’AUJOURD’HUI                          LE MENAGE--- L’ETUDIANT
 
Baisse des prix des produits agricoles                    Baisse du pouvoir d’achat.
Réforme de la politique agricole commune.
de 200 euros à moins de 100 euros la tonne
De blé (cours mondial).
 
Revenu agricole insuffisant                                                 Revenu des ménages insuffisant
 
 
 
Compensations (primes)                                       Allocation pour le logement (A.P.L)
 
Réduction des compensations.                         Réduction de l’A.P.L
Même montant quelque soit la culture.        Même montant quelque soit la taille de
                                                                                                   L’appartement (studio ou F4).
 
Jachère de 10%                                                         laisser 10% de la surface de l’appartement
                                                                                                   Inoccupée.
                                                               ____________________________
 
Contrôle P.A.C à l’improviste                                Contrôle A.P.L à l’improviste
 
Vérification de la surface jachère                           Vérification de la surface inoccupée (S.I)
au mètre carré près.                                                             au centimètre carré près.
 
Vérification  si la jachère est entretenue.                 Vérification de la propreté de la S.I.
Conformément à la réglementation en
Vigueur.
 
CR60
 
 
 
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LE PAYSAN D’AUJOURD’HUI                                   LE MENAGE – L’ETUDIANT
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Vérification si les produits phytosanitaires          Vérification si les produits d’entretien utilisés
Utilisés sont homologués.                                              Sont homologués.                                             
 (produire les factures d’achat).                                      (produire les bons de caisse du magasin).
 
Vérification si les plantes cultivées font              Vérification si le type de revêtement de sol de la partie des espèces autorisées.                                  la S.I est homologué ( carrelage uniquement).
 
Vérification de l’achat de semences                                    Obligation de mettre 2 plantes vertes homolo-
Certifiées (semences fermières interdites).          guées sur la S.I dans un bac riviera unique-
                                                                                                    ment.
 
Vérification du plan de fertilisation.                                 Vérification des engrais utilisés sur les deux
(produire : analyse de terre                                          plantes.
                      bilan azoté                                                             (produire : composition du terreau
                      facture)                                                                                   facture)
 
 
 
Vérification de l’identification des animaux.        Vérification des animaux de compagnie.
(une boucle à chaque oreille                                               (un tatouage dans chaque oreille
 fiche d’identité)                                                                 pédigré, carnet de vaccination).
 
 
 
Vérification si dans l’armoire à pharmacie il n’y aurait pas de médicament ne se rattachant à  aucune ordonnance  (produire ordonnances) .
 
Si un animal n’a pas été déclaré à la naissance, veau, vache, porcelet, cochon, agneau, mouton, chien, chat, hamster, perroquet, tortue, serpent, crocodiles, migales,  etc…
Il y a abatage systématique de celui-ci.
 
Si refus les contrôleurs font intervenir, la police ou la gendarmerie qui eux peuvent faire intervenir les pompier ou un compagnie de C.R.S.
 
Il s’ensuit une interpellation qui peut finir par une peine de prison après avoir été  placé en garde à vue puis incarcéré et condamné.
 
 
 
 
 
Si le contrôleur n’a  trouvé aucune infraction, vous conservez vos primes ou votre A.P.L et vous n’aurez perdu que quelques heures, voire la journée entière.
 
Sinon, il vous en coûtera une réduction de tout ou partie des primes ou de l’A.P.L.
Je vous laisse imaginé la suite…
L’exploitation agricole dépose son bilan.
La famille se retrouve sans domicile fixe.
 
 
CR60
                                                                             
 
 
 
 
Quelques temps après…………
 
 
Contrôle à l’improviste du service de la protection des végétaux.
(appel téléphonique à 8 heures pour un contrôle à 9 heures)
 
2 contrôleurs arrivent à 10H30.
 
 
LE PAYSAN D’AUJOURD’HUI                                              LE MENAGE  --- L’ETUDIANT
 
 
 
Prise d’échantillons de feuille de colza.                        Prise d’échantillons  des feuilles d’une
                                                                                                                 des deux plantes vertes.
 
      Signature d’un procès verbal.
                Un double de l’échantillon, qu’il faut conserver au congélateur, nous est remis.
 
Un échantillon est envoyé au laboratoire pour analyse afin de rechercher si un produit non homologué a été pulvérisé  sur la plante.
 
Le résultat du test sera connu au bout de deux mois.
 
Si le test est positif,
 
Destruction du champs de colza                                     Destruction de la plante avec obligation de rachat.
 
Perte de tout ou partie de la prime.                                                   Perte de tout ou partie de l’A.P.L.
 
 
 
 
Contrôle du local de stockage des produits                    Contrôle du placard de stockage des
Phytosanitaires**.                                                                                Produits d’entretien**(soude : destop
                                                                                                                                                               acide : antitartre
                                                                                                                                                               eau de javel
                                                                                                                                                               insecticides.
                                                                                                                                                               lessives  etc…)
 
 
J-C Désesquelles   Président de la CR60
 
 
Par J.C Désesquelles
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Mardi 22 novembre 2005

COORDINATION RURALE DE L’OISE       CR60

 

LA  PREFERENCE COMMUNAUTAIRE C'EST PLUS D'EMPLOI !

LA MONDIALISATION C'EST PLUS DE CHOMAGE !

"La globalisation c'est privatiser les profits et mondialiser la misère!"

 
Depuis la réforme de la Politique Agricole Commune « P.A.C » et les contraintes de L’Organisation Mondiale du Commerce « O.M.C » le paysan européen doit vendre son blé au cours mondial et donc en dessous de son coût de production.
 
En contrepartie, il bénéficie d’une aide compensatrice partielle appelée à tort et péjorativement une prime.
 
Ainsi le paysan qui  vendait son blé au meunier 200 euros la tonne ne le vend plus aujourd’hui que 90 euros la tonne.
En parallèle et dans la même laps de temps, d’après le syndicat des boulangers,  le prix de la farine ne cesse d’augmenter et le prix du pain payé par le consommateur  a été multiplié par 4 (rappelez-vous le prix de la baguette à 1 franc).
Dans ce tour de passe-passe, le paysan et le consommateur sont en droit de savoir qui s’est enrichi sur leurs dos ; d’autant plus que les compensations sont payés par l’impôt.
 
Cette réforme n’a que des effets pervers et démontre :
Que le consommateur au contraire d’en profiter est doublement pénalisé (il paie les primes par l’impôt et paie le pain plus cher).
Que le paysan l’est triplement car en plus,  la compensation n’est que partielle à hauteur de 50%.
 
Aujourd’hui cette mondialisation qui n’a que le mot  « libérale » à la bouche  va contraindre de plus en plus les entreprises non seulement à s’approvisionner   en matière première importée à bas prix mais aussi en main d’œuvre bon marché.
 
Il n’y a pas une seule journée sans qu’on entende que le prix de la main d’œuvre est trop cher.
 
Le paysan comme l’ouvrier et maintenant le cadre voient leurs pouvoirs d’achat diminuer alors que les multinationales s’enrichissent grâce à l’ouverture totale des frontières et la suppression des taxes à l’importation.
 
Certains économistes tirent la sonnette d’alarme en démontrant que l’Europe et les U.S.A se « tiersmondialisent » et ils emploient des mots comme : « prolétarisation de la classe moyenne » et même : « suppression de la classe moyenne ».
Ce qu’il faut entendre par là c’est que l’on retourne au Moyen-Age, au temps des serfs et des Seigneurs.
 
Sur cette lancée, on est en droit de se demander si dans dix ans ce n’est pas l’Europe qui va demander son adhésion dans un premier temps à la Turquie, au Maroc, à la Tunisie, à l’Algérie, à l’Egypte et dans un deuxième temps, à l’Iran, l’Irak, l’Ethiopie, le Soudan, Le Ruanda, Le Tchad et la Mauritanie.
La main d’œuvre dans ces pays étant plus que bon marché le capitalisme débridé ne va plus savoir quoi faire de son argent dans un monde qu’il aura ruiné de son avidité.
 
La coordination rurale est contre la mondialisation et pour le retour à la préférence communautaire. Elle est aussi  contre les primes par le retour au prix rémunérateurs payés par les industriels.
 
 
Nous sommes tous dans le même bateau alors faisons tout pour ne pas qu’il coule.
 
 
Jean-Claude Désesquelles   président de la Coordination Rurale de l’Oise      CR60
Par J.C Désesquelles
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Mercredi 14 décembre 2005
 
 
 
Ces économies d’échelle qui vont nous faire tomber de haut !
 
 
 
Le leitmotiv de notre société de consommation est toujours de produire davantage à  moindre coût pour le « bienfait de tous ».
 
Cette idéologie a fait la richesse de notre vieille Europe.
 
Aujourd’hui  exportée dans les pays à faibles coûts salariaux et sociaux, elle va sonner le glas de notre continent et l’O.M.C  ne fera qu’en accélérer la descente aux enfers.
 
Pour lutter à armes inégales, il nous faut, dit-on, « grossir ».
 
La course aux agrandissements quelque-soit le secteur de l’activité économique s’est opérée chaque jour à grands coups de regroupements d’exploitations agricoles, de fusions de coopératives, de grandes entreprises nationales ou Européennes et d’O.P.A  en ce qui concerne les entreprises multinationales.
 
Pour conquérir de nouveaux marchés, ces grandes structures n’hésitaient pas de vendre à perte, à leurs nouveaux clients, afin de réduire la part des charges fixes sur chaque produit fabriqué en se gardant bien de ne pas réduire leur marge sur leur « chasse gardée » qu’ étaient leurs marchés «locaux ».
 
Ce système a vécu et cette «chasse gardée »  est devenue une immense zone de braconnage où les grosses structures n’ont plus d’autres choix que de quitter leurs repères pour s’en aller vers d’autres cieux, pensent-ils, plus propices à leurs affaires.
 
Les paysans s’en vont ou bien vers l’est de l’Europe ou bien au sud des Amériques. Les entreprises délocalisent de même.
 
A ce rythme, la France  deviendra, n’ayons pas peur des mots, un pays en voie de sous développement avec un taux de croissance économique négatif, un taux de chômage à deux dizaines voire cinq dizaines dans certaines zones de son territoire.
 
Le déficit hier de 1200 milliards d’euros, aujourd’hui de 2000 milliards d’euros atteindra 4000 miliards d’euros.
 
La Chine produira alors 80% des biens et équipements industriels mondiaux et l’Inde 80% des services.
 
Dans cette jungle, seules les petites structures pourront survivre en privilégiant les circuits courts tel la trituration à la ferme qui procurera le carburant pour les moteurs diesel ou la chaudière fuel et l’aliment pour les animaux ou pour la chaudière bois à travers une machine à granulés de 6mm.
 
La filière énergie industrielle doublement subventionnée quant à elle n’est faite que pour nous conduire davantage dans un processus d’intégration où  l’agriculteur sera devenu une bête de somme à qui on demandera toujours plus sans lui donner de quoi vivre si ce n’est survivre.
 
La filière lait en est l’exemple où avec la venue de la paye de lait l’éleveur est désormais considéré comme  l’ouvrier de la laiterie et non plus comme un chef d’entreprise  ayant comme client cette même laiterie.
Les coopératives font de même en nous facturant les produits que nous leur «vendons».
 
Aujourd’hui les agriculteurs qui sont déjà les ouvriers non rémunérés du crédit agricole, de la M.S.A, de groupama et pour certains d’entre eux de la coopérative,  sont au même titre que les ouvriers et employés de France et de Navarre, victimes de ces économies d’échelle qui ont fait de ces entreprises jadis à taille humaine où les salariés avaient encore un nom, des monstres employant des ouvriers ou ayant des adhérents numérotés qui mis sur la balance du rendement financier, se voient jeter selon le bon vouloir du conseil d’administration, obsédé par le chiffre du C.A.C 40,  dans le compte perte ou dans le compte profit.
 
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de faire des efforts supplémentaires.
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de faire un pas de plus pour sortir du tunnel.
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de gravir un échelon de plus sur cette échelle qui s’enfonce et qui risque, avec le surpoids de notre découragement,  dû aux  politiques technocratiques, dû aux nouvelles réformes des D.P.U et dû aux mises aux normes sans parler des contraintes toujours grandissantes de l’O.M.C,  de nous engloutir à jamais.
 
 
 
 
Jean-Claude Désesquelles   Président de la Coordination Rurale de L’Oise  CR60
 
Par J.C Désesquelles
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