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Communiqués de Presses "C.P"

Samedi 19 novembre 2005
Coordination Rurale Syndicat
Union Nationale

 BP 590 – 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31

N/Réf : FL/FB  05/08-49
 

COMMUNIQUE

 

Eau et agriculture : clarifions les eaux troubles

 
 
Début août, UFC Que Choisir présentait sa synthèse sur la gestion des ressources en eau, dans laquelle elle accuse les agriculteurs, de par leurs pratiques d’irrigation, d’être la cause du déficit d’eau en France.
 
La CR précise tout d’abord que sur le strict plan de la communication, les pourcentages par secteur annoncés ne sont pas ceux figurant dans le rapport de juillet 2005 de l’IFEN (Institut Français de l’Environnement, sous la tutelle du Ministère de l’Ecologie), où l’irrigation (14 % du total des prélèvements et 2,6 % du volume annuel des précipitations) figure derrière la production d’énergie thermique et nucléaire (55 %) et l’eau potable (19 %).
 
Par ailleurs, toutes les plantes, et particulièrement les forêts, consomment beaucoup d'eau. L'eau d'irrigation agricole ne représente que 4 % du volume d'eau évaporé par les cultures, et 2 % si l'on inclut l'ensemble de la végétation (forêts- espaces verts). En outre, les surfaces agricoles ont une bien meilleure capacité de réalimentation des nappes que les forêts. Le bétonnage et le bitumage des sols interdisent la réalimentation en détournant l'eau vers les rivières qui comme chacun le sait se déversent dans la mer.
 
UFC Que Choisir s’empare de ce qu’elle croit être la preuve de la culpabilité des agriculteurs irrigants, en montrant la corrélation entre les zones d’irrigation et les régions touchées par la sécheresse. Aurait-elle oublié que l’irrigation a justement pour fonction de compenser le manque de précipitation, et qu’il est donc bien normal que ces zones se recoupent ?
 
Nous ne pouvons que nous étonner du mépris d’UFC Que Choisir pour la nourriture saine, bon marché et de qualité, obtenue grâce à des paysans qui essaient d'utiliser au mieux ce moyen de production qu'est l'irrigation dans les régions où les précipitations sont mal réparties. Faut-il désormais que l'agriculture se recentre sur les régions du Nord de l'Europe, où il n'y a pas besoin d'irrigation parce que l'eau est pompée directement par les racines dans le sol ? Empêcher l’irrigation reviendrait à préparer la pénurie, les aliments de mauvaise qualité et à perdre la maîtrise de l'utilisation des engrais. Les consommateurs sont-ils prêts à payer beaucoup plus cher leur alimentation produite sans irrigation ?
 
La CR estime tout à fait infondées ces attaques et réfute les propos diffamatoires d’UFC Que Choisir, qui a semble-t-il décidé d’outrepasser son rôle de défense des consommateurs. Elle ferait mieux de s’intéresser aux prix anormalement élevés de l’eau en bouteille, de l’épuration et de l’eau potable (3 à 5 fois plus chère qu’en Espagne, pays réputé sec), plutôt que de demander aux politiques d’augmenter très fortement la contribution des agriculteurs, pour leur apprendre à mieux gérer les ressources. Mais une sage gestion de l’eau dans un monde qui laisse mourir de faim 25 000 êtres humains par jour, ne serait-elle pas de stocker une toute petite partie de l'eau pour la transformer en nourriture par le biais de l’agriculture, sachant que la consommation d'eau à quantité d'aliment produite est constante ? A bon entendeur, salut !
 
 

Le 12 août 2005 à 10 h 40

Par J.C Désesquelles
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Samedi 19 novembre 2005
Coordination Rurale Syndicat
Union Nationale

 BP 590 – 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31

 
N/Réf : FL/FB  05/06-45
 

COMMUNIQUE

 
 
REVENU AGRICOLE 2004 
La chute s’accélère
 
 
La Commission des Comptes de l’Agriculture de la Nation a présenté hier les résultats provisoires du revenu de l’agriculture pour l’année 2004.
 
La tendance est désormais trop visible pour rester ignorée : le revenu des agriculteurs est en baisse continue depuis les 5 dernières années, à raison de 2,5% par an en moyenne. Non seulement le nombre des paysans ne cesse de diminuer, mais cette restructuration permanente, néfaste pour une occupation harmonieuse du territoire, ne permet même pas de stabiliser le revenu de ceux qui restent.
 
Le revenu net par agriculteur en 2004 s’établirait provisoirement en recul de 3,7% par rapport à l’an dernier. Ce chiffre doit être appréhendé avec beaucoup de méfiance puisqu’on lit dans les statistiques que tous les secteurs de production enregistrent des baisses beaucoup plus conséquentes mais qu’elles sont en grande partie neutralisées par les +42% de la viticulture…
 
Ces chiffres sont une provocation manifeste pour les viticulteurs qui s’enfoncent toujours plus dans la crise et, de fait, voient leur revenu réel diminuer depuis plusieurs années. Ils masquent la réalité de l’évolution catastrophique d’une agriculture à la dérive qui ne permet plus de dégager suffisamment de valeur ajoutée pour faire vivre ses paysans.
Les consommateurs n’en profitent même pas alors qu’ils financent en tant que contribuables des aides conséquentes, mais insuffisantes pour compenser la perte de revenu créée et constamment aggravée par la PAC. C’est là que réside l’anomalie, qui consiste à faire profiter l’agroalimentaire et la distribution de prix ridiculement bas payés aux agriculteurs pour conforter leurs marges puisque les prix ne cessent paradoxalement d’augmenter à la consommation.
 
La Coordination Rurale a reformulé devant la Commission sa demande de présentation d’un bilan social en complément des chiffres du revenu de l’agriculture. L’emploi étant affiché comme  la grande cause nationale, il serait en effet normal que l’on chiffre toutes les pertes d’emplois agricoles, ainsi que les pertes indirectes qu’elles induisent.
 
 
 
Le 30 juin 2005 à 13 h 45
Par J.C Désesquelles
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Lundi 21 novembre 2005
discours mensonger sur les excédents agricoles prétendus de l’Europe et sur sa vocation exportatrice et de mener une politique d’indépendance alimentaire. Vous le savez : l’Europe accuse depuis des années un considérable déficit en protéines et elle ne disposerait pas d’une superficie agricole suffisante si on décidait enfin de combler ce déficit.
 
L’analyse étant faite, l’Europe se devrait alors de remettre en œuvre la préférence communautaire et de considérer que l’acte de production est plus important que l’acte d’échange : c’est lui qui crée la richesse comme on le constate aujourd’hui avec le spectre des délocalisations industrielles. L’Europe veut mener de façon conjointe une politique de croissance ? Il ne tient qu’à elle de commencer à re-dynamiser ses zones rurales car l’agriculture peut être un excellent moteur de la croissance. Il est scandaleux que beaucoup d’agriculteurs français gagnent moins de 80% du SMIC. Ces agriculteurs, s’ils retrouvaient un revenu décent par leur travail (et non par des primes) seraient de nouveau des consommateurs insérés dans la vie économique.
 
Enfin, l’Europe pourrait retrouver sa vocation humaniste en conduisant avec les pays en voie de développement un vaste mouvement mondial en faveur du respect de la souveraineté alimentaire des Etats. Il est urgent de travailler, dans le cadre de l’ONU (et non plus de l’OMC), à établir une paix commerciale indispensable pour obtenir une agriculture et un développement durable, seules réponses au scandale de la faim.
 
Quoi qu’il en soit, on voit bien aujourd’hui que les agriculteurs français sont de plus en plus livrés, malgré eux, aux effets néfastes de la mondialisation ultralibérale. Paradoxalement, ils subissent aujourd’hui une réglementation nationale tatillonne qui bride souvent leur capacité d’entreprendre. La CR estimait que le projet de LOA constituait une occasion unique pour rendre aux agriculteurs leur liberté de travailler, de vendre, de décider, de transmettre et aussi de vivre financièrement de leur travail.
 
C’est dans cet esprit qu’elle a soumis un certain nombre d’amendements à l’Assemblée Nationale, puis au Sénat. Ayant suivi vos interventions dans le cadre du débat qui a lieu à l’Assemblée Nationale, nous avons été surpris par certaines de vos positions et nous aurions aimé vous trouver à nos côtés lors de la discussion des amendements que nous avons présentés. C’est ainsi que nous déplorons que vous vous soyez clairement exprimé en faveur des CVO (Cotisations Volontaires Obligatoires) qui s’ajoutent aux charges déjà conséquentes des agriculteurs qui peinent à dégager un revenu. Nous pensons en effet que l’utilisation des CVO est loin d’être transparente et que l’intérêt général des projets financés n’apparaît pas toujours clairement. De la même manière, nous aurions aimé avoir votre soutien pour l’amendement que nous avons présenté en faveur de la libre commercialisation des huiles végétales pures entre producteurs d’oléagineux et éleveurs. Nous avons enfin été surpris de votre position contre l’ouverture à la libre concurrence de l’insémination artificielle.
 
Vous souhaitant bonne réception de cette lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, Monsieur le Député, en l’assurance de notre considération distinguée.
 
 
François Lucas
 
Président de la Coordination Rurale
Union Nationale
Par J.C Désesquelles
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Lundi 21 novembre 2005

 BP 590 – 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31

N/Réf : FL/FB  05/11-79
Auch, le 21 novembre 2005
 
Lettre ouverte à François Guillaume
Député de Meurthe et Moselle, Ancien Ministre de l’Agriculture
 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Député,
 
Nous avons pris connaissance avec attention de vos diverses interventions dans le cadre du débat qui s’est tenu récemment sur la Loi d’Orientation Agricole à l’Assemblée Nationale ainsi que de votre position dans le débat sur la transparence des aides PAC (cf. article de l’Est Républicain du 5 novembre 2005).
 
Tout d’abord, nous partageons votre analyse quand vous rappelez que personne ne s’interrogeait sur le fait de savoir si les gros agriculteurs gagnaient plus que les petits quand les prix permettaient de vivre. C’est précisément parce que la Coordination Rurale a fait cette analyse dès 1992, avant même de se constituer en syndicat en 1994, qu’elle a violemment rejeté la réforme Mac Sharry qui mettait fin aux prix rémunérateurs et engageait l’agriculture dans les voies hasardeuses où nous sommes encore totalement englués aujourd’hui. Cette orientation était largement annoncée dans le Xè plan, publié en juillet 1989, dans le chapitre sur l’agriculture, « l’agriculture face à son avenir ».
 
Pour autant, nous ne vous suivons pas dans vos propositions pour la dégressivité et le plafonnement des aides. Le problème à notre sens n’est pas aujourd’hui l’aménagement d’un système qui est condamné d’avance. Le mal est fait aujourd’hui et nous ne voyons pas d’autre issue que de défaire tout ce qui a été fait depuis 1992 afin de retrouver la maîtrise de nos marchés agricoles dans un cadre européen restauré. C’est à cette nouvelle orientation de la PAC que nous allons consacrer notre prochain congrès national : « Pour une PAC du XXIè siècle. »
 
Le problème principal de la PAC vient à notre sens du sacrifice de la préférence communautaire qui a été faite sur l’autel de l’OMC. La réforme de la PAC à mi-parcours décidée en 2003 a d’ailleurs été présentée sans ambiguïté comme rendue nécessaire pour se conformer aux exigences de l’OMC.
 
Nous estimons que cette réforme sera très néfaste. La décision du découplage est calamiteuse : elle constitue une insulte au monde paysan, réduit à être subventionné pour occuper les « multifonctions » d’entretien du paysage alors que son métier et sa vocation sont avant tout de nourrir la population. L’Europe commet là une erreur impardonnable et prend des risques majeurs pour sa sécurité alimentaire. Cette erreur est d’autant plus incompréhensible que les Etats-Unis nous ont précédé dans cette voie en 1988 avec le Fair Act qu’ils ont rapidement abandonné parce qu’il avait effondré les prix agricoles et ruiné bon nombre de fermiers.
 
Nous estimons pourtant que la PAC peut encore et toujours être réformée, voire même refondée en revenant à ses principes fondateurs. L’urgence principale est d’arrêter de relayer le
Par J.C Désesquelles
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Mardi 13 décembre 2005

 BP 590 – 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31

N/Réf : FL/FB  05/12-90
Auch, le 13 décembre 2005
 
Lettre ouverte sur l’OMC
adressée aux organisations agricoles du monde
 
 
Depuis sa création, notre syndicat propose de réfléchir à une nouvelle organisation mondiale des agricultures, afin d’offrir une alternative à la vision mondialiste extraordinairement réductrice de l’OMC, qui prétend que la liberté des échanges garantit la croissance pour tous. Ce postulat partout clamé par les ultra-libéraux est visiblement une contrevérité, puisque la politique d’ouverture des frontières menée maintenant depuis des décennies est loin d’avoir diminué le fossé abyssal qui continue de s’élargir entre les pays développés et les pays les plus démunis de notre planète. Le scandale de la faim continue d’être la honte absolue de l’humanité.
 
Nous pensons qu’il est urgent de refonder les politiques agricoles conduites dans le monde. Celles-ci sont indispensables et elles ne sauraient être réduites à devenir les variables d’ajustement des négociations commerciales internationales. L’agriculture est trop souvent considérée comme un obstacle aux accords ou une monnaie d’échange pour conclure ceux-ci au bénéfice des multinationales des industries ou des services, alors qu’historiquement elle a constitué le fondement du développement économique des pays développés. Aujourd’hui encore, environ la moitié des habitants de notre planète sont agriculteurs. Ils représentent même 80% de la population des pays les plus défavorisés. Nous affirmons qu’il n’y aura pas de développement des pays pauvres sans une agriculture prospère.
 
Notre syndicat plaide depuis 1992 pour un retour aux objectifs initiaux de la PAC (Politique Agricole Commune de l’Europe) et notamment pour la mise en œuvre de la préférence communautaire. Cette demande ne correspond en aucune sorte à un repli frileux sur le passé ou à une position égoïste des agriculteurs européens, bien au contraire. Ce qui est bon pour l’agriculture européenne est tout aussi favorable pour les agricultures du monde.
 
La seule issue pour sortir des perturbations considérables qu’une mondialisation sans régulation importe dans l’Europe agricole, en raison des spécificités de l’agriculture, est que toutes les organisations agricoles du monde exigent l’Exception Agriculturelle à l’OMC.
 
A la veille de la reprise des négociations du cycle de Doha qui auront lieu à Hong-Kong, il serait très significatif que la majorité des organisations agricoles du monde s’unissent pour faire contrepoids aux idéologies libre-échangistes. Elles doivent demander qu’un mandat extraordinaire soit confié à l’ONU pour restaurer la prééminence de la politique sur le commerce.
 
Muni de cette autorité l’ONU, s’appuyant sur la FAO, veillera, par la contrainte si nécessaire, au respect de la souveraineté alimentaire des Etats. Depuis 1993 la CR affirme que l’ONU, gendarme du monde, doit faire régner la paix alimentaire, incompatible avec la logique de l’OMC qui n’est qu’une « organisation commerciale du monde » .
 
Ses principaux objectifs seraient :
·        D’imposer l’Exception Agriculturelle à l’OMC ;
·        De mettre en œuvre la lutte contre la faim et la misère, avant tout par la bonne coordination des politiques agricoles en faveur du respect de la souveraineté alimentaire des Etats. Les politiques d’aides doivent être considérées comme des moyens complémentaires et ne doivent plus tenir lieu de politique en soi ;
·        De favoriser le commerce équitable ;
·        De permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail grâce à des prix de vente de leurs produits supérieurs à leurs prix de revient en :
o       définissant pour certains produits des prix minimum équitables,
o       permettant aux Etats, ou aux marchés communs à plusieurs nations définissant entre elles une zone de libre-échange, de se protéger contre des importations à des prix inférieurs à leurs prix intérieurs. Il ne s’agit pas de faire du protectionnisme, mais de laisser aux Etats ou groupe d’Etats, la possibilité de réguler le marché en fonction des besoins de leur population ;
·        D’envisager des accords pour organiser certaines productions, pouvant aller si nécessaire jusqu’à des quotas par pays ;
·        De prendre en charge une gestion commune de l’aide alimentaire et des stocks ;
·        D’établir une paix commerciale nécessaire pour obtenir une agriculture et un développement durables ;
·        D’établir certaines règles à respecter dans le domaine environnemental, notamment s’accorder pour interdire l’usage de certains pesticides dangereux ;
·        De défendre nos ressources naturelles et nos moyens de production (sol, eau, semences, etc.) afin de ne pas compromettre le développement des générations futures.
 
Comme le disait M. Mamadou Cissokho, un de nos amis du Sénégal, lors de notre IXème Congrès en 2002 : « On nous a toujours mis dans le débat pour réagir sur ce que les autres pensent. Il est temps que nous mobilisions les autres sur ce que nous pensons » et « Les paysans d’ici et d’ailleurs ne travaillent pas pour faire disparaître d’autres paysans mais pour gagner leur vie et élever normalement leur famille »
 
 
Affirmons aujourd’hui avec force ce que nous pensons,
Arrêtons de nous laisser  opposer dans une compétition fratricide,
Demandons tous l’Exception Agriculturelle à l’OMC.
 
 
 
François Lucas
 
Président de la Coordination Rurale
Union Nationale
Par J.C Désesquelles
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Jeudi 15 décembre 2005
COMMUNIQUE
 
REVENU 2005 DES AGRICULTEURS EN CHUTE LIBRE
L’élimination des paysans va s’accélérer
 
La ferme France se déleste tous les ans d’un grand nombre de ses agriculteurs mais malgré cela elle ne parvient plus à stopper la baisse continue du revenu de ses paysans et ce pour la septième année consécutive.
 
En 2004 le biais des estimations statistiques du revenu agricole intégrait en effet une hausse surréaliste et provocatrice du revenu de la viticulture de 42%, déguisant ainsi en baisse déjà sérieuse la dégringolade réellement entamée.
 
Aujourd’hui il faut payer la facture du réalisme et les statistiques ne peuvent plus mentir ; le chiffre tombe telle une massue : le revenu des agriculteurs en 2005 s’effondre de près de 20% par rapport à celui de l’an dernier !
 
L’horizon des campagnes est obscurci, les vocations agricoles étouffées et même les plus optimistes des agriculteurs installés désespèrent :
-          Dans la meilleure des hypothèses et en l’absence de l’Exception Agriculturelle les négociations de l’OMC ne feront que confirmer la chute du revenu agricole.
-          Les effets de la nouvelle Politique Agricole Commune destructeurs de revenu ne font que commencer à se faire sentir puisqu’il y a encore à venir – 4% puis – 5% de réduction des aides européennes en 2006 et 2007 sans compter les prélèvements sur les Droits à Paiement Unique en 2006.
-          L’inflation du coût de l’énergie, les charges engendrées par la normalisation ou la conditionnalité européenne des aides vont aussi poursuivre l’érosion de la rentabilité agricole.
-          Et ce n’est pas la création du fonds agricole ni le recours accru aux cotisations volontaires obligatoires suggérés par la toute prochaine Loi d’Orientation Agricole qui seront la bouée de sauvetage qu’attendaient les paysans français.
 
C’est la faillite totale de 20 ans d’erreurs de politique agricole et le mal est profond. La Coordination Rurale alerte solennellement le gouvernement et le Président de la République sur le risque d’explosion sociale et de déstructuration irrémédiable de notre agriculture.
Nos campagnes sont atteintes dans ce qu’elles ont de plus précieux : la foi des agriculteurs en l’avenir. Eux qui n’ont jamais reculé devant l’obstacle parce qu’ils se sentaient soutenus sont maintenant saisis par le doute et la crainte de la ruine.
 
Dès 1992 les agriculteurs de la CR l’avaient affiché au bout de leurs champs :
« Pas de pays sans Paysans ».
 

 

Le 15 décembre 2005 à 11 h 55

 

Par J.C Désesquelles
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Lundi 19 décembre 2005
COMMUNIQUE
 
Sommet OMC et sommet de l’UE :
L’agriculture en sursis
 
 
Les accords de ce week-end obtenus « à l’arraché » à Hong-Kong et au sommet européen de Bruxelles ne sont pas une bonne nouvelle pour les agriculteurs.
 
Les dirigeants européens, qui se félicitent d’une Politique Agricole Commune apparemment garantie dans son principe et son financement jusqu’en 2013, devraient s’inquiéter de ce qu’il en adviendra ensuite. Si pour la classe politique cette échéance semble lointaine, pour les agriculteurs c’est demain. Ceci est d’autant plus vrai que l’accord de Bruxelles laisse planer un sérieux doute sur la possibilité d’atteindre cette date sans retomber dans les marchandages de budget agricole à l’occasion du réexamen des dépenses de l’UE prévu par ce même accord en 2008 ou 2009.
 
La conclusion de Hong-Kong marque, hélas, un pas de plus vers l’ultralibéralisme appliqué à l’agriculture. L’OMC n’a pas reconnu le droit des  agricultures à s’organiser et à se protéger ni le droit souverain des pays à gérer leur propre alimentation.
 
L’Exception Agriculturelle réclamée par les peuples n’a pas été reconnue par la poignée de négociateurs aveuglés par le mirage des progrès supposés du libre échangisme dont le résultat visible est cependant accablant : la faim et la misère ne font que progresser et alimenter les conflits. Elles poussent les plus pauvres vers l’émigration pour tenter d’échapper au sort que leur  réservent les marchands qui veulent diriger le monde.
 
La Coordination Rurale constate que les concessions de l’UE à Hong-Kong signent la fin de la prétendue vocation exportatrice de l’agriculture européenne tant mise en avant par la France et qui a placé l’Europe en situation d’accusée lors des négociations.
 
Si l’UE veut garder son agriculture après 2013, il lui revient maintenant de préparer d’urgence son plan B pour une véritable PAC du XXIème siècle basée sur la préférence communautaire et le rééquilibrage de ses productions - moins de céréales et plus d’oléoprotéagineux - et intégrant la nécessaire autonomie  énergétique de son agriculture. Cela ne lui sera  possible qu’en affirmant son droit à l’autosuffisance alimentaire et en reconnaissant le droit des agriculteurs à vivre du fruit de leur travail et donc à vendre leurs productions à des prix rémunérateurs.
 

 

Le 19 décembre 2005 à 15 h 40

Par J.C Désesquelles
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Vendredi 10 février 2006
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
NRéf : 06/02-07
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
OGM : Une accélération sans visibilité
 
 
Alors que les premiers essais de culture de maïs OGM en plein champ remontent à 1991, voilà quinze ans, le projet de loi sur les OGM, élaboré en catimini, qui vient d’être adopté en Conseil des Ministres révèle les carences des gouvernements successifs dans la gestion de cet important sujet. L’Etat s’est contenté de laisser aux firmes semencières privées le soin d’expérimenter et d’évaluer ces OGM sans assumer son évidente responsabilité.
 
Alors qu’il ne s’est toujours pas donné les moyens d’apprécier scientifiquement et objectivement les impacts et les risques de ces transformations génétiques, il propose une loi qui organise la cohabitation entre les cultures OGM et non OGM en exonérant de manière surprenante la responsabilité des semenciers, auteurs de ces manipulations et donc producteurs du risque. Celle-ci est transférée aux agriculteurs qui cultiveront les OGM, même si cette « responsabilité sans faute » sera couverte par un fonds d’indemnisation qu’ils financeront eux-mêmes ! …
 
Preuve de l’ignorance des risques potentiels, notamment dus à la dispersion naturelles des pollens, la loi vise la seule responsabilité vis-à-vis du risque économique de pollution d’un lot authentique sans évoquer tous les risques bien plus graves encourus en matière d’environnement et de santé publique On ne saurait mieux dire que l’on avance dans l’inconnu en piétinant le principe de précaution.
 
Alors que l’immense majorité des Français, producteurs y compris, attendent une réglementation qui permette de garantir rapidement un retour à des produits garantis à 100% sans OGM, il s’agirait, avec cette loi, de s’habituer à considérer comme normale une pollution consentie et généralisée qui ne fera que croître. Il s’agit en fait de donner un grand coup d’accélérateur en faveur des OGM alors qu’il n’y a aucune visibilité.
 
Hasard du calendrier, au moment même où le gouvernement présente son projet de loi sur les OGM, l’OMC met l’Union Européenne en demeure de se mettre en conformité avec ses obligations commerciales internationales, en levant ses moratoires sur les OGM des pays tiers. L’intrusion brutale et inopportune de l’OMC dans un débat qui concerne d’abord et avant tout les producteurs et les consommateurs européens (qui, dans une très grande majorité, ne veulent pas consommer d’OGM) prouve une fois de plus que l’OMC n’a rien à faire dans l’agriculture. La revendication ancienne et fondamentale de la CR en faveur de « l’Exception agriculturelle » trouve ici encore une nouvelle justification.
 
 
Le 10 février 2006 à 12 h 35
Par CRUN
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Dimanche 5 mars 2006
Coordination RuraleSyndicat
Union Nationale
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E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
NRéf : FL/FB – 06-03-21
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
La CR saisit la FNSEA, l’AGPB, l’AGPM et la FOP
sur la question de l’obtention végétale
 
 
La Coordination Rurale vient d’écrire à la FNSEA, l’AGPB, l’AGPM et la FOP au sujet d’un projet de loi visant à renforcer les droits des obtenteurs de semences au détriment des droits des agriculteurs. Ce projet de loi, récemment adopté par le Sénat, sera prochainement discuté à l’Assemblée Nationale, vraisemblablement au cours du printemps prochain.
 
Dans cette lettre, la CR fait part de ses regrets de ne pas avoir trouvé ces 4 syndicats à ses côtés pour tenter d’empêcher l’adoption par les députés, par la procédure d’urgence activée le 23 février dernier, de deux lois concernant également l’obtention végétale, composées chacune d’un article unique. L’une d’elles a pour effet de rallonger de 5 ans la durée de protection de certaines variétés végétales. Elle déplore que les députés aient adopté ce texte de circonstance pour favoriser les intérêts très privés de quelques obtenteurs au détriment de l’intérêt général des agriculteurs.
 
Toutefois, l’enjeu principal concerne le projet de loi actuellement étudié à l’Assemblée Nationale qui met en cause le statut des semences fermières. Celles-ci représentent aujourd’hui environ 60 % de la production de céréales à paille, 55 % des protéagineux, 30% du colza et 25 % des pommes de terre.
 
Par ce courrier la CR appelle donc ces 4 organisations à rejoindre l’action de tous les autres syndicats, pour exiger de l’ensemble des députés que soit maintenue la garantie pour les agriculteurs de garder leur entière liberté de choix entre les semences certifiées et les semences de ferme.
 
Aucun agriculteur, et a fortiori aucun de leurs représentants, ne peut admettre, ne serait-ce que sur le plan de l’éthique, que l’utilisation des semences de ferme soit considérée comme « dérogatoire », ainsi que le mentionne le projet de loi actuel. En effet, la possibilité pour l’agriculteur de ressemer sa récolte est un droit immémorial bien antérieur au droit des obtenteurs. Les obtenteurs ne doivent pas oublier qu’ils ont bénéficié du considérable travail de sélection fait bien avant eux et pendant plus de 10 000 ans par les agriculteurs.
 
 
Le 10 mars 2006 à 11 h 45
Par J.C Désesquelles
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Jeudi 6 juillet 2006
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Primes animales : le Ministère doit assumer ses responsabilités
 
 
En 2005, les éleveurs ont déposé beaucoup de demandes de « Prime Spéciale Bovins Mâles » (PSBM) découplée à 100% dès 2006, entraînant un dépassement important du stabilisateur « animaux » imposé par Bruxelles. La sanction se traduit par une diminution d’environ un cinquième du nombre d’animaux primés par exploitation avec la même incidence sur la prime de « complément extensification ».
 
L’ampleur de cet afflux de demandes s’explique par l’inquiétude suscitée par la réforme de la PAC de juin 2003, complexe à l’excès et imposée aux agriculteurs sans qu’ils puissent la comprendre. Il appartenait au Ministère d’anticiper ce risque de pénalisation collective en prenant les mesures qui s’imposaient pour l’éviter a posteriori.
 
A cette très désagréable surprise pour les éleveurs s’ajoutent les retards croissants du versement des aides par l’Etat indigent, qui doit cesser de se dérober à ses obligations et régler ce qu’il doit pour ne pas augmenter les difficultés croissantes de trésorerie des éleveurs.
 
Face à l’inflation de paperasses et de contrôles qui submerge les paysans pour percevoir des aides en diminution, la CR rappelle sa demande de découplage total des aides PAC dans l’immédiat. A terme, bien avant 2013, il convient de changer radicalement la politique agricole de l’UE pour sauver les agriculteurs et préserver les espaces qu’ils occupent.
 
 
 
 
Le 05 juillet 2006 à 16 h 30
Par J.C Désesquelles
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