Images aléatoires

Samedi 19 novembre 2005
 L’Organisation
des
Producteurs de Lait

 

 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 84 92 17 62
e-mail : o.p.l@wanadoo.fr
 
 
Réf. : 05/09-05
 

COMMUNIQUE

 

Lait : Comment la FNPL a encore piégé les producteurs

 
 
Encore un accord de dupes ! En effet, après plusieurs semaines de silence, l’interprofession laitière (CNIEL) a été bousculée pour qu’un accord sur le prix du lait soit enfin trouvé.
 
La FNPL se réjouit de cette énième baisse alors que les producteurs manifestent leur mécontentement (notamment la FRSEA de Bretagne au SPACE). Ils jugeront de la manière dont ils sont défendus au sein de l’interprofession… Ainsi, l’aide laitière directe censée aider les producteurs va être intégralement récupérée par les laiteries.
 
Les éleveurs totalement étranglés ne peuvent plus subir une autre baisse de leur revenu.
 
Il est urgent que les producteurs laitiers soient efficacement et réellement soutenus.
 
L’Organisation des Producteurs de Lait exige son entrée immédiate au sein du CNIEL.
 
 
 
Le 14 septembre 2005 à 16 h 30
 
 
 
 
Contact : Jean-Louis Naveau 06 82 92 23 73
Jean.louis.naveau@wanadoo.fr
par J.C Désesquelles publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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Samedi 19 novembre 2005
L’Organisation
des
Producteurs de Lait

 

 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 84 92 17 62
e-mail : o.p.l@wanadoo.fr
 
 
Réf. : 05/08-04
 

COMMUNIQUE

 

Désarroi des producteurs de lait

 
 
Le 12 juillet dernier, l’interprofession laitière (CNIEL) n’a pas pu trouver d’accord sur le prix du lait à la production pour le 3° trimestre 2005. Le lait payé aux producteurs reste donc bien en dessous des coûts de production. Ainsi, le prix du litre de lait en juillet est de 0,268 € (1,75 F). Ce prix est, en valeur nominale, inférieur à celui de 1984, alors que les charges sont bien de 2005 ! En 20 ans, le SMIC brut a plus que doublé (+ 130 %) en francs courants, alors que le prix du litre de lait a perdu 15 % ! On comprend mieux, au vu de ces chiffres, la détresse croissante des éleveurs laitiers.
 
Or, le contexte économique ne justifie en rien un maintien du prix du lait à la production aussi bas. En effet, la demande mondiale en lait et les prix à la consommation se maintiennent et 70% du lait est bien valorisé par les entreprises. Seul le tiers du lait produit, dit « industriel », est confronté à une situation plus difficile. Par ailleurs, le prix de revient à la production ne cesse d’augmenter : + 30% pour le gasoil en 1 an, + 20% pour les engrais, sans parler des cotisations des centres d’insémination, du contrôle laitier et autres structures diverses et variées, qui n’ont en ligne de mire que leur propre rentabilité.
 
Les trésoreries des producteurs qui ont jusqu’alors réussi à survivre, s’amenuisent. Ceci est révélateur du manque d’efficacité et de crédibilité du CNIEL, où les producteurs sont totalement déconsidérés par ceux qui prétendent les représenter. En outre, la confiance des producteurs laitiers envers leur laiterie s’étiole, notamment lorsque celles-ci ne respectent même pas les accords interprofessionnels qu’elles ont signés à travers leur fédération. Ce comportement vis-à-vis des producteurs, sans lesquels les laiteries n’existeraient pas, est inadmissible.
 
L’OPL rappelle que sa demande d’entrée au CNIEL a été refusée, et réclame la mise en place d’un accord rapide sur le prix du lait, qui soit enfin cohérent et juste pour les producteurs. Il est urgent que nos élus prennent enfin conscience de cette situation catastrophique. L’OPL rappelle enfin que les cotisations syndicales, prélevées par de nombreuses laiteries sans en informer les producteurs, sont facultatives. Au moment où les économies sont indispensables, les producteurs ont tout intérêt à supprimer les dépenses superflues.
 
 
Le 10 août 2005 à 14 h 40
 
 
Contact : Jean-Louis Naveau 06 82 92 23 73
Jean.louis.naveau@wanadoo.fr
 
par J.C Désesquelles publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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Vendredi 11 novembre 2005
Coordination Rurale Infos de septembre 2005
 
A qui profite la baisse du prix du lait chez le producteur ?
POUR COMPRENDRE :
Il est défini par la laiterie un prix de base du lait suivant sa qualité bactériologique ainsi que sa richesse en matières grasses et matières protéiques.
Ce prix de base correspond à un lait «propre» contenant 38 grammes de matières grasses (MG) et 32 grammes de matières protéiques (MP). Par exemple, en juillet 2004, sur une exploitation du Cantal (Châtaigneraie), ce prix de base était fixé à 1,813 F/litre (soit 0,276 euros/L). Un lait moins riche en matières grasses sera payé moins cher, près de - 0,02 F/gr de Matière Grasse (pénalité) (soit 0,003 euros).
LA MATIERE GRASSE EST VALORISEE PAR LES LAITERIES
ET LES TRANSFORMATEURS POUR FAIRE DU BEURRE !

Les normes de teneur en matière grasse (MG) ne sont pas les mêmes pour le lait commercialisé et pour le lait sorti de la ferme. Ainsi, le lait entier vendu dans le commerce est à 36 gr de MG/ litre au lieu des 38 gr
minimum imposés aux producteurs laitiers. Pour le consommateur, le lait demi-écrémé‚ (80% du lait consommé‚ en France) est plus cher que le lait entier ! Là réside tout le paradoxe : on pénalise les producteurs s’ils produisent moins de matière grasse alors qu’il faudra de toutes façons en retirer une partie (2 gr par litre = 38 gr - 36 gr), récupérée par les industriels qui ensuite la valorisent, notamment en la transformant en beurre !
 
Prix au producteur en fonction du taux de matière grasse (juillet 2004)
Lait entier 
(38 gr de MG)
 Lait demi-écrémé
 (16 gr de MG)
 Lait écrémé
 (environ 3 gr de MG)
0,276 euros 
(1,813 F)
 0,22 euros  
(1,44 F)
0,162 euros
  (1,064 F)
 
Prix à la consommation constaté à Aurillac le 18 septembre 2004
Lait entier 
(36 gr de MG) 
Lait demi-écrémé (16 gr de MG)
Lait écrémé 
(environ 3 gr de MG)
0,92 euros  
(6,01 F)
 0,94 euros 
 (6,16 F)
 0,74 euros 
 (4,85 F)
Comme vous pouvez le constater, la matière grasse permet de spéculer sur :
  • une 1ère fois : le producteur pénalisé si son lait n’est pas au moins à 38 gr/litre.
  • une 2ème fois : le consommateur qui paye plus cher un lait moins riche en matière grasse.
  • une 3ème fois : le consommateur (encore !) qui achète de la matière grasse transformée comme le beurre. Nous vous laissons apprécier le prix du beurre que vous achetez !
  • une 4ème fois : les victimes qui sont autant les producteurs que les consommateurs car les aides laitières aux producteurs, financées par nos impôts, sont récupérées par les laiteries et les transformateurs qui ne répercutent pas à la consommation la baisse du prix du lait.
ÉVOLUTION DU PRIX DU LAIT CES DERNIÈRES ANNÉES :
PRIX DU LITRE DE LAIT PAYÉ AU PRODUCTEUR
 (38 gr de Matière Grasse par litre)

réf INSEE indice national par rapport réf régional 2004 prix Laiterie régionale.
1er semestre 2000  1er semestre 2001 1er semestre 2002 1er semestre 2003 1er semestre 2004
0,275 euros 
 (1,80 F)
0,291 euros
  (1,91 F)
 0,286 euros
  (1,88 F)
0,281 euros
  (1,84 F)
  0,266 euros  
(1,74 F)
PRIX DU LAIT ENTIER PASTEURISÉ ACHETÉ DANS LE COMMERCE
Source INSEE moyenne nationale
1er semestre 2000  1er semestre 2001 1er semestre 2002  1er semestre 2003  1er semestre 2004
0,928 euros 
 (6,09 F)
 0,976 euros
  (6,41 F)
 1,010 euros
  (6,59 F)
 1,016 euros 
 (6,66 F)
 1,028 euros 
 (6,74 F)
Les consommateurs ne profitent pas de la baisse du prix !
  • Pour le producteur : moins 8,6 % depuis 2001 et ce, sans compter l’inflation !
  • Pour le consommateur : plus 10,8 % en 4 ans, avec une augmentation chaque année, même quand le prix à la production baisse !
A VOUS DE JUGER ! OÙ VA LA DIFFERENCE ?

 

par J.C Désesquelles publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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