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Présentation

Organisation des producteurs de grains "O.P.G"

Mercredi 28 novembre 2007
Coordination Rurale
Union Nationale
L’Organisation des Producteurs de Grains
Premier Syndicat d’agriculteurs, producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux
 
 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : FL/FB - 07-11-82
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Europe : les ministres finissent de liquider la PAC
 
 
Le Conseil des Ministres de l’agriculture européen vient de proposer la levée des droits de douane sur
les importations de céréales.
 
Cette proposition, dont l’objectif serait de diminuer les prix des céréales européennes, continue de
creuser la tombe de l’agriculture communautaire. De cette manière l’Union européenne tente de
récupérer un accord à l’OMC en donnant à nouveau des preuves de son engagement ultralibéral.
 
 
Au lendemain du bilan de santé de la PAC qui a montré un dérèglement manifeste et grave de
l’agriculture européenne, cette mesure risque d’accentuer l’anarchie sur les marchés de matières
premières essentielles que sont les céréales.
 
La CR et l’OPG demandent au gouvernement français de ne pas s’inscrire dans ce consensus qui
constitue une entorse supplémentaire à la conception de la « préférence communautaire », sans
laquelle ne peut exister une réelle politique agricole commune.
 
Il est temps pour l’Europe de reprendre en main l’organisation des productions et des marchés
agricoles dans un monde désormais confronté à la pénurie alimentaire. Les enjeux sont sanitaires
et politiques : il en va de la sécurité alimentaire des populations et de la souveraineté politique de
l’Europe.
 
Les responsables européens ne doivent pas avoir la naïveté de croire que cette levée des droits de
douane est temporaire. Avant d’aggraver un peu plus notre dépendance alimentaire, ils seraient
aujourd’hui bien inspirés de réfléchir au propos de Georges Bush à l’adresse de son pays :
« Une nation qui peut nourrir sa population est une nation en sécurité »… »…
 
 
 
 
Le mercredi 28 novembre 2007 à 10 heures
 
 
Contact presse : Christophe Lefebvre
06.75.52.11.26.
Par J.C Désesquelles
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Samedi 2 février 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Les agriculteurs n’ont pas à assurer le risque OGM
 
La Coordination Rurale est choquée par les amendements à la loi OGM déposés mardi par la Commission 
des affaires économiques du Sénat visant à instaurer un fonds d’indemnisation pour les dégâts causés par 
les OGM. Ce fonds serait alimenté par des agriculteurs ayant cultivé des OGM.
La CR, syndicat représentatif d’agriculteurs, totalement indépendant de toute organisation économique, 
réfute énergiquement l’affirmation du rapporteur de cette loi selon laquelle cet amendement proviendrait de 
«la profession agricole». D’ailleurs le rapporteur a omis d’entendre l’avis de la Coordination Rurale sur 
l’ensemble de ce projet.
Ce n’est pas aux producteurs de prendre la responsabilité du risque OGM en lieu et place des assureurs qui 
refusent, pour l’instant, d’assurer un risque qu’ils n’identifient pas précisément.
La CR est donc opposée à la mise en place d’un tel fonds. Imaginerait-on des concessionnaires 
automobiles obligés d'alimenter un fonds de garantie pour couvrir les conséquences  des défauts des 
voitures mal fabriquées par leur constructeur ? De la même manière que cette responsabilité incombe au 
fabricant automobile, elle devrait en matière d’OGM incomber aux sociétés semencières.
Pour la CR cette proposition va à l’encontre de l’objet de la loi elle-même qui veut organiser la coexistence 
des filières. Si cette coexistence est possible, alors pourquoi prévoir un fonds d'indemnisation ?
 
 
Le vendredi 1er février 2008 à 14 h 45
Contact presse : Jacques Commère
06 74 44 02 06
jacques.commere@opg.fr
Par J.C Désesquelles
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Lundi 28 septembre 2009


COMMUNIQUE

 

Bioéthanol : face au déficit des distilleries,

tous les céréaliers pourraient être mis à contribution ?

 

Devant le fiasco de la production d’éthanol, avec entre autres un désengagement de l’Etat qui avait été annoncé dès 2005 (*), les promoteurs des biocarburants sont à l’affût d’un soutien économique pour faire face aux monstrueux investissements entrepris.

 

Les agriculteurs qui n’avaient pas bien compris « la contractualisation positive » en ont été pour leur frais : ils se sont engagés pour cinq ans à fournir des grains à un prix décoté aux néo « agro pétroliers ». Ce sacrifice exigé des producteurs ne permet même pas de satisfaire leur conscience puisque les économies sur les gaz à effet de serre sont loin d’être confirmées.

 

Par contre, les nouveaux livreurs de grains ne se bousculent pas aux ponts-bascules et les distilleries doivent s’approvisionner au prix du marché. Malgré les très faibles cours actuels des céréales, les distilleries tournent dans le rouge.

 

La récente idée scandaleuse des responsables de la filière serait de créer une taxe - Cotisation Volontaire Obligatoire (CVO**) - à la charge de tous les producteurs de céréales pour équilibrer les comptes des distillateurs.

 

Honteux et déontologiquement attaquable. A quel titre, l’ensemble de la profession irait-il combler des dettes correspondant aux errements de certains responsables, alors que ceux-ci avaient été parfaitement prévenus de ce risque aussi évident qu’énorme. Ici comme en toute circonstance doit s’appliquer l’adage : « qui casse paie ».

 

Si un syndicat souhaite affirmer sa volonté de faire soutenir par ses adhérents les filières d’utilisation des grains à des fins non alimentaires, c’est son droit, mais par contre, il n’a pas à engager l’ensemble de la profession dans cette voie.

 

Il serait quand même incohérent que les pouvoirs publics, qui ont bien réalisé ce fiasco et font marche arrière sur le dossier de l’éthanol, acceptent d’étendre un accord sur une CVO supplémentaire. Cela d’autant plus qu’une part de la CVO Intercéréales a servi à financer des associations dans le giron du syndicalisme officiel pour des actions de promotion de l’éthanol.

Décidément, les prélèvements sur les céréaliers risquent de revenir sur la scène judiciaire…

 

 

(*)  Rapport sur L’optimisation du dispositif de soutien à la filière biocarburants – 20 septembre 2005 – Inspection Générales des finances.

 

(**) CVO = Contribution Volontaire Obligatoire (évolution d’une taxe fiscale).

 

Le 28 septembre 2009 à 10 heures

Par J.C Désesquelles
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Mardi 29 septembre 2009


Levée de bouclier contre une éventuelle Cvo « Agrocarburants »
( Publié le 29/09/2009 à : 15H 00 min )
 

Pour combler les pertes de la filière agrocarbuants, l’ensemble des céréaliers pourraient être mis à contribution en s’acquittant d’une nouvelle cotisation obligatoire.

Deux euros par tonne de céréales, c’est le montant de la cotisation volontaire obligatoire (Cvo) « agrocarburant » à l’étude, jusqu’au ministère de l’agriculture. Elle serait collectée pour compenser les déficits de la filière d’agrocarburants. Cette nouvelle Cvo payée par l’ensemble des céréaliers s’ajouterait aux deux autres déjà en vigueur d’un euro environ par tonne de céréales.

 


Une Cvo en plus de la taxe carbone, une année fiscale
en perspective bien noire! (© Terre-net Média)
Apprenant la nouvelle par ses adhérents, l’Organisation des producteurs de grains (émanation de la Coordination rurale) n’a pas tardé à réagir en qualifiant ce projet « honteux et déontologiquement attaquable », dans un communiqué paru le 28 septembre 2009. « A quel titre, l’ensemble de la profession irait-elle combler des dettes correspondant aux errements de certains responsables, alors que ceux-ci avaient été parfaitement prévenus de ce risque aussi évident qu’énorme. Ici comme en toute circonstance doit s’appliquer l’adage : « qui casse paie ».

 

Ce projet de cotisation n’est pas vraiment une surprise. Orama (1), le 2 juillet dernier, « réaffirmant sa volonté de soutenir les filières d’utilisation des grains à des fins non alimentaires, en particulier pour la production de biocarburants, dès lors que l’ensemble des outils industriels est opérationnel », avait annoncé qu’elle engageait « une réflexion dans le cadre des filières biocarburants pour améliorer et régulariser l’approvisionnement des usines, tout en sécurisant le revenu des producteurs, sur des bases mutualisables à l’ensemble de la production». Autrement dit, Orama cherchait déjà à « faire supporter à l’ensemble des producteurs les conséquences de choix politiques inappropriés dont elle a été l’un des principaux artisans », faisait alors la Confédération paysanne début juillet.

« Si un syndicat souhaite affirmer sa volonté de faire soutenir par ses adhérents les filières d’utilisation des grains à des fins non alimentaires, c’est son droit », affirme la l’Opg. « Mais par contre, il n’a pas à engager l’ensemble de la profession dans cette voie », ajoute l’organisation.

Et l’Opg de préciser qu’«il serait quand même incohérent que les pouvoirs publics, qui ont bien réalisé ce fiasco et font marche arrière sur le dossier de l’éthanol, acceptent d’étendre un accord sur une Cvo supplémentaire. Cela d’autant plus qu’une part de la Cvo Intercéréales a servi à financer des associations dans le giron du syndicalisme officiel pour des actions de promotion de l’éthanol. »
Ce projet de Cvo « Agrocarburants » est d’autant moins acceptable, selon l’Opg que cette dernière n’a cessé depuis des mois de mettre en doute l’impact environnemental de la filière. « Les économies sur les gaz à effet de serre sont loin d’être confirmées », affirme t-elle.

Un bilan énergétique qui rend perplexe

Ces derniers propos sont partagés par la confédération paysanne qui s’était aussi toujours opposée au développement d’une filière d’agrocarburants.

Dans un communiqué du 15 septembre, le syndicat de Bagnolet faisait part de son impatience, constatant que les résultats de l’étude « exhaustive et contradictoire sur les bilans énergétiques et environnementaux des agrocarburants se font attendre ». Et le syndicat ajoutait que « l’agence « bio intelligence service » chargée de calculer le bilan énergétique de la production d’agrocarburants aurait été invitée à revoir ses calculs car les premiers résultats sur le bilan énergétique de leur fabrication, tels qu’ils ressortent des travaux entrepris par les différents bureaux d’études missionnés à cette fin, ne sont pas suffisamment convaincants pour montrer les avantages environnementaux de l’ensemble de la filière d’agrocarburants ».

Source : Terre-net Média

Auteur : Frédéric Hénin

Par J.C Désesquelles
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