<Rencontre avec J. JIGUET et D. BRINBAUM
(membres du cabinet de M. Barnier) : F. LUCAS, F. VIENNE
La CR a dénoncé son traitement très inéquitable par les pouvoirs publics quant à l’habilitation de certaines
CR départementales (notamment au vu des faveurs accordées aux JA) et ses conséquences sur le plan
financier, accentuées par la modification en notre défaveur du calcul de financement depuis 2003 (manque à
gagner d’environ 380 000 € !). Il faut trouver une solution rapide et juste à ces problèmes qui handicapent le
fonctionnement quotidien et le développement de la CR. Mais le sujet principal de l’entretien était consacré
au bilan de santé et à l’avenir de la PAC. La CR a fait part de son total désaccord avec la Commission et de
sa satisfaction des critiques de Barnier vis-à-vis de ce bilan, en espérant que la France fédère le maximum
de pays autour d’elle pour exiger une rupture avec les dérives de la PAC depuis 1992. La CR a ensuite
présenté ses propositions pour la future PAC et insisté sur la voie d’une réelle simplification, en sortant de la
logique et de la complexité des DPU, de la conditionnalité et surtout en évitant la certification HVE (Haute
valeur environnementale). De nouveaux axes sont à privilégier : autosuffisance alimentaire, rééquilibrage des productions, réintégration de l’agronomie dans la PAC, simplification et
harmonisation de la
réglementation UE, préférence communautaire, organisation des productions et des marchés etc.
Le détail des commentaires sur le bilan de santé et des propositions de la CR est consultable sur le site
internet de la CR.
<Rencontre avec Jean-Louis BORLOO : F. LUCAS, N. JAQUET, P. LECH’VIEN, F.
VIENNE
<Réunion de la cellule de crise sur la FCO : G. DERUETTE
Bruxelles financera 70 millions de doses (MioD) de vaccin (72 Mio€) et l’acte de vaccination à moitié (35 Mio€). Le reste (1 € pour les 2 injections à 1 mois d'intervalle) sera pris en charge à
parts égales par l’Etat et les éleveurs. La CR souhaite que les vétérinaires fassent un effort sur ce coût. Vaccins : 4 MioD en mai, + 7 MioD en juin, pour un total fin août de 40 MioD.
Bruxelles impose des priorités : ovins (sauf agneaux), puis taureaux, puis vaches reproductrices. Niveau géographique : 16 départements du Nord-Est touchés en 2006, puis le Sud
(périmètres interdits en particulier). Les broutards, non prioritaires, ne pourraient être vaccinés qu’à l’automne. L’immunité étant considérée acquise 2 mois après la 2e injection,
l’export vers l’Italie pourrait ne reprendre normalement que fin 2008. D’ici là, tout dépendra de l’activité du moucheron (considéré inactif depuis début janvier, donc plus de désinsectisation
obligatoire). L’usage des pyréthrinoïdes pose souci : les moucherons piquent avant de mourir. Les indemnisations mortalité des bovins changent : de 225 €,
elles passent à 300 € pour les animaux de plus de 8 mois, et à 150 € pour les veaux et les avortements ! Bruxelles refuse de compenser les pertes économiques et rend la profession
responsable de la crise pour avoir refusé la caisse de péréquation. La CR a rappelé que l'éleveur n’a pas les moyens d'une cotisation supplémentaire et que l’euro par animal vendu demandé par le
Ministère serait largement insuffisant pour couvrir la crise.
<Comité d'orientation du plan de réduction de
l'usage des pesticides (PPP) « ECOPHYTO 2018 » : N. JAQUET
Un bon technicien de la chambre de l’Eure qui suit un groupe de 150 agriculteurs qui
pratiquent les réductions de doses et de traitements nous a montré les possibilités et
les freins à la diminution de l’utilisation des PPP. Deux indices de mesures de
réduction (national avec les masses de produits, ou local) pourraient être mis en place.
N. Jaquet a fait part de l’opposition de la CR à la mise en place d’un IFT (Indice de
fréquence de traitement) individuel qui pourrait être inclus dans une certification
obligatoire des exploitations. Provocant, le président du Comité (Guy Paillotin) a
proposé de créer un indice au niveau des coops pour ne plus les inciter à vendre tant
de produits !