Samedi 19 novembre 2005
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Coordination Rurale Syndicat
Union Nationale
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Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31
Auch, le 12 octobre 2005
N/Réf : JL/FB 05-10-63
COMMUNIQUE
Commercialisation de l’huile carburant :
le poids inquiétant des lobbies
Dans le cadre du débat actuel sur la Loi d’Orientation Agricole, l’Assemblée Nationale a rejeté hier soir un amendement suscité par la CR et présenté par le rapporteur de la commission des Finances Marc Le Fur visant à permettre "la mise en vente de l'huile végétale pure entre exploitants, coopératives ou sociétés agricoles".
Cette décision regrettable pénalise les agriculteurs français qui sont ainsi une nouvelle fois privés d’initiative et d’autonomie dans la gestion de leurs exploitations alors qu’ils subissent de plein fouet les conséquences de la mondialisation, avec des prix agricoles historiquement bas. Le rejet de cet amendement est caractéristique de la contradiction flagrante qui existe aujourd’hui entre le jeu ouvert de la mondialisation et les contraintes spécifiquement françaises subies par les agriculteurs : l’agriculture française est confrontée à la fois à l’ultralibéralisme et au stalinisme …
Ce refus laisse la porte ouverte à la production des carburants diesters industriels alors que les huiles végétales pures HVP, utilisées directement, apportent les mêmes avantages, tout en présentant un intérêt écologique très supérieur. Les réductions de gaz à effet de serre sont doubles pour ces derniers et le rapport de l’énergie produite à l’énergie consommée, en évitant l’estérification, est également deux fois plus important pour les HVP. Dans le cas d’une commercialisation des huiles, signalons également que l’agriculteur conserve ses tourteaux, source de protéines dont nous sommes largement déficitaires.
La CR dénonce le poids des lobbies qui confisquent tous les droits aux agriculteurs en prétendant les défendre. Le débat actuel sur les biocarburants fait ressortir la collusion des intérêts pétroliers et des structures engagées dans les « raffineries vertes à diester ».
Avec une telle décision, on se coupe des moyens d’avancer sur la voie de l’autonomie énergétique de l’agriculture. C’est incompréhensible dans le contexte actuel de l’énergie chère et non pérenne.
Le 12 octobre 2005 à 15 h 25
Par J.C Désesquelles
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Publié dans : coordinationrurale60
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