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Tereos inaugure son usine d'éthanol en grande pompe:
Pour le planteur à moins de 20 euros/tonne pendant 4 ans ce sera les pompes funèbres
TEREOS ACTE III
Après l’acte I avec le rachat de Beghin Say
Après L’acte II avec la souscription éthanol
.
Voici l’acte III avec la perspectives de voir s’abattre sur les contrevenants des sanctions draconiennes.
Par courrier du 10 août signé Leconte et Duval, TEREOS informe ses planteurs ayant souscrit un
contrat alcool ou éthanol qu’ils vont devoir se plier à un nouveau règlement en cours de rédaction.
L’an dernier TEREOS présentait ces contrats comme une alternative au sucre C.
La Coordination Rurale de L’Oise a dénoncer ce mensonge et a mis en garde des contraintes
résultant de la signature d’un contrat d’engagement de livraison de betteraves où seul était
mentionné le montant des parts sociales à souscrire.
En effet, aujourd’hui aucun planteur TEREOS ne sait à quel prix ses betteraves éthanol vont
être payés et quelle est la durée du contrat.
Il y aurait lieu de savoir si un tel contrat a une validité juridique. A titre de comparaison, les producteurs
de pommes de terre fécule signent chaque année un contrat d’engagement avec quantité et prix en
fonction de la teneur en fécule afin que le dit contrat soit juridiquement légal.
Aujourd’hui TEREOS met en garde ses planteurs alcool éthanol que s’ils ne respectent pas leurs
engagements au niveau tonnage, ils se verront réclamer de l’argent pour manque à gagner.
TEREOS par sa manière de faire distingue donc les betteraves C, auparavant produite librement, avec
les nouveaux contrats éthanol « imposés volontairement ».
Non seulement les planteurs se voient donc contraints de produire à perte au minimum pendant quatre
ans car seulement payés 14,70 euros environ la tonne ( 20 euros – 5,30 euros de remboursement de
part) mais en plus, ils vont devoir produire plus de betteraves afin de ne pas déclencher les foudres de
M. DUVAL leur bienfaiteur gourou.
Certains planteurs TEREOS de l’Oise dont le rendement moyen ne dépasse pas 75 tonnes/ha voient
déjà le piège se refermer doucement mais sûrement sur eux et l’espérance d’un revenu s’envoler s’ils
ne décrochent pas la lune avec un rendement de 100 tonnes/ha.
Quant à ceux qui ont une moyenne de 65 tonnes voir moins, il est peu probable qu’ils continuent à
produire des betteraves sur leur exploitation qu’elles soient en quota de référence (A+B) ou autres.
La solution est de voir avec sa sucrerie pour faire produire son quota de référence par un autre planteur
plus proche de sa sucrerie en le rémunérant au prix des betteraves éthanol. Certains planteurs ont déjà
pris cette option pour la présente campagne et des contrats se seraient négociés dans l’Aisne, entre
planteurs de la même sucrerie à 20 euros voir 18 euros la tonne.
Quant à ceux qui se sentent réduits en esclavage par leur bienfaisante coopérative multinationale, il
serait peut-être judicieux de contester la validité juridique de leur contrat et même de se renseigner sur
les modalités en vue d’un remboursement de leurs parts sociales prévues par les statuts.
Les planteurs Saint Louis Sucre viennent de recevoir leur formulaire d’engagement de livraison de leur
quota de référence avec un rappel du prix d’achat de leurs betteraves éthanol à 19 euros la tonne +
complément de prix.
Un contrat pré-éthanol fixe le prix à 17 euros minimum.
Dans ce contexte, il vaut mieux être planteur Saint Louis que planteurs TEREOS d’autant plus qu’il n’y a
pas de souscriptions de parts sociales chez Saint Louis Sucre.
Les coopérative semblent avoir désormais comme devise : « Qui aime bien, châtie bien » !
Jean-Claude Désesquelles Président de la CR60
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LE SURENDETTEMENT TEREOS PAR LE RACHAT
DE SYRAL CONTAMINE DANGEREUSEMENT
LES COOPERATIVES CEREALIERES LANCEES
A CORPS PERDUS DANS LA FILIERE ETHANOL.
« ADHERENTS REVEILLEZ-VOUS ! »
Le 05 janvier 2006 nous apprenions déjà que Syral battait de l’aile.
12 mois après, Le 05 décembre nous apprenions que Nordzucker AG jetait l’éponge en vendant ses
50% de participation à Téreos.
Aujourd’hui nous attendons de découvrir les très mauvais résultats financiers de Syral.
M.Duval, bercé depuis plus de 40 ans aux douces louanges du sucre roi, n’a jamais possédé les
capacités d’un vrai chef d’entreprise qui à chaque instant se trouve confronté à la libre concurrence du
marché.
Aujourd’hui, il est dépassé par les évènements et lui qui priait l’OMC de venir le libérer d’un encadrement
trop strict du marché des sucres et alcools se retrouve enfermé dans un surendettement grandissant
qui, si son entêtement continue, risque à court terme de conduire Téreos au dépôt de bilan.
Notre Jean-Marie Messier du sucre ne va plus pouvoir encore longtemps berner les adhérents
endormis par des promesses utopiques.
L’éthanol à l’instar du GPL n’a aucun avenir dans un pays qui ne roule qu’au diesel surtout lorsque
sa rentabilité ne tient qu’à un fil en premier lieu grâce à l’approvisionnement en matières premières
agricoles non rémunératrices pour le paysan coopérateur et en second lieu grâce une défiscalisation
en guise d’épée de Damoclès.
L’éthanol européen est un chant des sirènes qui risque de faire voguer le bateau Téreos vers de
déchirants écueils. Les adhérents, tous sur le pont, pourront bien alors prier un dieu pour qu’il leur
donne un ultime sauveur, mais les dieux de notre temps ne se remuant qu’au son de l’argent
n’auront que faire de ces mendiants en guenilles.
Jean-Claude Désesquelles
PS : Téreos ramasse non seulement tous les canards boiteux tels Beghin Say et maintenant Syral
dont personne ne veut mais en plus il les paie au prix fort accentuant d’autant son surendettement.
Ces entreprises ne valent aujourd’hui plus que l’euro symbolique mais le remboursement de la dette
est lui bien réel.
Les dirigeants de Nordzucker ont senti le vent tourner et à l’instar de beghin Say doivent sauter de joie
d’avoir trouvé le mégalomane et paranoïaque dirigeant de Téréos, M. Duval, pour leur enlever l’épine
du pied.
SYRAL,
l’entreprise qui produit du sirop de glucose à Marckolsheim (Bas-Rhin) va supprimer 34 emplois sur
286, pour faire face à un effet de ciseau entre la hausse de ses coûts (notamment énergie) et une
baisse des prix de vente. Ce plan social qui comprend un certain nombre de propositions de
reclassement au sein du groupe, s’inscrit dans un programme général d’économie destiné à restaurer
la rentabilité. Co-entreprise, formée par le numéro deux mondial du sucre Tereos (France) et par
l’Allemand Nordzucker, Syral a enregistré une perte nette d’environ 1 million d’euros en 2005 pour un
chiffre d’affaires qui est passé de 176,7 à 173 millions d’euros.
« Nous sommes impactés par une baisse des prix et par une chute des débouchés », analyse Denis
Brun, directeur administratif et financier de l’entreprise. La situation résulte notamment de la réforme
du régime sucrier européen, inscrite dans le contexte des négociations de l’OMC, qui rend le sucre
plus compétitif. Syral, qui transforme 400 000 tonnes de maïs par an et 150 000 tonnes de blé, mise
sur la diversification vers des produits à plus forte valeur ajouté pour améliorer sa situation. Les
hydrolysats (sirop de glucose de base), qui comptaient pour 83 % du chiffre d’affaires voici dix ans,
en représentent aujourd’hui moins de 30 %.
De notre correspondant en Alsace, Gilbert Reilhac
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Attention, dans l'Oise le rendement moyen est inférieur à 65 tonnes.
Le prix des betteraves Ethanol TEREOS pour les quatre années à venir n'est pas de 20 Euros mais de 14,70 euros ( 5,30 euros de remboursement de parts sociales)
Si l'Union Européenne s'entête dans sa politique en tournant définivement le dos à la politique des prix rémunérateurs, seul les planteurs les plus performants resteront encore, pour un temps, dans la course aux prix plus bas que bas.
Quant aux autres, ils vont devoir prendre leur courage à deux mains pour jeter l'éponge afin de ne pas sombrer corps et âme dans cette utopie.