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Images aléatoires

Présentation

Mercredi 14 décembre 2005
 
 
 
Ces économies d’échelle qui vont nous faire tomber de haut !
 
 
 
Le leitmotiv de notre société de consommation est toujours de produire davantage à  moindre coût pour le « bienfait de tous ».
 
Cette idéologie a fait la richesse de notre vieille Europe.
 
Aujourd’hui  exportée dans les pays à faibles coûts salariaux et sociaux, elle va sonner le glas de notre continent et l’O.M.C  ne fera qu’en accélérer la descente aux enfers.
 
Pour lutter à armes inégales, il nous faut, dit-on, « grossir ».
 
La course aux agrandissements quelque-soit le secteur de l’activité économique s’est opérée chaque jour à grands coups de regroupements d’exploitations agricoles, de fusions de coopératives, de grandes entreprises nationales ou Européennes et d’O.P.A  en ce qui concerne les entreprises multinationales.
 
Pour conquérir de nouveaux marchés, ces grandes structures n’hésitaient pas de vendre à perte, à leurs nouveaux clients, afin de réduire la part des charges fixes sur chaque produit fabriqué en se gardant bien de ne pas réduire leur marge sur leur « chasse gardée » qu’ étaient leurs marchés «locaux ».
 
Ce système a vécu et cette «chasse gardée »  est devenue une immense zone de braconnage où les grosses structures n’ont plus d’autres choix que de quitter leurs repères pour s’en aller vers d’autres cieux, pensent-ils, plus propices à leurs affaires.
 
Les paysans s’en vont ou bien vers l’est de l’Europe ou bien au sud des Amériques. Les entreprises délocalisent de même.
 
A ce rythme, la France  deviendra, n’ayons pas peur des mots, un pays en voie de sous développement avec un taux de croissance économique négatif, un taux de chômage à deux dizaines voire cinq dizaines dans certaines zones de son territoire.
 
Le déficit hier de 1200 milliards d’euros, aujourd’hui de 2000 milliards d’euros atteindra 4000 miliards d’euros.
 
La Chine produira alors 80% des biens et équipements industriels mondiaux et l’Inde 80% des services.
 
Dans cette jungle, seules les petites structures pourront survivre en privilégiant les circuits courts tel la trituration à la ferme qui procurera le carburant pour les moteurs diesel ou la chaudière fuel et l’aliment pour les animaux ou pour la chaudière bois à travers une machine à granulés de 6mm.
 
La filière énergie industrielle doublement subventionnée quant à elle n’est faite que pour nous conduire davantage dans un processus d’intégration où  l’agriculteur sera devenu une bête de somme à qui on demandera toujours plus sans lui donner de quoi vivre si ce n’est survivre.
 
La filière lait en est l’exemple où avec la venue de la paye de lait l’éleveur est désormais considéré comme  l’ouvrier de la laiterie et non plus comme un chef d’entreprise  ayant comme client cette même laiterie.
Les coopératives font de même en nous facturant les produits que nous leur «vendons».
 
Aujourd’hui les agriculteurs qui sont déjà les ouvriers non rémunérés du crédit agricole, de la M.S.A, de groupama et pour certains d’entre eux de la coopérative,  sont au même titre que les ouvriers et employés de France et de Navarre, victimes de ces économies d’échelle qui ont fait de ces entreprises jadis à taille humaine où les salariés avaient encore un nom, des monstres employant des ouvriers ou ayant des adhérents numérotés qui mis sur la balance du rendement financier, se voient jeter selon le bon vouloir du conseil d’administration, obsédé par le chiffre du C.A.C 40,  dans le compte perte ou dans le compte profit.
 
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de faire des efforts supplémentaires.
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de faire un pas de plus pour sortir du tunnel.
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de gravir un échelon de plus sur cette échelle qui s’enfonce et qui risque, avec le surpoids de notre découragement,  dû aux  politiques technocratiques, dû aux nouvelles réformes des D.P.U et dû aux mises aux normes sans parler des contraintes toujours grandissantes de l’O.M.C,  de nous engloutir à jamais.
 
 
 
 
Jean-Claude Désesquelles   Président de la Coordination Rurale de L’Oise  CR60
 
par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Mardi 13 décembre 2005

 BP 590 – 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31

N/Réf : FL/FB  05/12-90
Auch, le 13 décembre 2005
 
Lettre ouverte sur l’OMC
adressée aux organisations agricoles du monde
 
 
Depuis sa création, notre syndicat propose de réfléchir à une nouvelle organisation mondiale des agricultures, afin d’offrir une alternative à la vision mondialiste extraordinairement réductrice de l’OMC, qui prétend que la liberté des échanges garantit la croissance pour tous. Ce postulat partout clamé par les ultra-libéraux est visiblement une contrevérité, puisque la politique d’ouverture des frontières menée maintenant depuis des décennies est loin d’avoir diminué le fossé abyssal qui continue de s’élargir entre les pays développés et les pays les plus démunis de notre planète. Le scandale de la faim continue d’être la honte absolue de l’humanité.
 
Nous pensons qu’il est urgent de refonder les politiques agricoles conduites dans le monde. Celles-ci sont indispensables et elles ne sauraient être réduites à devenir les variables d’ajustement des négociations commerciales internationales. L’agriculture est trop souvent considérée comme un obstacle aux accords ou une monnaie d’échange pour conclure ceux-ci au bénéfice des multinationales des industries ou des services, alors qu’historiquement elle a constitué le fondement du développement économique des pays développés. Aujourd’hui encore, environ la moitié des habitants de notre planète sont agriculteurs. Ils représentent même 80% de la population des pays les plus défavorisés. Nous affirmons qu’il n’y aura pas de développement des pays pauvres sans une agriculture prospère.
 
Notre syndicat plaide depuis 1992 pour un retour aux objectifs initiaux de la PAC (Politique Agricole Commune de l’Europe) et notamment pour la mise en œuvre de la préférence communautaire. Cette demande ne correspond en aucune sorte à un repli frileux sur le passé ou à une position égoïste des agriculteurs européens, bien au contraire. Ce qui est bon pour l’agriculture européenne est tout aussi favorable pour les agricultures du monde.
 
La seule issue pour sortir des perturbations considérables qu’une mondialisation sans régulation importe dans l’Europe agricole, en raison des spécificités de l’agriculture, est que toutes les organisations agricoles du monde exigent l’Exception Agriculturelle à l’OMC.
 
A la veille de la reprise des négociations du cycle de Doha qui auront lieu à Hong-Kong, il serait très significatif que la majorité des organisations agricoles du monde s’unissent pour faire contrepoids aux idéologies libre-échangistes. Elles doivent demander qu’un mandat extraordinaire soit confié à l’ONU pour restaurer la prééminence de la politique sur le commerce.
 
Muni de cette autorité l’ONU, s’appuyant sur la FAO, veillera, par la contrainte si nécessaire, au respect de la souveraineté alimentaire des Etats. Depuis 1993 la CR affirme que l’ONU, gendarme du monde, doit faire régner la paix alimentaire, incompatible avec la logique de l’OMC qui n’est qu’une « organisation commerciale du monde » .
 
Ses principaux objectifs seraient :
·        D’imposer l’Exception Agriculturelle à l’OMC ;
·        De mettre en œuvre la lutte contre la faim et la misère, avant tout par la bonne coordination des politiques agricoles en faveur du respect de la souveraineté alimentaire des Etats. Les politiques d’aides doivent être considérées comme des moyens complémentaires et ne doivent plus tenir lieu de politique en soi ;
·        De favoriser le commerce équitable ;
·        De permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail grâce à des prix de vente de leurs produits supérieurs à leurs prix de revient en :
o       définissant pour certains produits des prix minimum équitables,
o       permettant aux Etats, ou aux marchés communs à plusieurs nations définissant entre elles une zone de libre-échange, de se protéger contre des importations à des prix inférieurs à leurs prix intérieurs. Il ne s’agit pas de faire du protectionnisme, mais de laisser aux Etats ou groupe d’Etats, la possibilité de réguler le marché en fonction des besoins de leur population ;
·        D’envisager des accords pour organiser certaines productions, pouvant aller si nécessaire jusqu’à des quotas par pays ;
·        De prendre en charge une gestion commune de l’aide alimentaire et des stocks ;
·        D’établir une paix commerciale nécessaire pour obtenir une agriculture et un développement durables ;
·        D’établir certaines règles à respecter dans le domaine environnemental, notamment s’accorder pour interdire l’usage de certains pesticides dangereux ;
·        De défendre nos ressources naturelles et nos moyens de production (sol, eau, semences, etc.) afin de ne pas compromettre le développement des générations futures.
 
Comme le disait M. Mamadou Cissokho, un de nos amis du Sénégal, lors de notre IXème Congrès en 2002 : « On nous a toujours mis dans le débat pour réagir sur ce que les autres pensent. Il est temps que nous mobilisions les autres sur ce que nous pensons » et « Les paysans d’ici et d’ailleurs ne travaillent pas pour faire disparaître d’autres paysans mais pour gagner leur vie et élever normalement leur famille »
 
 
Affirmons aujourd’hui avec force ce que nous pensons,
Arrêtons de nous laisser  opposer dans une compétition fratricide,
Demandons tous l’Exception Agriculturelle à l’OMC.
 
 
 
François Lucas
 
Président de la Coordination Rurale
Union Nationale
par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Mardi 22 novembre 2005

COORDINATION RURALE DE L’OISE       CR60

 

LA  PREFERENCE COMMUNAUTAIRE C'EST PLUS D'EMPLOI !

LA MONDIALISATION C'EST PLUS DE CHOMAGE !

"La globalisation c'est privatiser les profits et mondialiser la misère!"

 
Depuis la réforme de la Politique Agricole Commune « P.A.C » et les contraintes de L’Organisation Mondiale du Commerce « O.M.C » le paysan européen doit vendre son blé au cours mondial et donc en dessous de son coût de production.
 
En contrepartie, il bénéficie d’une aide compensatrice partielle appelée à tort et péjorativement une prime.
 
Ainsi le paysan qui  vendait son blé au meunier 200 euros la tonne ne le vend plus aujourd’hui que 90 euros la tonne.
En parallèle et dans la même laps de temps, d’après le syndicat des boulangers,  le prix de la farine ne cesse d’augmenter et le prix du pain payé par le consommateur  a été multiplié par 4 (rappelez-vous le prix de la baguette à 1 franc).
Dans ce tour de passe-passe, le paysan et le consommateur sont en droit de savoir qui s’est enrichi sur leurs dos ; d’autant plus que les compensations sont payés par l’impôt.
 
Cette réforme n’a que des effets pervers et démontre :
Que le consommateur au contraire d’en profiter est doublement pénalisé (il paie les primes par l’impôt et paie le pain plus cher).
Que le paysan l’est triplement car en plus,  la compensation n’est que partielle à hauteur de 50%.
 
Aujourd’hui cette mondialisation qui n’a que le mot  « libérale » à la bouche  va contraindre de plus en plus les entreprises non seulement à s’approvisionner   en matière première importée à bas prix mais aussi en main d’œuvre bon marché.
 
Il n’y a pas une seule journée sans qu’on entende que le prix de la main d’œuvre est trop cher.
 
Le paysan comme l’ouvrier et maintenant le cadre voient leurs pouvoirs d’achat diminuer alors que les multinationales s’enrichissent grâce à l’ouverture totale des frontières et la suppression des taxes à l’importation.
 
Certains économistes tirent la sonnette d’alarme en démontrant que l’Europe et les U.S.A se « tiersmondialisent » et ils emploient des mots comme : « prolétarisation de la classe moyenne » et même : « suppression de la classe moyenne ».
Ce qu’il faut entendre par là c’est que l’on retourne au Moyen-Age, au temps des serfs et des Seigneurs.
 
Sur cette lancée, on est en droit de se demander si dans dix ans ce n’est pas l’Europe qui va demander son adhésion dans un premier temps à la Turquie, au Maroc, à la Tunisie, à l’Algérie, à l’Egypte et dans un deuxième temps, à l’Iran, l’Irak, l’Ethiopie, le Soudan, Le Ruanda, Le Tchad et la Mauritanie.
La main d’œuvre dans ces pays étant plus que bon marché le capitalisme débridé ne va plus savoir quoi faire de son argent dans un monde qu’il aura ruiné de son avidité.
 
La coordination rurale est contre la mondialisation et pour le retour à la préférence communautaire. Elle est aussi  contre les primes par le retour au prix rémunérateurs payés par les industriels.
 
 
Nous sommes tous dans le même bateau alors faisons tout pour ne pas qu’il coule.
 
 
Jean-Claude Désesquelles   président de la Coordination Rurale de l’Oise      CR60
par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Mardi 22 novembre 2005
La « prime » est au paysan ce que  « L’APL » est à beaucoup.
Dans une Europe qui perd ses valeurs sociales ces aides sont des dues qui doivent perdurer tant que les revenus du travail seront insuffisants pour vivre décemment.
 
 Le paysan bénéficie de « primes » sous conditions.
Afin de mieux comprendre pourquoi il y a de moins en moins de jeunes agriculteurs, un parallèle sous forme de colonnes montre quelles conditions un bénéficiaire de « L’APL » aurait s’il était régit par les lois Européennes.
 
 
Jean-Claude Désesquelles                   président de la Coordination Rurale de l’Oise     CR60
 
 
 
 
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LE PAYSAN   D’AUJOURD’HUI                          LE MENAGE--- L’ETUDIANT
 
Baisse des prix des produits agricoles                    Baisse du pouvoir d’achat.
Réforme de la politique agricole commune.
de 200 euros à moins de 100 euros la tonne
De blé (cours mondial).
 
Revenu agricole insuffisant                                                 Revenu des ménages insuffisant
 
 
 
Compensations (primes)                                       Allocation pour le logement (A.P.L)
 
Réduction des compensations.                         Réduction de l’A.P.L
Même montant quelque soit la culture.        Même montant quelque soit la taille de
                                                                                                   L’appartement (studio ou F4).
 
Jachère de 10%                                                         laisser 10% de la surface de l’appartement
                                                                                                   Inoccupée.
                                                               ____________________________
 
Contrôle P.A.C à l’improviste                                Contrôle A.P.L à l’improviste
 
Vérification de la surface jachère                           Vérification de la surface inoccupée (S.I)
au mètre carré près.                                                             au centimètre carré près.
 
Vérification  si la jachère est entretenue.                 Vérification de la propreté de la S.I.
Conformément à la réglementation en
Vigueur.
 
CR60
 
 
 
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LE PAYSAN D’AUJOURD’HUI                                   LE MENAGE – L’ETUDIANT
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Vérification si les produits phytosanitaires          Vérification si les produits d’entretien utilisés
Utilisés sont homologués.                                              Sont homologués.                                             
 (produire les factures d’achat).                                      (produire les bons de caisse du magasin).
 
Vérification si les plantes cultivées font              Vérification si le type de revêtement de sol de la partie des espèces autorisées.                                  la S.I est homologué ( carrelage uniquement).
 
Vérification de l’achat de semences                                    Obligation de mettre 2 plantes vertes homolo-
Certifiées (semences fermières interdites).          guées sur la S.I dans un bac riviera unique-
                                                                                                    ment.
 
Vérification du plan de fertilisation.                                 Vérification des engrais utilisés sur les deux
(produire : analyse de terre                                          plantes.
                      bilan azoté                                                             (produire : composition du terreau
                      facture)                                                                                   facture)
 
 
 
Vérification de l’identification des animaux.        Vérification des animaux de compagnie.
(une boucle à chaque oreille                                               (un tatouage dans chaque oreille
 fiche d’identité)                                                                 pédigré, carnet de vaccination).
 
 
 
Vérification si dans l’armoire à pharmacie il n’y aurait pas de médicament ne se rattachant à  aucune ordonnance  (produire ordonnances) .
 
Si un animal n’a pas été déclaré à la naissance, veau, vache, porcelet, cochon, agneau, mouton, chien, chat, hamster, perroquet, tortue, serpent, crocodiles, migales,  etc…
Il y a abatage systématique de celui-ci.
 
Si refus les contrôleurs font intervenir, la police ou la gendarmerie qui eux peuvent faire intervenir les pompier ou un compagnie de C.R.S.
 
Il s’ensuit une interpellation qui peut finir par une peine de prison après avoir été  placé en garde à vue puis incarcéré et condamné.
 
 
 
 
 
Si le contrôleur n’a  trouvé aucune infraction, vous conservez vos primes ou votre A.P.L et vous n’aurez perdu que quelques heures, voire la journée entière.
 
Sinon, il vous en coûtera une réduction de tout ou partie des primes ou de l’A.P.L.
Je vous laisse imaginé la suite…
L’exploitation agricole dépose son bilan.
La famille se retrouve sans domicile fixe.
 
 
CR60
                                                                             
 
 
 
 
Quelques temps après…………
 
 
Contrôle à l’improviste du service de la protection des végétaux.
(appel téléphonique à 8 heures pour un contrôle à 9 heures)
 
2 contrôleurs arrivent à 10H30.
 
 
LE PAYSAN D’AUJOURD’HUI                                              LE MENAGE  --- L’ETUDIANT
 
 
 
Prise d’échantillons de feuille de colza.                        Prise d’échantillons  des feuilles d’une
                                                                                                                 des deux plantes vertes.
 
      Signature d’un procès verbal.
                Un double de l’échantillon, qu’il faut conserver au congélateur, nous est remis.
 
Un échantillon est envoyé au laboratoire pour analyse afin de rechercher si un produit non homologué a été pulvérisé  sur la plante.
 
Le résultat du test sera connu au bout de deux mois.
 
Si le test est positif,
 
Destruction du champs de colza                                     Destruction de la plante avec obligation de rachat.
 
Perte de tout ou partie de la prime.                                                   Perte de tout ou partie de l’A.P.L.
 
 
 
 
Contrôle du local de stockage des produits                    Contrôle du placard de stockage des
Phytosanitaires**.                                                                                Produits d’entretien**(soude : destop
                                                                                                                                                               acide : antitartre
                                                                                                                                                               eau de javel
                                                                                                                                                               insecticides.
                                                                                                                                                               lessives  etc…)
 
 
J-C Désesquelles   Président de la CR60
 
 
par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Lundi 21 novembre 2005
Lettre ouverte à Monsieur Ari Vatanen, député européen U.M.P et agriculteur en Provence.
 
          Au début des années 80 les économistes ne parlaient que de D.I.T (Division Internationale du Travail). Les pays riches doivent alors produire des produits de haute technicité et de forte valeur ajoutée (voitures-avions-electronique-satellites-bombes atomiques ) pendant que les pays pauvres doivent produire des biens à faible valeur ajoutée que les pays riches veulent bien leur laisser (textile-textile et textile et un peu d’alimentaire).
          Cette vision raciste du monde économique est désormais passée de mode. Des pays comme L’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord ont même la bombe atomique. La chine envoie des satellites et produit 100% de l’electro-portatif vendu en France par les discounters (droits de douane de 1,7%…..).
          Le Brésil n’est plus sous le joug de la dictature militaire ; il est prêt à nourrir le monde en doublant sa surface de terres agricoles alors qu’il n’est même pas capable de nourrir sa population et de diminuer la pauvreté des paysans sans terre ainsi que des  4 millions d’habitants de Rio vivant dans pas moins de 750 Favellas.
          Taiwan et bientôt la Chine vont totalement envahir l’Europe et les Etats-Unis de millions de voitures et d’ordinateurs.
          Les membres du G8 ne sont plus riches que de leurs dettes ( la France avec plus de mil milliards d’euros, les Etats-Unis bientôt en milliards de milliards de dollars).
« 80% des emplois aux Etats-Unis ne  génèrent aucune richesse puisque se sont des emplois dans les services.
Ce pays  devenu le plus puissant de la planète mais aussi le plus endetté a atteint le point de non-retour car il est dans l’incapacité de rembourser et le comble de tout c’est que les Etats-Unis, tel un pays du tiers monde,  seront dans l’obligation de demander l’annulation pure et simple de leur dette à des pays pauvres sans qu’on puisse s’y opposer au risque d’une nouvelle crise économique mondiale avec ses guerres planétaires ».
          Les revues et les émissions économiques parlent de tiersmondialisation  des pays industrialisés et de prolétarisation de la classe moyenne en Europe et aux Etats-Unis. Certaines villes d’ex R.D.A ont un taux de chômage digne de pays du tiers monde avec plus de 50%. Certains de leurs habitants se réfugient dans le nationalisme primaire, d’autres quittent le pays pour s’en aller trouver du travail et l’espoir d’une vie meilleure dans les pays scandinaves et outre-mers.
          L’Afrique se fait dépouiller de ses richesses minières, pétrolières et forestières à train d’enfer sans le moindre scrupule de la part des pays industrialisés dont les dirigeants, de surcroît, s’amusent à les voir s’entretuer et mourir de faim (Mitterand le liquidateur lors des massacres Hutu et Tutsi au Ruanda).
Les aides alimentaires ne servent qu’à prolonger leurs souffrances en repoussant l’heure où leurs corps décharnés s’en vont rendre leur âme.
          Monsieur Vatanen, vous avez été enfermé dans des bolides à courir les pistes les plus défoncées de la planète afin de devenir par vos nombreuses victoires un champion du monde mais vous ne connaissez des pays que vous avez traversés que les podiums et les bulles de Champagne. Aujourd’hui, vous êtes toujours enfermé, mais cette fois-ci, c’est dans la tour d’ivoire des hautes sphères du pouvoir.
J’aurais cru qu’en devenant paysan en France, vos pieds auraient enfin touché terre.  Je vois qu’il n’en est rien, peut-être parce que vous n’êtes, comme la reine d’Angleterre, qu’un paysan sur le papier qui ne tire  son revenu que de sa « responsabilité » politique et non des veaux, vaches, cochons et couvées dont il faut s’occuper.
           En conclusion, sachez néanmoins que la D.I.T a eu un résultat inverse à celui escompté qui était la réduction des inégalités en Europe et dans le monde et que la mondialisation prônée aujourd’hui et que vous défendez corps et âme malgré le désaveu français et hollandais est une bombe économique et sociale mondiale à retardement bien plus dangereuse que l’atome.
           Les Politiques dont vous faites partie sont devenus des irresponsables notoires souffrant non seulement de cécité et de surdité mais en plus du syndrome de la maladie d’alzheimer. Ils sont devenus très dangereux pour le genre humain et ils ressemblent à s’y méprendre au docteur Folamour.
           Les prochaines élections vont très certainement dépolluer une scène politique incompétente et corrompue par le pouvoir de l’argent des multinationales.
           L’avenir de l’Europe  ne devrait plus se jouer  avec le chant des sirènes que vous incarnez mais entre les dangereux chants nationalistes et  le chant des partisans.
Le premier, celui de Tony Blair et des mondialistes fera exploser l’Union Européenne.
L e second, celui des extrémistes fera imploser l’Europe.
Le dernier, celui des citoyens et des alter-mondialistes,  fera l’Europe économique et sociale.
 
Jean-Claude Désesquelles           Paysan et président de la coordination rurale de l’Oise.
 
P.S : Dans trente ans, le pétrole sera devenu si rare et donc si cher que seuls les multi-millionaires pourront s’offrir un voyage en avion. Airbus et Boeing auront licencié plus de 90% de leurs salariés, et l’Europe et les Etats-Unis seront l’égal de la Chine, de l’Inde et du Brésil avec 1 % de riches et 99% de pauvres.
Ce que la mondialisation nous offre, M.Vatanen, c’est le retour au moyen-age !
 Partout à travers le monde le commun des mortels l’a compris, pas vous ! 
par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Lundi 21 novembre 2005

 BP 590 – 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31

N/Réf : FL/FB  05/11-79
Auch, le 21 novembre 2005
 
Lettre ouverte à François Guillaume
Député de Meurthe et Moselle, Ancien Ministre de l’Agriculture
 
Monsieur le Ministre, Monsieur le Député,
 
Nous avons pris connaissance avec attention de vos diverses interventions dans le cadre du débat qui s’est tenu récemment sur la Loi d’Orientation Agricole à l’Assemblée Nationale ainsi que de votre position dans le débat sur la transparence des aides PAC (cf. article de l’Est Républicain du 5 novembre 2005).
 
Tout d’abord, nous partageons votre analyse quand vous rappelez que personne ne s’interrogeait sur le fait de savoir si les gros agriculteurs gagnaient plus que les petits quand les prix permettaient de vivre. C’est précisément parce que la Coordination Rurale a fait cette analyse dès 1992, avant même de se constituer en syndicat en 1994, qu’elle a violemment rejeté la réforme Mac Sharry qui mettait fin aux prix rémunérateurs et engageait l’agriculture dans les voies hasardeuses où nous sommes encore totalement englués aujourd’hui. Cette orientation était largement annoncée dans le Xè plan, publié en juillet 1989, dans le chapitre sur l’agriculture, « l’agriculture face à son avenir ».
 
Pour autant, nous ne vous suivons pas dans vos propositions pour la dégressivité et le plafonnement des aides. Le problème à notre sens n’est pas aujourd’hui l’aménagement d’un système qui est condamné d’avance. Le mal est fait aujourd’hui et nous ne voyons pas d’autre issue que de défaire tout ce qui a été fait depuis 1992 afin de retrouver la maîtrise de nos marchés agricoles dans un cadre européen restauré. C’est à cette nouvelle orientation de la PAC que nous allons consacrer notre prochain congrès national : « Pour une PAC du XXIè siècle. »
 
Le problème principal de la PAC vient à notre sens du sacrifice de la préférence communautaire qui a été faite sur l’autel de l’OMC. La réforme de la PAC à mi-parcours décidée en 2003 a d’ailleurs été présentée sans ambiguïté comme rendue nécessaire pour se conformer aux exigences de l’OMC.
 
Nous estimons que cette réforme sera très néfaste. La décision du découplage est calamiteuse : elle constitue une insulte au monde paysan, réduit à être subventionné pour occuper les « multifonctions » d’entretien du paysage alors que son métier et sa vocation sont avant tout de nourrir la population. L’Europe commet là une erreur impardonnable et prend des risques majeurs pour sa sécurité alimentaire. Cette erreur est d’autant plus incompréhensible que les Etats-Unis nous ont précédé dans cette voie en 1988 avec le Fair Act qu’ils ont rapidement abandonné parce qu’il avait effondré les prix agricoles et ruiné bon nombre de fermiers.
 
Nous estimons pourtant que la PAC peut encore et toujours être réformée, voire même refondée en revenant à ses principes fondateurs. L’urgence principale est d’arrêter de relayer le
par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Lundi 21 novembre 2005
discours mensonger sur les excédents agricoles prétendus de l’Europe et sur sa vocation exportatrice et de mener une politique d’indépendance alimentaire. Vous le savez : l’Europe accuse depuis des années un considérable déficit en protéines et elle ne disposerait pas d’une superficie agricole suffisante si on décidait enfin de combler ce déficit.
 
L’analyse étant faite, l’Europe se devrait alors de remettre en œuvre la préférence communautaire et de considérer que l’acte de production est plus important que l’acte d’échange : c’est lui qui crée la richesse comme on le constate aujourd’hui avec le spectre des délocalisations industrielles. L’Europe veut mener de façon conjointe une politique de croissance ? Il ne tient qu’à elle de commencer à re-dynamiser ses zones rurales car l’agriculture peut être un excellent moteur de la croissance. Il est scandaleux que beaucoup d’agriculteurs français gagnent moins de 80% du SMIC. Ces agriculteurs, s’ils retrouvaient un revenu décent par leur travail (et non par des primes) seraient de nouveau des consommateurs insérés dans la vie économique.
 
Enfin, l’Europe pourrait retrouver sa vocation humaniste en conduisant avec les pays en voie de développement un vaste mouvement mondial en faveur du respect de la souveraineté alimentaire des Etats. Il est urgent de travailler, dans le cadre de l’ONU (et non plus de l’OMC), à établir une paix commerciale indispensable pour obtenir une agriculture et un développement durable, seules réponses au scandale de la faim.
 
Quoi qu’il en soit, on voit bien aujourd’hui que les agriculteurs français sont de plus en plus livrés, malgré eux, aux effets néfastes de la mondialisation ultralibérale. Paradoxalement, ils subissent aujourd’hui une réglementation nationale tatillonne qui bride souvent leur capacité d’entreprendre. La CR estimait que le projet de LOA constituait une occasion unique pour rendre aux agriculteurs leur liberté de travailler, de vendre, de décider, de transmettre et aussi de vivre financièrement de leur travail.
 
C’est dans cet esprit qu’elle a soumis un certain nombre d’amendements à l’Assemblée Nationale, puis au Sénat. Ayant suivi vos interventions dans le cadre du débat qui a lieu à l’Assemblée Nationale, nous avons été surpris par certaines de vos positions et nous aurions aimé vous trouver à nos côtés lors de la discussion des amendements que nous avons présentés. C’est ainsi que nous déplorons que vous vous soyez clairement exprimé en faveur des CVO (Cotisations Volontaires Obligatoires) qui s’ajoutent aux charges déjà conséquentes des agriculteurs qui peinent à dégager un revenu. Nous pensons en effet que l’utilisation des CVO est loin d’être transparente et que l’intérêt général des projets financés n’apparaît pas toujours clairement. De la même manière, nous aurions aimé avoir votre soutien pour l’amendement que nous avons présenté en faveur de la libre commercialisation des huiles végétales pures entre producteurs d’oléagineux et éleveurs. Nous avons enfin été surpris de votre position contre l’ouverture à la libre concurrence de l’insémination artificielle.
 
Vous souhaitant bonne réception de cette lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, Monsieur le Député, en l’assurance de notre considération distinguée.
 
 
François Lucas
 
Président de la Coordination Rurale
Union Nationale
par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Samedi 19 novembre 2005

                                                Mardi 13 décembre 2005
 
<Conseil mixte veau de boucherie ONILAIT, Paris. G. LAMIRAND
Malgré une baisse des cours de la poudre de lait, son incorporation dans l’alimentation des veaux baisse de près de 6%, le coût de la fabrication restant élevé. Les cours des petits veaux sont toujours en hausse (ce qui est bien plus dû aux marges des intermédiaires qu’à celles des producteurs), ce qui déplaît au représentant de la FNB, qui attend avec impatience l’ouverture au marché anglais à bas prix ! Les cours des veaux de boucherie en UE ont perdu plus de 10% depuis le début de l’année, mais sont en forte reprise depuis l’automne (+ 8 %). La consommation est stable, sauf ces dernières semaines du fait de la crise avicole (+ 10 %). Les perspectives pour début 2006 ne sont pas favorables, avec une hausse de la production et une baisse de la consommation prévues. Enfin, les discussions continuent sur la définition européenne du veau de boucherie : on s’oriente vers l’âge au lieu du poids… A suivre !
<Section organismes certificateurs/Commission nationale des labels et certifications. A. PAQUEREAU
L’institut national de l’origine et de la qualité (le sigle INAO reconnu au niveau international sera maintenu) sera créé en 2007 pour clarifier et simplifier la valorisation des produits. Il comprendra 5 comités : des vins et eaux-de-vie / AOP-AOC multiproduits / IGP, labels rouges et spécialités traditionnelles garanties / agriculture biologique / agrément et de contrôle. En ce qui concerne les AOP/AOC, il est envisagé pour l’inspection et le contrôle de faire appel à des Organismes Certificateurs accrédités. Les syndicats de défense des AOC, juges et parties, se verraient retirer la gestion de l’agrément. Les élevages de volailles en plein air concernés par les mesures de confinement liées à la peste aviaire pourraient continuer à utiliser le label, si le confinement ne dépasse pas 12 semaines. Ce à quoi s’oppose la DGCCRF, qui ne peut cautionner de son point de vue une tromperie du consommateur !...
<Réunion « projet d’ordonnance sur le statut du fermage », Paris. A. VITU
La loi d'orientation agricole a introduit dans le statut du fermage la possibilité de conclure un bail cessible, y compris en dehors du cadre familial. Le Gouvernement a également souhaité prévoir une révision de ce statut, dont certaines dispositions obsolètes mériteraient d'être supprimées, d’où la mise en place de ce groupe de travail. Un consensus général a pu être dégagé, mais la CR ne se prononcera officiellement qu’après communication du document définitif. La concertation sur les dossiers juridiques nationaux est en route…
<Lettre Ouverte sur l’OMC adressée aux organisations agricoles du monde
 
                                                Mercredi 14 décembre 2005
 
<Conseil de Direction ONIVINS, Paris. A. GAZAGNOL, A. DELMAS
Le Ministère, qui refuse d’assumer ses erreurs, a essuyé le refus des professionnels de voter la restructuration, déjà discutée au Conseil précédent. La séance a été interrompue par solidarité avec 5 vignerons en garde à vue.
 
                                                Jeudi 15 décembre 2005
 
<Comité consultatif de la santé et de la protection animale, Paris. F. TOUSSAINT
La prise de sang IBR obligatoire en cas d’introduction d’un animal au sein du troupeau est à la charge de l’éleveur. Le coût sera similaire à celui pour la brucellose. Qui en sera le maître d’œuvre ? La DSV ou le GDS ? La subvention pour l’analyse ESB baisse de 1 euro, cela fera 4 millions € qui seront payés par les éleveurs !
<Conseil de Direction ONILAIT, Paris. JL NAVEAU, P. BOYER, N. COUDRAY
Il existe actuellement une marge de 115 000 tonnes pour la campagne en cours par rapport au quota national. La fabrication de poudre de lait s'est accentuée mais l'utilisation pour les animaux a globalement baissé de 10%. Les ACAL sont suspendues au niveau national, mais un financement par les régions ou départements est possible. Quant au budget, la ligne « lait de montagne » est revue à la hausse (+ 700 000 €). L'arrêté de répartition des 0,5% de référence laitière en provenance de la réserve a été approuvé. Il est décidé d’une part de distribuer 0,5% du quota supplémentaire de la région à tous les producteurs de manière linéaire, et d’autre part d’allouer 0,5% de quota individuel supplémentaire à condition d’avoir fait 95% de son quota en moyenne sur les 2 dernières campagnes, d’adhérer à la charte des bonnes pratiques et, pour les zones vulnérables, d’avoir signé une déclaration d’intention de mise aux normes. Si la région dispose d'un reliquat, la distribution se fera régionalement (ce qui permet d’éviter les CDOA) sur des critères spécifiques stipulés ultérieurement par une circulaire.
<Colloque « Pesticides, agriculture et environnement » avec N. OLLIN. JL. FENART
L’économie liée à la réduction de l'utilisation des pesticides a été évaluée à 725 M€ par an pour les agriculteurs, pour -11 à 16 % de phytos. Les industriels ne perdraient rien car ils développeront des matières actives plus rentables. L’intervention de notre représentant sur le retrait de l'amendement dans la LOA au sujet de l'encadrement sur les publicités des pesticides, ainsi que sur l'exportation de molécules dangereuses pour l'environnement, a été écoutée et appréciée. G. Gaudin, journaliste en grandes cultures, a souhaité poursuivre la discussion.
<Groupe de travail ONIFLHOR « évolution des fonds opérationnels », A. DELMAS
Les organisations de producteurs (OP) ont de moins en moins accès aux fonds opérationnels (FO), qui sont inscrits dans une logique de développement plutôt que d’aide au fonctionnement. Ainsi, certaines OP doivent rembourser les fonds suite à des contrôles. Il est proposé de rédiger un guide de contrôles commun aux 4 organismes qui les réalisent, afin de les harmoniser ; le risque est de cristalliser certaines contraintes. L’assouplissement des règles sur le statut des OP en relevant le plafond de vente directe ne rassemble pas l’unanimité. La proposition de la CR d’étendre les FO aux producteurs indépendants ne convient pas non plus à tous, on le comprend aisément…
<Groupe de travail ONIFLHOR « analyse des marchés », A. DELMAS
L’évolution actuelle du marché dépend fortement des négociations internationales en cours. Les crises sont récurrentes et la filière s’enferme dans une logique d’augmentation des volumes pour rendre les prix plus attractifs, alors qu’il est impossible d’être compétitif avec des pays comme la Chine ! D’autant plus que la consommation de produits nationaux intéresse de moins en moins les Français. La proposition de la CR de distribuer des fruits dans les écoles pour redonner le réflexe de la consommation aux jeunes a été saluée, notamment par le Ministère, qui y voit une avancée en terme de santé publique. Des actions similaires pour le lait sont déjà financées par l’UE.
<Section assurance des non salariés agricoles contre les accidents du travail, O. DAMOISEAU
Le nombre d’affiliés est en baisse de 1,9 %. On compte environ 40 000 accidents ou maladies professionnelles par an. Pour les non-salariés, le délai de carence de 7 jours pour arrêt de plus de 10 jours est supprimé. Mr Rio (représentant de la MSA) demande l'abaissement (sic !) du seuil de passage au réel, arguant que les agriculteurs au forfait sont trop bien lotis et en profitent... La Fédé approuve ! On aura tout entendu !
<Commission des comptes de l’agriculture : comptes prévisionnels pour 2005, Paris. F. LUCAS
L’ambiance de cette réunion était particulièrement lourde. Chacun, y compris les hauts fonctionnaires, a semblé prendre conscience de la gravité de la situation économique faite aux agriculteurs. F.LUCAS a rappelé qu’aucune autre catégorie sociale n’avait connu une telle dégringolade de ses ressources durant sept années consécutives et que cela ne pourrait plus durer très longtemps avec un risque d’explosion sociale et aussi des orientations de repli, voire de non production qui auraient un effet de dominos sur le reste de l’économie et sur l’emploi. Il a également demandé que la Commission se saisisse de la question de la rentabilité économique des différentes formes de biocarburants pour les agriculteurs. Enfin, il a attiré l’attention des membres sur le caractère ubuesque des DPU appelés à rentrer dans les bilans des exploitations à la valeur de l’euro symbolique pour les uns, à la valeur (fluctuante et subjective) d’achat pour les autres, sachant que rien ni personne n’en garantit la pérennité et la valeur.
<Communiqué de presse : « Revenu 2005 des agriculteurs en chute libre. L’élimination des paysans va s’accélérer »
 
                                                Vendredi 16 décembre 2005
 
<Colloque épandage des boues. M. SOYER
<Commission des produits antiparasitaires, Paris. D. ROQUES
 
                                                Lundi 19 décembre 2005
 
<Rencontre avec le président, le directeur et le responsable de l’antenne de Valence du comité économique du Bassin Rhône-Méditerranée (BRM). JL OGIER, JP BEGOT, P. LAVERLOCHERE, A. DELMAS
Les analyses présentées par la CR ont recueilli dans leur ensemble l’approbation du BRM. Cette rencontre pourrait aboutir à une coopération intéressante sur certains dossiers.
<Communiqué de presse : « Sommet OMC et sommet de l’UE : L’agriculture en sursis »
 
DATES À RETENIR :
 
Assemblées Générales :                 CR 89 : 11 janvier, Véron                   CR 17 : 19 janvier, Saintes
Congrès de l’OPG : le 26 janvier, Crépy-en-Valois (60)
 
POINT SUR LES MOTIONS :
Nous vous avons fait parvenir cette année (Lettres d’infos n°8, 10 et surtout 18) une motion sur les contrôles pulvérisateurs et une motion sur les semences de ferme à présenter en session de chambre d'agriculture. A ce jour, nous n'avons eu que très peu de retour. Nous souhaiterions faire le point à ce sujet (Quels départements ? Quels résultats ? Si non déposées, pour quelles raisons ? Etc.).
N’oubliez pas que les motions déposées avant les élections 2007 peuvent être d'excellents arguments pour la campagne à venir, montrant ainsi le travail de la CR qui défend les intérêts des paysans et s'oppose à l'inertie ou à la complicité des chambres détenues par la FD.
 
VOS CONTACTS :
 
Pôle technique :                                  Florence Caillens                       * : florence.caillens@coordinationrurale.fr
Cellule communication :&n