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Présentation

Mercredi 1 mars 2006
Coordination RuraleSyndicat
Union Nationale
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
Auch, le 28 février 2006
N/Réf : FL/MCE 06-02/17
 
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
 
Objet : Sauvegarde des semences fermières, patrimoine mondial le plus précieux
 
Monsieur le Président de la République,
 
Tout a commencé il y a 8 à 10.000 ans, quand des humains eurent l’idée qui changea le monde : semer quelques graines, puis vraisemblablement les regarder pousser, les surveiller, les protéger avec amour jusqu’à la récolte. L’agriculture et le paysan étaient nés. L’homme se différenciait radicalement de l’animal en produisant sa nourriture. Lorsqu’il récolta plus que les besoins de sa famille, d’autres hommes libérés de la cueillette et de la chasse purent se consacrer à d’autres activités et l’on bâtit des villes. Ainsi naquirent nos civilisations, nos cultures, dont l’agri-culture est partie intégrante et constitutive. Utilisant cette faculté merveilleuse de pouvoir ressemer et reproduire leur récolte, les paysans ont ainsi, au cours de plusieurs millénaires, patiemment sélectionné les plantes que nous cultivons aujourd’hui.
 
Les sélectionneurs actuels n’ont fait qu’utiliser ce travail et les gènes existants. Ils n’ont en rien inventé le vivant qui doit être considéré comme le patrimoine mondial le plus précieux. Si vous achetez un reproducteur sélectionné avec des papiers garantissant ses origines, que ce soit un cheval, un chien, un taureau, un chat…. vous le paierez beaucoup plus cher, réglant ainsi à l’obtenteur ses frais de « recherche » et de sélection mais vous aurez ensuite le droit de le faire reproduire et de disposer de sa progéniture. C’est la loi de la nature, de la vie. Il est donc de notre devoir de vous alerter sur la gravissime tentative de hold-up des firmes semencières sur les semences de fermes.
 
Cette tentative de mainmise sur le vivant est quasi sacrilège ; elle remet en cause les fondements de la vie, du métier de paysan, de notre civilisation, de nos cultures. Si par malheur 2 ou 3 transnationales, protégées par des lois scélérates, parvenaient ainsi à s’accaparer ce bien si précieux et devenaient détentrices de l’arme alimentaire, c’est l’avenir même de l’humanité qui serait menacé, car la concentration monopolistique des semences conduirait à une baisse considérable et terriblement dangereuse de la biodiversité. Il est aussi évident que des centaines de millions de petits paysans seraient obligés d’abandonner leur métier, avec toutes les conséquences que l’on sait.
 
C’est donc un véritable crime contre la nature, nos cultures et l’humanité que quelques affairistes essaient de commettre en vous abusant par des propos fallacieux.
 
Nous vous en supplions, ne soyez pas complice de ce forfait. Nous vous demandons de vous opposer au projet de loi sur l’obtention végétale qui sera discuté à l’Assemblée Nationale le 08 mars prochain.
 
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.
 
 
Jacques LAIGNEAU
 
Président d’honneur de la
Coordination Rurale Union Nationale
 
Copie Députés
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Samedi 25 février 2006
 
Coordination RuraleSyndicat
Union Nationale
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
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NRéf : FL/FB - 06/03-20
 
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
 
La CR demande des prêts à taux zéro pour les aviculteurs
 
 
 
Lors du CSO qui s’est tenu ce matin, la Coordination Rurale a demandé que soit étudié un dispositif d’urgence de mise à disposition de prêts à taux zéro pour les aviculteurs. Elle a par ailleurs demandé que ces prêts soient cautionnés par la société Unigrains, compte tenu du fait que ces mesures, déjà pratiquées à l’occasion d’autres crises, se heurtent généralement à la réticence des banques.
 
En effet, l’ampleur de la crise financière que traversent les aviculteurs est telle que l’on sait d’ores et déjà que les aides annoncées, qui sont très limitées par les règles de minimis européennes (3000 € au maximum par exploitation toutes activités confondues sur 3 ans), seront largement insuffisantes pour empêcher un nombre considérable de cessations d’activité si rien n’est fait rapidement pour porter secours aux éleveurs de volailles.
Pour sa part, Unigrains pourrait porter sa caution compte tenu de sa mission de développement de la consommation des céréales, y compris chez les éleveurs.
 
Le Ministre de l’Agriculture a pris bonne note de cette demande et a promis de l’étudier dans les meilleurs délais.
 
La proposition formulée par la CR permettrait à la solidarité nationale de s’exercer concrètement vis-à-vis de tous les professionnels concernés, y compris les aviculteurs indépendants, en ne restant pas limitée à des effets d’annonce. La caution d’Unigrains, quant à elle, traduirait un acte de foi dans l’avenir de l’aviculture française et représenterait un beau geste de solidarité au sein du monde agricole.
 
 
Le 9 mars 2006 à 14 h 50
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Lundi 20 février 2006
Coordination RuraleSyndicat
Union Nationale
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
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NRéf : FL/FB - 06/02-11
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Peste aviaire : il faut sauver nos éleveurs !
 
 
Après la découverte d’un canard mort porteur du H5N1 en France, les pouvoirs publics, après avoir pris les mesures qu’ils jugeaient nécessaires en matière de principe de précaution, doivent désormais en assumer la pleine responsabilité auprès des éleveurs.
 
Le Conseil des ministres européens réuni aujourd’hui ne doit pas se laisser influencer par le désintérêt affiché de « notre » commissaire européen, Mariann Fischer-Boel, qui estime suffisantes les mesures d’aides. Il s’agit au contraire de confirmer la bonne volonté qu’ils avaient montrée en janvier en adoptant sans débat le cofinancement à 50% des mesures vétérinaires financées par les Etats-Membres, dont l’abattage, la destruction de produits dérivés ou aliments, la désinfection des bâtiments et des équipements. Encore faut-il que la France décide effectivement d’apporter son soutien aux producteurs. Il ne suffit donc pas pour le gouvernement français de s’intéresser aux « entreprises de l’amont et de l’aval » en finançant le chômage partiel, mais bien de s’intéresser au premier maillon de la filière, à savoir les éleveurs, déjà fragilisés par la crise qui dure depuis des années. Les surcoûts liés au confinement et le manque à gagner du fait de la baisse des ventes et de l’allongement des vides sanitaires doivent être eux aussi intégralement compensés. La CR souhaite rencontrer au plus vite le Ministre de l’Agriculture afin de lui exposer ses propositions et revendications.
 
Enfin, la baisse de consommation qui, avant cette découverte, s’élevait à près de 20% pour les poulets entiers, risque de s’accentuer alors qu’elle demeure parfaitement injustifiée. La CR rappelle l’urgence et l’importance de communiquer sur cette maladie de façon objective pour rassurer les consommateurs et éviter une psychose inutile. A l’heure actuelle, aucune volaille d’élevage n’est atteinte de la forme hautement pathogène de la peste aviaire, le virus est détruit par une cuisson de 70°C et la maladie n’a été transmise à l’homme qu’au sein de populations dont les conditions de vie et d’hygiène restent incomparables aux nôtres. Consommer de la volaille française reste un plaisir absolument sans danger.
 
 
Le 20 février 2006 à 14 h 35
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Dimanche 19 février 2006
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Lundi 13 février 2006
Coordination RuraleSyndicat
Union Nationale
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
NRéf : FL/FB - 06/02-08
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Influenza aviaire
Il est urgent d’agir
 
 
Alors que l’influenza aviaire semble arriver en Europe, la CR rappelle trois points très importants :
 
1)     La lutte contre cette maladie passe par une aide aux pays où elle a pris naissance et où elle continue de se répandre. Cette aide doit porter sur la vaccination des volailles et sur le financement de leur abattage dans les zones contaminées. Voilà un sujet qu’on aurait aimé voir traité lors du récent sommet de Davos mais les énergies des élites de l’économie et de la politique semblent plus faciles à mobiliser sur des accords commerciaux que sur des sujets plus humanitaires, voire humanistes. Parallèlement, il est évidemment indispensable de mener un contrôle strict des importations illégales d’oiseaux vivants.
 
2)     Cette maladie des volailles ne présente pas de risques pour les consommateurs compte tenu de nos modes de consommation et de l’efficacité de notre réseau d’épidémio-surveillance.
 
3)     Il convient dès maintenant d’apporter un soutien financier public aux éleveurs français pour leur permettre de surmonter cette crise. Sinon ils risquent de disparaître avec des conséquences graves et irrémédiables sur le plan économique et social. La France ne peut s’offrir le luxe de voir sombrer un pan d’activité et de production aussi important.
 
La CR lance donc un appel à la responsabilité des pays développés et à la sagesse des consommateurs. Elle demande au gouvernement français de mener une action énergique pour résoudre rapidement ce problème.
 
 
 
Le 13 février 2006 à 16 h 10
par CRUN publié dans : Coordination Rurale
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Vendredi 10 février 2006
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
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NRéf : 06/02-07
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
OGM : Une accélération sans visibilité
 
 
Alors que les premiers essais de culture de maïs OGM en plein champ remontent à 1991, voilà quinze ans, le projet de loi sur les OGM, élaboré en catimini, qui vient d’être adopté en Conseil des Ministres révèle les carences des gouvernements successifs dans la gestion de cet important sujet. L’Etat s’est contenté de laisser aux firmes semencières privées le soin d’expérimenter et d’évaluer ces OGM sans assumer son évidente responsabilité.
 
Alors qu’il ne s’est toujours pas donné les moyens d’apprécier scientifiquement et objectivement les impacts et les risques de ces transformations génétiques, il propose une loi qui organise la cohabitation entre les cultures OGM et non OGM en exonérant de manière surprenante la responsabilité des semenciers, auteurs de ces manipulations et donc producteurs du risque. Celle-ci est transférée aux agriculteurs qui cultiveront les OGM, même si cette « responsabilité sans faute » sera couverte par un fonds d’indemnisation qu’ils financeront eux-mêmes ! …
 
Preuve de l’ignorance des risques potentiels, notamment dus à la dispersion naturelles des pollens, la loi vise la seule responsabilité vis-à-vis du risque économique de pollution d’un lot authentique sans évoquer tous les risques bien plus graves encourus en matière d’environnement et de santé publique On ne saurait mieux dire que l’on avance dans l’inconnu en piétinant le principe de précaution.
 
Alors que l’immense majorité des Français, producteurs y compris, attendent une réglementation qui permette de garantir rapidement un retour à des produits garantis à 100% sans OGM, il s’agirait, avec cette loi, de s’habituer à considérer comme normale une pollution consentie et généralisée qui ne fera que croître. Il s’agit en fait de donner un grand coup d’accélérateur en faveur des OGM alors qu’il n’y a aucune visibilité.
 
Hasard du calendrier, au moment même où le gouvernement présente son projet de loi sur les OGM, l’OMC met l’Union Européenne en demeure de se mettre en conformité avec ses obligations commerciales internationales, en levant ses moratoires sur les OGM des pays tiers. L’intrusion brutale et inopportune de l’OMC dans un débat qui concerne d’abord et avant tout les producteurs et les consommateurs européens (qui, dans une très grande majorité, ne veulent pas consommer d’OGM) prouve une fois de plus que l’OMC n’a rien à faire dans l’agriculture. La revendication ancienne et fondamentale de la CR en faveur de « l’Exception agriculturelle » trouve ici encore une nouvelle justification.
 
 
Le 10 février 2006 à 12 h 35
par CRUN publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Samedi 7 janvier 2006
 
COMMUNIQUE

Il faut un débat sérieux sur la TVA sociale

La Coordination Rurale se félicite que le Chef de l’Etat ait enfin lancé le grand chantier de la réforme du mode de financement de la protection sociale. Cette question essentielle doit être abordée sérieusement et sans tabou. Pour sa part, la CR plaide depuis plus de 8 ans pour que l’on débatte sérieusement de la TVA sociale dans notre pays (*).

Il n’est plus possible de continuer à faire reposer le coût de la protection sociale uniquement sur les salaires. Notre société a changé et n’assure plus, malheureusement, le plein emploi, loin s’en faut. A cela s’ajoute le vieillissement de la population ce qui induit un rapport entre les actifs et les inactifs de plus en plus défavorable. Dans un tel contexte, il est indispensable d’adapter et de moderniser le mode de financement de la protection sociale. Il serait même suicidaire de ne rien faire si l’on souhaite maintenir le système de solidarité qui est le fondement même de notre pacte social. Une réforme s’impose donc et elle est urgente. Elle doit être menée en concertation avec les partenaires sociaux sans éliminer aucune hypothèse a priori.

La TVA sociale offre un grand nombre d’avantages (**) en faveur de l’emploi et d’une vitalité retrouvée pour notre économie. Elle répartit les charges sur l’ensemble de la population et non plus sur les seuls actifs. Elle constitue une des rares mesures structurelles qui soit à notre portée pour se prémunir contre les effets négatifs de la mondialisation en modifiant les termes de l’échange en faveur de la compétitivité des entreprises françaises. En effet, en la mettant en application, nos exportations hors TVA seraient allégées du coût de nos charges sociales tandis que les produits importés, soumis à la TVA, participeraient au financement de notre protection sociale.

La CR réitère sa proposition d’expérimentation de ce système sur le secteur de l’agriculture dont le taux de TVA est extrêmement réduit (5,5%) et dont la compétitivité est handicapée par le poids des charges sociales, en particulier dans le secteur sinistré des fruits et légumes.

(*) La TVA sociale consiste à financer une partie ou la totalité des cotisations sociales par des points supplémentaires de TVA prélevée sur la consommation de manière à diminuer le coût du travail. Pour sa part, la CR plaide pour un transfert important concernant les cotisations aussi bien patronales que salariales, car elle pense qu’il est important de prendre rapidement des mesures structurelles en faveur du pouvoir d’achat. L’impact d’une telle mesure est évidemment difficile à estimer car la mise en œuvre de la TVA sociale modifie totalement la formation des prix de revient des entreprises, et particulièrement des entreprises de main d’œuvre. C’est pourquoi la CR plaide pour une expérimentation en agriculture qui permettrait de mettre en évidence le cercle vertueux qu’une telle mesure pourrait enclencher dans l’économie française.
(**) voir notre dossier TVA sociale sur le site internet www.coordinationrurale.fr

Le 06 janvier 2006 à 15 h 15
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Samedi 24 décembre 2005

LA  F.N.S.E.A , PAR SON ABSENCE, EN ETANT CONTRE  LES SEMENCES FERMIERES CONTINUE DE DEFENDRE BECS ET ONGLES LES FILIERES ET LES INDUSTRIELS CONTRE L'INTERET DES AGRICULTEURS.

 

C.N.D.S.F   Coordination Nationale pour la Défense des Semences Fermières.

Bonjour
 
Je vous joins un courrier de Jean Pierre Delage et Michel Geray nous invitant à ne pas faiblir et à ne pas baisser la garde vis à vis des nouvelles menaces qui planent sur le droit à la reproduction de la semence à la ferme. Nous savons que l’association des semenciers européens fait le forcing auprès de la Commission européenne pour demander un nouveau règlement européen, demandant la suppression pure et simple du droit à la reproduction. Les motions pour la défense de la semence de ferme deviennent plus que pertinent à faire adopter dans les sessions chambres.
A mon niveau, j’avais reçu quelques vœux des départements qui avaient approuvés ces motions, merci de nous faire savoir si d’autres ont été votés  ou en cours, afin de dresser le bilan le plus exhaustif possible.
 
Cordialement
 
Olivier Clément
Animation CNDSF
Tél / fax : 01 43 62 71 34
 
 
 
Motion Semence de Ferme Chambre d’Agriculture
 
La CNDSF est une organisation parfois peu connue de nos syndicats départementaux. Il faut rappeler qu’elle fut créée suite à l’accord du 4 juillet 1989 qui interdisait l’activité des artisans trieurs à façon ainsi que l’activité triage en CUMA.
Grâce à son action, cet accord ne fut pas appliqué.
 
Depuis, la CNDSF s’est employée à combattre tous les moyens visant à restreindre le droit des  agriculteurs à reproduire les semences. Elle a obtenu gain de cause devant la justice contre certaines firmes qui réservaient leur produit de traitement de semences aux semences certifiées.
 
Récemment, une nouvelle affaire de ce genre a été réglée en intervenant auprès de la Direction de la Protection des Végétaux.
 
Fin 2004, la CNDSF a demandé aux syndicats agricoles qui la composent de proposer une motion aux Chambres d’Agriculture visant à soutenir la pratique de la semence de ferme, et sa reconnaissance par les Organismes Stockeurs en matière de traçabilité.
 
Si vous n’avez pas encore déposé cette motion auprès de votre Chambre, il est encore temps ; nous avons rédigé les grandes lignes de la motion, qui peut être adapté au contexte local.
 
Par contre, il est très important pour nos actions futures de nous informer de l’action de votre syndicat et des résultats si la motion a été déposée (sachant que nous avons intercepté un contre-argumentaire du GNIS destinée aux adversaires de la semence fermière dans les Chambres).
 
Votre information nous est d’autant plus précieuse, que lors de notre participation à un séminaire européen organisé par l’Office communautaire de variétés végétales avec le soutien de la Commission Européenne. L’ESA (association européenne du semencier) a demandé la suppression de « l’exception agricole » du règlement européen. En clair, l’interdiction de la pratique de la semence de ferme.
 
Même si on peut penser qu’une telle mesure mettrait le feu aux campagnes et pourraient s’avérer contre-productive pour le semencier, il faut s’attendre à une demande de restriction significative.
 
La CNDSF est composée de la Confédération Paysanne (CP), la Coordination Rurale (CR) le MODEF, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB), le Syndicat des Trieurs à Façon de France (STAFF), Fedération Nature et Progrès, Syndicat de l’Agriculture Bio-dynamis (SABD)
 
 La   F.N.S.E.A   BRILLE PAR SON ABSENCE!
Contacts :
Jean Pierre Delage
Michel Geray, porte-parole : 06.16.49.50.29
 
 
par J.C Désesquelles publié dans : coordinationrurale60
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Lundi 19 décembre 2005
COMMUNIQUE
 
Sommet OMC et sommet de l’UE :
L’agriculture en sursis
 
 
Les accords de ce week-end obtenus « à l’arraché » à Hong-Kong et au sommet européen de Bruxelles ne sont pas une bonne nouvelle pour les agriculteurs.
 
Les dirigeants européens, qui se félicitent d’une Politique Agricole Commune apparemment garantie dans son principe et son financement jusqu’en 2013, devraient s’inquiéter de ce qu’il en adviendra ensuite. Si pour la classe politique cette échéance semble lointaine, pour les agriculteurs c’est demain. Ceci est d’autant plus vrai que l’accord de Bruxelles laisse planer un sérieux doute sur la possibilité d’atteindre cette date sans retomber dans les marchandages de budget agricole à l’occasion du réexamen des dépenses de l’UE prévu par ce même accord en 2008 ou 2009.
 
La conclusion de Hong-Kong marque, hélas, un pas de plus vers l’ultralibéralisme appliqué à l’agriculture. L’OMC n’a pas reconnu le droit des  agricultures à s’organiser et à se protéger ni le droit souverain des pays à gérer leur propre alimentation.
 
L’Exception Agriculturelle réclamée par les peuples n’a pas été reconnue par la poignée de négociateurs aveuglés par le mirage des progrès supposés du libre échangisme dont le résultat visible est cependant accablant : la faim et la misère ne font que progresser et alimenter les conflits. Elles poussent les plus pauvres vers l’émigration pour tenter d’échapper au sort que leur  réservent les marchands qui veulent diriger le monde.
 
La Coordination Rurale constate que les concessions de l’UE à Hong-Kong signent la fin de la prétendue vocation exportatrice de l’agriculture européenne tant mise en avant par la France et qui a placé l’Europe en situation d’accusée lors des négociations.
 
Si l’UE veut garder son agriculture après 2013, il lui revient maintenant de préparer d’urgence son plan B pour une véritable PAC du XXIème siècle basée sur la préférence communautaire et le rééquilibrage de ses productions - moins de céréales et plus d’oléoprotéagineux - et intégrant la nécessaire autonomie  énergétique de son agriculture. Cela ne lui sera  possible qu’en affirmant son droit à l’autosuffisance alimentaire et en reconnaissant le droit des agriculteurs à vivre du fruit de leur travail et donc à vendre leurs productions à des prix rémunérateurs.
 

 

Le 19 décembre 2005 à 15 h 40

par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Jeudi 15 décembre 2005
COMMUNIQUE
 
REVENU 2005 DES AGRICULTEURS EN CHUTE LIBRE
L’élimination des paysans va s’accélérer
 
La ferme France se déleste tous les ans d’un grand nombre de ses agriculteurs mais malgré cela elle ne parvient plus à stopper la baisse continue du revenu de ses paysans et ce pour la septième année consécutive.
 
En 2004 le biais des estimations statistiques du revenu agricole intégrait en effet une hausse surréaliste et provocatrice du revenu de la viticulture de 42%, déguisant ainsi en baisse déjà sérieuse la dégringolade réellement entamée.
 
Aujourd’hui il faut payer la facture du réalisme et les statistiques ne peuvent plus mentir ; le chiffre tombe telle une massue : le revenu des agriculteurs en 2005 s’effondre de près de 20% par rapport à celui de l’an dernier !
 
L’horizon des campagnes est obscurci, les vocations agricoles étouffées et même les plus optimistes des agriculteurs installés désespèrent :
-          Dans la meilleure des hypothèses et en l’absence de l’Exception Agriculturelle les négociations de l’OMC ne feront que confirmer la chute du revenu agricole.
-          Les effets de la nouvelle Politique Agricole Commune destructeurs de revenu ne font que commencer à se faire sentir puisqu’il y a encore à venir – 4% puis – 5% de réduction des aides européennes en 2006 et 2007 sans compter les prélèvements sur les Droits à Paiement Unique en 2006.
-          L’inflation du coût de l’énergie, les charges engendrées par la normalisation ou la conditionnalité européenne des aides vont aussi poursuivre l’érosion de la rentabilité agricole.
-          Et ce n’est pas la création du fonds agricole ni le recours accru aux cotisations volontaires obligatoires suggérés par la toute prochaine Loi d’Orientation Agricole qui seront la bouée de sauvetage qu’attendaient les paysans français.
 
C’est la faillite totale de 20 ans d’erreurs de politique agricole et le mal est profond. La Coordination Rurale alerte solennellement le gouvernement et le Président de la République sur le risque d’explosion sociale et de déstructuration irrémédiable de notre agriculture.
Nos campagnes sont atteintes dans ce qu’elles ont de plus précieux : la foi des agriculteurs en l’avenir. Eux qui n’ont jamais reculé devant l’obstacle parce qu’ils se sentaient soutenus sont maintenant saisis par le doute et la crainte de la ruine.
 
Dès 1992 les agriculteurs de la CR l’avaient affiché au bout de leurs champs :
« Pas de pays sans Paysans ».
 

 

Le 15 décembre 2005 à 11 h 55

 

par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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