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La C.G.B plante ses adhérents et déracine la filière sucre!
Lu dans: " Le Betteravier ".
Après la girouette Lemétayer, la Girouette Fievez (CGB).
Encore un vassal de la Fédé qui constatant l'inutilité de son syndicat, prône le retour aux prix rémunérateurs sans y penser un seul instant.
Hier, ces mêmes responsables s'enorgueillissaient d'avoir sauvé la filière sucre par un accord sur une baisse drastique des prix pour faire tourner les usines au détriment du revenu des planteurs; aujourd'hui, ils veulent des prix.
Tout ceci n'est qu'une manoeuvre électorale qui vise à conserver un pouvoir stalinien vieux de 60 ans.
Il est temps que les agriculteurs se débarrassent de ses despotes avant que la Fédé continue de se débarrasser d'eux à train d'enfer.
PS: M. Fievez: n'oubliez pas votre cotisation symbolique de 100 euros *
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La CR en 20 questions
Syndicalisme
1. Qu’est-ce qui différencie la CR des autres syndicats ?
La CR est un syndicat d’agriculteurs, indépendant de toute organisation économique
ou politique. Ses positions, prises en toute liberté, ne tiennent compte que de l’intérêt
des agriculteurs. Au contraire, la FNSEA et les JA cherchent toujours à contenter les
intérêts des filières, ce qui les amène trop souvent à prendre des positions opposées
à celles des agriculteurs (baisse des prix, taxes, CVO,intégration…). Pour sa part, la
Confédération Paysanne aborde les problèmes de manière idéologique, en opposant
souvent les petits aux gros. Elle prend également des positions qui relèvent parfois plus
d’une association écologiste que d’un syndicat agricole.
2. De quel bord politique est la CR ?
La CR est un syndicat totalement apolitique. Elle a toujours donné les preuves de son
indépendance politique : jamais de consigne de vote en faveur d’un parti, liberté totale
de ton et de comportement, quel que soit le pouvoir en place. Pour la décrédibiliser ou
la diaboliser, on a tenté de lui coller une étiquette « extrême droite ».
Pourtant, curieusement, c’est dans les régions Alsace et PACA qu’elle est le moins
implantée, au contraire de la FNSEA. La CR joue activement son rôle de syndicat
représentatif en dialoguant avec tous les grands partis, afin de défendre sa vision de la
politique agricole.
3. Pourquoi avoir créé un syndicat supplémentaire ?
En 1992 la CR n’était pas un syndicat mais une coordination, comme son nom l’indique.
Avec pour mot d’ordre «Tous unis», elle voulait fédérer tout le monde rural contre la
PAC 92. Elle ne s’est transformée en syndicat que 2 ans plus tard, car elle ne pouvait
pas abandonner les agriculteurs qui lui avaient fait confiance et qui se sentaient trahis
par les syndicats existants.
4. Un syndicat de plus, n’est-ce pas un facteur de division alors
qu’il faudrait que les agriculteurs combattent tous ensemble ?
Dans le domaine agricole comme ailleurs, le pluralisme syndical, qui est un des acquis
de la démocratie, n’empêche pas les combats communs. Le pluralisme syndical est
préférable à la dérive de la cogestion menée par un syndicat unique qui prétend à tort
parler au nom de tous les agriculteurs.
Agriculture et environnement
5. Quelle est la position de la CR sur les OGM ?
Il est inutile de braquer les consommateurs contre nous avec les OGM. Ils sont un réel
danger pour les producteurs dans la mesure où c’est leur propre responsabilité qui serait
engagée en cas de sinistre en tout genre. D’ailleurs aucune compagnie d’assurance
au monde n’accepte de couvrir ces risques. Il faut comprendre que la culture de maïs
OGM ouvrirait la voie à une généralisation des OGM sur toutes les espèces végétales
à l’horizon d’une quinzaine d’années. Que deviendraient alors nos semences fermières ?
Personne n’est capable d’imaginer les risques éventuels de tels cocktails sur
l’environnement et la santé… Une seule certitude : celle de l’irréversibilité des
contaminations biologiques. Dans l’immédiat protégeons-nous des importations de
maïs américain comme nous l’avons fait vis-à-vis de la viande hormonée. Jouons la
différence, nous avons tout à y gagner en n’oubliant pas de continuer à utiliser notre
savoir-faire en matière de sélection et d’hybridation !
6. Quelle est position de la CR sur les biocarburants ?
Les biocarburants industriels ne pourront jamais assurer la sécurité énergétique de
l’Europe qui ne dispose déjà pas des terres suffisantes pour son autonomie alimentaire
(importations massives de tourteaux et d’huile). Par ailleurs, les filières diester et
éthanol ne peuvent garantir un prix rémunérateur des grains aux agriculteurs, sans
une importante défiscalisation, vouée à se réduire. La CR est convaincue que seules
les filières courtes peuvent être rémunératrices pour les agriculteurs. C’est pourquoi
elle milite pour la libre commercialisation des huiles végétales pures comme carburant
agricole et des grains et tourteaux à usage alimentaire ou combustible. Pour la CR,
l’enjeu majeur à venirest de continuer à nourrir les populations une fois le pétrole
devenu rare. C’est donc à la recherche de l’autonomie énergétique de l’agriculture
qu’il est urgent de travailler.
7. Quelle est la position de la CR sur les produits phytosanitaires ?
Les produits phytosanitaires ne sont pas fabriqués par les agriculteurs mais par les
industries chimiques, qui ont demandé et obtenu une homologation des pouvoirs
publics. De plus, leur coût est tel que l’agriculteur n’a aucun intérêt à augmenter ses
charges en « forçant » sur les dosages. Il faut donc rappeler le rôle et les
responsabilités de chacun et cesser de traiter les agriculteurs de « pollueurs ».
Ceux-ci ne font qu’utiliser à bon escient les produits autorisés pour faire leur métier
de producteurs dans un contexte économique très difficile.
8. Quelle est la position de la CR sur l’irrigation ?
L’eau pour les plantes, c’est la vie !Contrairement aux autres syndicats agricoles,
la CR défend l’irrigation sans aucun complexe à partir du moment où elle respecte
les équilibres vitaux en évitant l’assèchement des cours d’eau ou des ressources
en eau potable. En effet, l’irrigation régularise les rendements, assure la bonne
utilisation des fertilisants, augmente l’hygrométrie de l’air et réalimente les nappes
phréatiques par les lacs collinaires et l’eau pompée dans les rivières (qui sans cela
irait se perdre dans la mer). Les cultures irriguées ne représentent que 4 % des
besoins en eau de l’agriculture et sont moins exigeante en eau que les forêts !
9. Quelle est la position de la CR sur les nitrates ?
La CR se bat pour la révision de la norme nitrates, car celle-ci a été établie de manière
empirique dans les années 50. Alors que la directive nitrates a des conséquences très
lourdes sur les dépenses d’investissement des agriculteurs et des collectivités, elle
n’est pas appliquée en totalité : la révision de la norme « en fonction de l’état de la
science » et la constitution d’un comité scientifique n’ont jamais été suivies d’effet.
Parallèlement, la CR combat en faveur de la réhabilitation des nitrates, accusés à tort
d’être toxiques (ils sont contenus en quantités importantes dans certains légumes dont
on recommande la consommation).
10. Quelle est la position de la CR sur l’agriculture raisonnée ?
L’agriculture raisonnée est une double escroquerie : d’image d’abord et envers les
consommateurs (faux bio) ensuite. La CR prône une agriculture raisonnable plutôt
que raisonnée : les agriculteurs sont des hommes responsables, ils n’ont pas besoin
d’être « certifiés » ou « qualifiés », premier pas vers l’intégration, pour respecter
l’environnement et ce sont eux qui sont les plus à même de prendre les bonnes
décisions pour leur ferme.
11. Que dit la CR sur le droit de propriété et le contrôle des structures
(SAFER-CDOA) ?
La CR est le seul syndicat agricole à défendre le droit de propriété sans ambiguïté.
Elle est opposée à la politique des structures, aux CDOA et aux autorisations
d’exploiter. Elle demande une limitation du champ d’intervention des SAFER aux
actions d’intérêt public, comme les infrastructures routières ou ferroviaires.
Elle a combattu l’institution du fonds agricole par la dernière loi d’orientation
agricole.
Politique agricole (nationale et européenne) et OMC
(Organisation Mondiale du Commerce)
12. La CR est-elle contre la PAC (Politique Agricole Commune) ?
Absolument pas, bien au contraire. La CR a toujours inscrit sa réflexion au niveau
européen. Le problème ne vient pas de la PAC, mais de la réforme révolutionnaire
de la PAC en 92. L’Union européenne a des atouts considérables à faire valoir en
matière agricole : c’est le premier marché de consommateurs solvables au monde
, elle dispose d’une extraordinaire diversité de terres et de climats, qui lui permettent
de produire une bonne partiedes productions dont elle a besoin. De plus, contrairement
à l’Amérique latine il lui est encore possible de se faire valoir comme une zone du
monde majoritairement indemne d’OGM. Avec de tels atouts, on voit bien que l’UE
a tout à gagner d’une bonne PAC qui ne se contente pas de s’adapter à l’OMC.
13. Que faudrait-il faire pour réformer la PAC ?
La dérive de la PAC depuis 1992 est en partie la conséquence de mauvaises analyses
sur la soi-disant surproduction européenne, alors que l’Union européenne ne dispose
pas de la surface agricole utile suffisante pour produire toutes les protéines dont elle a
besoin, notamment pour nourrir son cheptel. La réforme de la PAC implique donc de
rééquilibrer les productions (produire moins de céréales et plus de protéines), de faire
fonctionner de manière efficace les organisations communes de production et de
marchés, de mettre en œuvre la préférence communautaire et d’obtenir l’exception
agriculturelle au plan international. L’objectif est de retrouver des prix rémunérateurs
et de sortir de la désastreuse logique d’assistance des agriculteurs (aides découplées).
14. Que signifie l’exception agriculturelle que défend la CR depuis 1992 ?
Le concept d’ « exception agriculturelle », fait écho à celui d’ « exception culturelle » qui
a été mis en œuvre dans les années 80. Il s’agit de reconnaître que l’agriculture, à
l’instar de la culture, n’est pas une activité qui produit des marchandises dont il suffirait
de libéraliser le commerce au sein de l’OMC. Il y a un très grand nombre de raisons
(vitales car liées à la sécurité alimentaire quantitative ou qualitative, économiques et
sociales …) pour sortir l’agriculture du champ de compétence de l’OMC. C’est pourquoi
la CR milite activement pour que l’agriculture soit plutôt confiée à la FAO
(organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture).
15. Quelles sont les propositions de la CR pour les jeunes
et l’installation ?
La CR est contre les politiques d’installation « gadgets » qui sont menées depuis des
années. L’installation ne se décrète pas : elle est la conséquence heureuse d’une
bonne politique agricole qui génère du revenu (« des prix aujourd’hui, des paysans
demain »). La CR dénonce le fait que moins d’une installation sur deux soit aidée en
France et défend l’installation libre, une formation pratique, la reconnaissance de
l’expérience et entre autres avantages, une DJA (dotation jeune agriculteur) pour tous.
La CR est contre les diplômes barrages, l’EPI (étude préalable d’installation) et les
stages obligatoires pénalisants, ou pire encore, les « examens de motivation »
demandés par les JA Elle demande également la prise en compte du statut du
pluriactif, qui au-delà d’un certain seuil, doit avoir accès aux mêmes avantages que les autres.
16. Quelle est la position de la CR sur le financement de
la protectionsociale ?
La CR demande depuis 10 ans la mise en place d’une TVA sociale pour financer la
protection sociale (remplacement des cotisations sociales sur le travail par une taxe
sur la consommation). Cette mesure permettrait d’alléger les charges d’exploitation
des agriculteurs et améliorerait la compétitivité de l’agriculture française,
particulièrement pour les productions fortement employeuses de main d’œuvre.
Il est nécessaire de modifier le mode de financement des prestations, sans remettre
en cause les principes de solidarité.
17. Quelles sont les propositions de la CR pour les retraités ?
La CR est pour une retraite minimum égale pour tous assurant la possibilité de vivre
décemment, complétée pour ceux qui le souhaitent, par la constitution personnelle de
retraite complémentaire. Malgré des mesures récentes, les retraites agricoles accusent
encore un considérable retard par rapport aux retraites du régime général.
Ceci n’est pas conforme aux objectifs du traité de Rome.
Le problème vient notamment du considérable déséquilibre entre les actifs et inactifs.
C’est pourquoi la CR demande la mise en œuvre de la TVA sociale (voir point
précédent.)
18. La CR est-elle pour quelques grandes exploitations ou beaucoup
de petites fermes ?
Il y a de la place pour tous dans le paysage agricole français, à partir du moment où
chacun peut vivre dignement de son travail grâce à des prix rémunérateurs.
Comme tout secteur économique dans le cadre d’une économie de marché, il est
inévitable que l’agriculture génère des entreprises de tailles et de rentabilité variables.
Vouloir prétendre uniformiser ou limiter la taille des exploitations relève de l’idéologie.
Par contre, la CR considère que la chute de revenu à l’hectare, qui est la conséquence
de la désastreuse cogestion menée par la FNSEA / JA depuis plus de 20 ans, est un
puissant et irrésistible facteur d’agrandissement des exploitations. C’est pourquoi elle
lutte pour l’augmentation du revenu à l’hectare.
19. N’est-il pas trop tard pour sauver les agriculteurs ?
Il n’est jamais trop tard pour bien faire. On peut certes déplorer le temps perdu et les
énormes erreurs d’analyse qui ont été commises et qui ont entraîné la dérive de la PAC
. Mais notre rôle essentiel demeure et c’est un problème d’orientation politique à prendre.
Si les idées de la CR ont le succès qu’elles méritent lors des prochaines élections, la
France, dont toute la représentation politique va être renouvelée avant 6 mois, devra
en tenir compte et les faire valoir à Bruxelles. Il est d’autant plus urgent d’agir que le
mouvement continu de disparition des agriculteurs n’est pas fini.
Question spéciale élection
20. En quelques mots, pourquoi voter CR ?
Les réponses aux 19 questions qui précèdent montrent à l’évidence que seule la CR
se préoccupe vraiment et seulement de ce qui est bon pour les agriculteurs.
Un agriculteur qui veut être sûr d’être bien défendu et qui désire que la politique
agricole Change vraiment ne peut donc que voter pour la CR.
C’est pourquoi nous avons intitulé notre prochain congrès : « 2007 : une occasion
historique pour changer la olitique agricole. »