Recommander

Images aléatoires

Présentation

Mardi 8 septembre 2009 2 08 09 2009 11:10







Note sur les mesures prises dans le cadre du Bilan de santé de la PAC

(septembre 2009)

 

La CR est très inquiète quant à l'évolution de la PAC, cela ne date pas d’hier ! Elle a maintes fois appelé les pouvoirs publics, français et européens, à prendre une initiative politique forte pour la réorienter en s’inspirant de nos propositions pour une PAC du XXIe siècle.

La Commission européenne a persisté dans ses graves erreurs et le manque de courage politique français a conduit à rater l’occasion offerte par le Bilan de santé, pour sanctionner les dérives technocratiques de l'UE et remettre la PAC sur les bons rails. En ajoutant à cela la cogestion calamiteuse entre la FNSEA et le gouvernement, tous les ingrédients de la désespérance agricole étaient réunis.

On a raisonné à l’envers et le fond du problème n’a pas été traité mais il était important d’y participer afin de défendre un choix des modalités le moins mauvais possible.

 

Les mesures ont été pour la plupart finalisées, en voici les principaux éléments.

 

AIDES ANIMALES

Soutien aux surfaces en maïs valorisées par les animaux

Ce soutien réservé aux éleveurs et annoncé en grande pompe sera d’environ 20 €/ha de maïs (ensilage et grain), plafonné à 15 ha et avec un seuil d’éligibilité minimum de 10 UGB (herbivores et granivores). Beaucoup de discussions pour seulement 300 €/exploitation au mieux ! Des points restent en suspens…

 

Soutien à l'herbe (basé sur la référence 2008)

A la base, la CR avait relevé le problème de la cohérence entre ce nouveau soutien et la PHAE, en termes de montant ou encore de critères de chargement.

 

Les montants présentés dans le tableau suivant sont indicatifs, ils n’ont pas encore été confirmés.

 

50 premiers ha

Au-delà des 50 premiers ha

Chargement entre 0,5 et 0,8 UGB/ha

50 €/ha

20 €/ha

Chargement > 0,8 UGB/ha

80 €/ha

35 €/ha

 

Pour ceux dont le nombre d'animaux ne permet pas d'atteindre le seuil minimum de chargement de 0,5 UGB/ha (par exemple pour des élevages situés dans certaines zones soumises à des contraintes géographiques fortes, comme les zones humides), l'aide sera plafonnée à 50 hectares, ce qui n'avait pas été discuté en réunion, et encore moins acté. Le niveau de plafonnement pour ces exploitations devait alors être égal à la surface permettant de ramener le chargement à 0,5 UGB/ha, et qui pouvait donc être supérieure à 50 ha. La CR a demandé au nouveau ministre de retirer cette restriction abusive, les élevages concernés participant pleinement à l'entretien des paysages et à la dynamique économique de ces zones.

 

Soutien au lait de montagne

Cette aide prévue à 20 €/1000 L sera réservée aux éleveurs laitiers dont la SAU est pour 80 % située en zone de piémont, montagne ou haute montagne, ayant livré ou vendu du lait lors de la campagne 2009-2010 et détenteurs d’un quota au 31/03/2010. . Elle sera basée sur le quota comme le souhaitait la CR (au lieu des quantités livrées), et diminuée en cas de dépassement de l’enveloppe. La CR s’est élevée en réunion et auprès du nouveau ministre contre « la différenciation de l’aide à partir de 2011 pour les éleveurs engagés dans la contractualisation », qui est présentée comme étant issue d'un consensus. Non seulement la CR s'y est opposée en temps voulu, mais en plus cela n’a jamais été acté en groupe de travail. Outre la perte de liberté pour l’agriculteur et son intégration, les aides risquent, à travers une baisse des prix, d’être détournées vers l’industrie. A cet égard, la CR avait dénoncé la demande scandaleuse de la FNCL de verser aux coops une part de l’aide pour compenser les surcoûts de collecte. Ce fut l’occasion pour la CR de rappeler son attachement à la totale liberté de choix de commercialisation des producteurs, quels que soient les secteurs.

 

 

 

Aide ovine-caprine

Les enveloppes pour les secteurs ovin et caprin ont été séparées, ce que souhaitait la CR pour ne pas pénaliser un secteur en cas d’un fort développement de l’autre. Le montant de l’aide sera fixé en fin de campagne en fonction du nombre de demandes. Cette aide sera ouverte aux éleveurs détenant pendant plus de 100 jours à partir du 1er février 2010 au moins 25 chèvres ou 50 brebis (correctement identifiées et ayant mis bas au moins une fois ou âgées de plus d’un an, avec la possibilité de prendre en compte des agnelles et chevrettes identifiées dans les 7 jours après leur naissance et dans la limite de 20% du nombre d’animaux pour lesquels l’aide est demandée). Le plafonnement des aides souhaité par la Conf n’a pas été mis en place en ovin, mais a été acté pour les caprins (400 chèvres par exploitation, avec une transparence pour les GAEC). Un critère de prolificité (minimum de 0,5 agneau par brebis/an avec adaptation possible localement, dans la limite de 0,3 minimum) a été introduit. Même s’il ne paraît pas très contraignant en l’état (il pourrait évoluer à 0,7/0,8 en 2013), la CR s’y est opposée par crainte d’augmenter la fréquence des déclarations de naissances. Comme pour le lait de montagne, la FNSEA et les coopératives, veulent conditionner les aides à une contractualisation, soi-disant pour améliorer la qualité des produits : la CR y reste opposée, comme au fait de discriminer quant au montant, les indépendants et les adhérents d’organisations de producteurs (OP). Hélas, la CR n’a pas eu gain de cause.

 

Aide aux veaux sous la mère

Les producteurs ayant produit des veaux label ou bio l’année N-1 pourront déposer leur demande entre le 1er mars et le 15 mai de l’année N. Comme pour les ovins-caprins, le montant de l’aide dépendra du nombre de demandes et ne sera connu qu’en fin de campagne. Contrairement à nos souhaits de voir aidés de la même manière les veaux labellisables et les veaux labellisés, le double de l’aide de base (d’environ 35 €/tête) sera accordée aux seconds. Ainsi, la labellisation effective, qui ne dépend pas du tout de l’éleveur, aura une grande importance ce qui laisse présager des situations très injustes… Les veaux bio seront traités comme les labellisables, avec la même majoration au double en cas d’appartenance à une OP.

 

 

AIDES VEGETALES

Aide supplémentaire aux protéagineux (pois, féverole, lupin doux et légumineuses fourragères dont luzerne)

Cette aide  serait de 150 €/ha en 2010 (125 € en 2011 et 100 € en 2012) pour un total de 400 000 ha. Contrairement à la luzerne qui a été incluse dans la liste des cultures admissibles, la CR n’a pas eu gain de cause pour inclure le soja (oléo-protéagineux considéré ici comme un oléagineux). Les semis doivent être réalisés avant le 31 mai et la récolte après le stade laiteux. Le ministère évoque la possibilité d’un accord interprofessionnel pour prendre « en compte l’utilisation des protéagineux dans l’alimentation animale »...

Ce soutien ne peut pas être considéré comme très ambitieux, notamment vis-à-vis des agriculteurs qui ne cultivaient pas de protéagineux jusque-là et qui devront, pour ensemencer, avoir recours à des achats de semences certifiées dont le coût est de l’ordre de 200 €/hectare. Les surfaces en protéagineux qui sont passées de 320 000  hectares en 2006 à 160 000 hectares en 2008 progresseront, mais essentiellement dans les zones où elles étaient déjà bien installées. On aurait pu s’attendre à un appui plus efficace au développement des protéagineux sur le territoire national. A suivre !

 

Aide à la qualité pour le blé dur

Le montant sera d’environ 30 €/ha, en fonction de l'enveloppe. L’obligation d’utiliser des semences certifiées (surcoût estimé à 70€/ha) a été maintenue malgré la demande de la CR, par soi-disant souci de qualité et de garantie de variété. Les semis doivent être réalisés avant le 31 mai et les cultures entretenues a priori jusqu'au 30 juin.

Il est probable que cette aide ne satisfasse pas plus les semenciers que les agriculteurs, car ces derniers auront tendance à abandonner le blé dur en raison de cette contrainte sur les semences, dans un contexte où le retour aux semences fermières paraît inéluctable.

 

Aide à la diversité des assolements (uniquement en 2010 et sous réserve de l’accord de la Commission européenne)

Cette aide de 25 €/ha de sole cultivée (comme le revendiquait la CR plutôt que de se restreindre aux seules surfaces de cultures éligibles) s’apparente à une MAE rotationnelle d’un an (min. 4 cultures avec chacune au moins 5% de la SAU, dont un oléagineux ou protéagineux) et est créée pour la seule année 2010. Seront éligibles les agriculteurs ayant plus de 70% de COP dans leur SAU, avec un double plafond de 45% de la surface cultivée pour la culture majoritaire, et de 90% pour les 3 cultures les plus présentes. La FOP et l’APCA ont restreint l’accès à cette aide en imposant un seuil élevé de la SAU en COP pour approvisionner leurs usines à diester. La CR a au contraire demandé de rendre la luzerne éligible car elle est bien dans l’esprit de cette mesure. Cette précision n’apparaît pas dans les communications du ministère, ce qui n’est pas de bon augure. A suivre !

L’intérêt de cette mesure est limité car l’introduction d’une culture entraîne dans la plupart des cas une baisse de marge brute. Les 25 € par hectare seront bien insuffisants pour compenser le manque à gagner sur les exploitations.

 

Les modalités de la MAE rotationnelle  évoluent

Cette aide sur 5 ans (32 €/ha/an) n’est pas cumulable avec la précédente. Elle est réservée aux zones de rendement de référence "jachère" < 60 qx/ha, et dans ces zones aux exploitations ayant plus de 60% de leur SAU en COP. Attention : la demande devra être faite en 2010, avec une garantie de paiement jusqu’en 2014. S’engager pour 5 ans dans un contexte changeant est risqué, c’est pourquoi la CR a demandé de la souplesse. Le ministère annonce une communication rapide de toutes les informations aux agriculteurs.

 

Aide aux légumes de plein champ (sauf tomate destinée à la transformation, maïs doux, pois, fève, féverole) et pommes de terre de consommation

L’administration a fait face à un véritable casse-tête : comment répartir les 30 millions d'€ destinés aux légumes de plein champ sur des références 2005-2008, alors que la plupart des producteurs n'ont encore jamais déclaré leurs surfaces ? Au final, le montant sera forfaitaire et surtout dérisoire (100 €/ha) sur la base de justificatifs, au lieu d’une simple attestation sur l’honneur comme le souhaitait la CR.

 

 

ASSURANCE RECOLTE ET FONDS DE MUTUALISATION SANITAIRE

Aide à l’assurance récolte

Cette aide (qui pourrait être dégressive à partir de 2011) consiste en une prise en charge publique de 65% de la prime d’assurance (pas de bonification pour les nouveaux installés), réservée aux contrats dont la franchise est supérieure à 25% et ce quel que soit le secteur de production concerné (la CR et certains assureurs avaient souhaité abaisser ce seuil à 20%, sans avoir gain de cause). Les contrats devront couvrir au minimum contre la grêle, le gel, la sécheresse, les inondations et l’excès d’eau. En cas de dépassement, du plafond budgétaire établi à 100 millions d’euros (Mio€), ce sont les secteurs exclus des calamités agricoles qui se verront appliquer une réduction du taux de prise en charge. Pour les secteurs viticole et des F&L, qui du producteur ou du groupement touchera l’aide, sachant que le règlement UE empêche les cumuls (OCM et article 68) ? La CR a bien entendu penché pour un versement au producteur mais rien n’est encore a priori acté. Par ailleurs, les contrats de franchise supérieure à 50% ne bénéficieraient pas de l'aide, pour éviter que des agriculteurs souscrivent des contrats très bon marché pour faire de la déduction fiscale pour aléas climatiques (DPA). Il paraît clair que Pacifica a pesé dans l'obligation de souscrire à l'assurance pour accéder à la DPA... qui doit être déposée sur un compte bancaire. Cette assurance récolte va enrichir les « bancassureurs », décevoir les agriculteurs, voire mettre en difficulté les compagnies qui exercent correctement leur métier.

Enfin, les modalités de fonctionnement de l’assurance récolte évoluent. Pour déclencher une éventuelle indemnisation, les pertes devront être d’au moins 30% sur les cultures.

L’extension de l’assurance aux pertes fourragères et au revenu (aléas économiques) sont en cours de discussion. La CR a rappelé sa demande de ne pas lier la possibilité de faire de la DPA à la souscription d’un contrat d’assurance récolte et son souci de s’intéresser plutôt à régler la dérégulation des marchés.

 

Fonds de mutualisation sanitaire (végétal et animal) en cas de maladies ou d’incidents environnementaux

Ces fonds serviraient à indemniser les agriculteurs en cas de problème (pertes économiques directes mais aussi surcoûts ou pertes liées aux contraintes réglementaires). Des réunions vont avoir lieu à ce sujet pour en définir les contours et les modalités, sachant que leur mise en place ne devrait pas se faire avant 2011. On sait d’ores et déjà que la constitution de ces fonds sera « collective », ce qui signifie qu’une contribution (35% des fonds) sera demandée aux agriculteurs concernés.

AIDES DU 2e PILIER (hors MAE rotationnelle, présentée ci-dessus)

On note pour l’ICHN une revalorisation progressive à 50% sur les 25 premiers ha d’ici 2010 : elle passe ainsi de 30 et 35% (selon qu’on se situe ou pas en zone de montagne), respectivement à 35 et 40%. Une aide dégressive de 1 €/ovin ou caprin pour « compenser » les coûts de l’identification est créée : les éleveurs n’iront pas loin, car la boucle seule coûterait 1,20 € ! Une mesure pour limiter la fertilisation azotée et les herbicides en région d’élevage voit le jour : 110 €/ha/an. La PHAE (prime herbagère agro-environnementale) n’évoluerait pas. Ces options doivent être validées par la Commission européenne.

 

AIDES A L’AGRICULTURE BIO

Il s’agit d’aider au développement de l’agriculture bio, à travers des mesures apparemment très similaires à celles du PDRH (plan de développement rural hexagonal, cofinancées par l’UE). L’articulation entre les dispositifs n’est pas claire et il semble qu’il s’agisse surtout d’en augmenter les moyens financiers : quoi qu’il en soit, ces mesures nationales et européennes ne peuvent être cumulées.

 

EVOLUTION DE LA CONDITIONNALITE EN 2010 (Bonnes conditions agricoles et environnementales)

BCAE « bandes tampons le long des cours d’eau »

La CR a, seule contre tous, déploré cette nouvelle contrainte qui remplace la norme « bandes enherbées » (ou SCE : Surface en Couvert Environnemental) et étend à tout le territoire l’obligation de mettre en place le long des cours d’eau des bandes enherbées ou boisées de 5 m de large (sans labour avec une dérogation éventuelle pour un travail superficiel du sol, sans fertilisation, sans traitement sauf en cas de lutte obligatoire contre les organismes réglementés). La CR a insisté pour que le choix des cours d’eau concernés s’appuie sur une réelle concertation, évoquant notamment les zones de marais.

La CR a été seule à s’opposer à la demande de la FNSEA de supprimer la dérogation qui existait pour les « petits producteurs » ! Le ministère lui-même a semblé très étonné du silence de la Conf qui, malgré ses gesticulations depuis pour rattraper cette bourde, n’a pas pu revenir en arrière. Aucune dérogation ne sera admise.

 

BCAE « respect des procédures d’autorisation de prélèvements d’eau en cas d’irrigation »

Cette norme irrigation applicable dès 2010 obligera tous les irrigants (cultures aidées ou non) à détenir une preuve de déclaration ou d’autorisation de prélèvement d’eau pour l’irrigation, ainsi qu’un « moyen d’évaluation approprié des volumes d’eau » (volucompteur).

 

BCAE « maintien des particularités topographiques »

Cette norme consiste à imposer un pourcentage de « particularités topographiques » ou éléments pérennes du paysage (haies, étangs, fossés, murets, bandes enherbées, bordures de champ, arbres...) sur chaque ferme. La CR s’est encore, seule contre tous, opposée à ce principe inepte, sans succès… La CR a dû se montrer très ferme face aux abus des environnementalistes (et de la Conf !). Le lobby de ces derniers s’est tout de même fait sentir : alors qu’une majorité s’accordait sur un taux ne dépassant pas 3% (soit le pourcentage qui prévalait pour les bandes enherbées et qui était d’ailleurs le taux minimum obligatoire), la communication du ministère indique 1% en 2010, 3% en 2011…puis 5% en 2012 !

Un seuil de non-application sera défini pour les « exploitations de faible surface » (notion qui apparemment remplace celle de « petit producteur » qui ne serait pas au goût de la Commission).

 

BCAE « gestion des surfaces en herbe »

Cette mesure vise à préserver les surfaces en prairies et s’articule avec l’obligation européenne de ne pas dégrader le ratio des surfaces en prairies permanentes (PP) et en prairies temporaires (PT) de plus de 5 ans, par rapport à la SAU nationale. Une exigence de productivité minimale est introduite mais ne semble pas trop contraignante. Le retournement des PP est interdit (sauf cas exceptionnel à justifier), et celui des PT de plus de 5 ans devra être notifié à la DDAF-DDEA et faire l’objet d’une réimplantation équivalente en surface. La CR est satisfaire de voir reprise la notion de « souplesse » (30% par rapport à la surface de référence : 2009 si le ratio 2009 n’a pas baissé par rapport à 2005. Sinon, l’année de référence sera 2008) pour l’évolution des surface en PT, comme suite à son courrier à Bruno Le Maire dès sa prise de fonction. Afin de ne pas figer les exploitations reprises, l’installation fera l’objet de dérogations mais qui seront très strictement encadrées.

 

DECOUPLAGE, REGIONALISATION

Découplage des nouvelles aides, attribution de DPU

La CR a été suivie par l’administration pour que la période de référence choisie soit l’année la plus avantageuse pour chaque exploitation sur 2005-2008, pour les découplages à venir. Les autres organisations étaient contre, pour diverses raisons… FNB-JA-FNSEA au prétexte que cela peut défavoriser une filière ; la Conf, car ce serait démago ! Les investissements récents (cheptel, foncier et peut-être bâtiments) devraient être pris en compte. Les points en suspens seront discutés lors de prochaines réunions.

Pour rappel, dès 2010 : découplage de 25% de la PMTVA (vaches allaitantes), de 100% de la prime à la brebis, de 100% de la prime à l’abattage (PAB) pour les veaux et les gros bovins et de 100% de l’aide aux grandes cultures.

 

Régionalisation des aides ?

L’ARF (association des régions de France) a été très déçue des décisions du Bilan de santé, non pour nos raisons d’agriculteurs, mais du fait que les régions n’ont pas été désignées comme cogestionnaires donc redistributrices d’une partie des aides PAC. La CR se félicite au contraire que Barnier n’ait pas commis une erreur supplémentaire en ajoutant un étage intermédiaire aux interlocuteurs et contrôleurs du ministère de l’Agriculture, et en créant des risques de distorsion entre agriculteurs de deux régions différentes.

 

IMPACT CONCRET SUR L’EXPLOITATION

Pour évaluer les conséquences concrètes en 2010, chacun pourra tester le « calculateur bilan de santé » de l’APCA (http://paris.apca.chambagri.fr/apca/data/calculette_version_4.1.xls).

 

Voir enfin page suivante pour un résumé schématique (que nous avons fait le plus lisible possible) qui figure dans le numéro d’août-septembre 2009 de la revue « Chambres d’agriculture ».




Par J.C Désesquelles - Publié dans : Coordination Rurale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 09 2009 14:12

 

Auch, le 03 septembre 2009

Réf. DC/MCE-09-09-255

 

A l’attention des présidents CRD, des présidents régionaux, des membres du conseil d’administration de l’OPL.

(Copie animateurs)

 

CONFIDENTIEL

 

LA GREVE DU LAIT VA DEMARRER :

COMPTE RENDU DE LA REUNION SYNDICALE PREPARATOIRE

 

Cher(e) ami(e),

 

La réunion syndicale préparatoire à la grève du lait s’est tenue le mardi 1er septembre en présence d’une quarantaine de personnes. Au cours de cette rencontre, nous avons mis en place l’organisation et la communication de la grève du lait, qui seront retranscrites dans un « Mémento sur la grève du lait » afin de coordonner nos actions durant les jours à venir. Ce document vous sera adressé en début de semaine prochaine.

Suite à la rencontre des ministres européens de l’Agriculture du 7 septembre, l’EMB organisera le
10 septembre à Paris une conférence de presse. A cette occasion, Romuald Schaber devrait annoncer le début de la grève pour le 11 septembre.

 

Durant la grève, qui doit se dérouler dans le respect des biens et des personnes, et sous le signe de la non-violence, nous ne devons pas nous écarter de notre but à savoir obtenir une régulation européenne de la production laitière qui nous permette d’obtenir un prix « juste et équitable ». Il faut oublier toute discussion franco-française, piège dans lequel le gouvernement et la FNSEA tenteront de nous conduire. Une délégation de l’EMB, au sein de laquelle l’OPL sera représentée par Michel Heudier et Willem Smeenk, travaillera auprès de la Commission européenne afin de faire valoir nos propositions. Dans le même temps Daniel Condat, Bernard Fougère et Laurent Bertho négocieront avec Bruno Le Maire afin que ce dernier transmette également nos propositions à l’UE.

 

Notre communication, tant en interne qu’en externe, sera la clef de voûte de la réussite de la grève du lait. En interne, il est important que l’information circule rapidement et dans les deux sens. Pour cela, nous vous demandons de nous fournir avant vendredi soir une liste de responsables locaux (cantonaux et/ou départementaux) motivés pour être les liens privilégiés des animateurs et de la CRUN. La CRUN doit pouvoir obtenir un maximum d’information auprès de ces personnes afin de valoriser les actions dans les médias. Dans le même délai, il nous faudra disposer d’une liste d’éleveurs laitiers capables de répondre aux sollicitations de la presse (interview, reportage dans les exploitations,…).

 

En attendant le lancement de la grève, nous vous invitons de nouveau à mettre en place des bâches à ensilages à l’entrée des exploitations affichant clairement notre volonté d’entamer la grève pour les éleveurs laitiers ou de soutenir la grève pour les autres, avec des messages du type : « La grève du lait pour produire demain », « Bientôt grève et don de lait », « Solidarité avec la grève du lait », « La grève du lait aujourd’hui pour des producteurs de lait demain », « La grève, un investissement rentable »,…

 

Nous tenons par ailleurs à vous informer que Jean-Louis Naveau a souhaité être relevé de ses responsabilités de président de l’OPL pour des raisons de santé, mais qu’il restera membre du Bureau. Nous tenons à le remercier pour son engagement syndical et pour le travail considérable accompli au service des producteurs de lait au cours de ces dernières années. Daniel Condat a été en toute logique élu président de l’OPL à l’occasion de cette réunion.

 

Bien cordialement,

 


Daniel Condat

Président OPL
François Lucas

Président CRUN
Jacques Lepeltier

Secrétaire Général CRUN
Par J.C Désesquelles - Publié dans : Coordination Rurale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009 1 29 06 2009 21:35

 

CR60     OPL       EMB


Cher collègues producteurs de lait,

 

Devons-nous accepter un accord à 280 € /tonne voire 262 € avec la flexibilité ? Devons-nous accepter la contractualisation « interprofessionnelle obligatoire » qui pour nos responsables politiques est la seule voie d'avenir ? Devons-nous accepter notre disparition programmée ?

 

Un accord national aussi mauvais ne pourra pas être durable dès lors que nos amis et voisins européens sont payés à moins de 200 €/tonne. Il sera facile pour les transformateurs d'acheter du lait en Europe plutôt qu'en France. C'est un problème européen et la solution est européenne !

 

L'OPL est adhérente à l'EMB depuis 2 ans.et l'APLI, qui mène le même combat pour un prix du lait juste et équitable, doit y adhérer officiellement lors de l'Assemblée générale de l'EMB début juillet.

 

Lors de la grande action européenne à Bruxelles le 25 mai dernier, l'EMB a donné un ultimatum aux 27 ministres européens à l'Agriculture pour que l'Europe adopte une politique laitière de maîtrise de production et réduise dès à présent le quota européen de 5%. Cet ultimatum est fixé au 30 juin. Si aucune évolution n'est effective, l'EMB décidera, lors de son Assemblée générale du 7 au 9 juillet, d'une date pour le démarrage de la grève européenne du lait.

Alors, rejoignez les 100 000 producteurs de lait européens ! Qu'attendez-vous ? Que la commission continue sa dérive libérale et l'élimination de nos exploitations ?

 

La solution est européenne, il faut donc une force d'opposition européenne que nous devons grossir, l'EMB. Si nous ne faisons rien, alors nous acceptons de travailler sans salaire, nous acceptons la contractualisation, premier pas vers une intégration forcée qui signera rapidement la mort des agriculteurs.

 

 

Allez signer votre engagement à la grève européenne du lait sur le site :

 

www.lagrevedulait.com

 

Peut-être avez-vous déjà pris un engagement pour la grève du lait lors d'une des réunions organisées par l'EMB, l'OPL ou l'APLI, alors confirmez votre engagement en vous rendant sur ce site ou contactez-nous.

 

Diffusez ce courrier le plus possible autour de vous, nous devons tous être solidaires, producteurs et consommateurs aussi.

 

Contacts :
Par J.C Désesquelles - Publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009 4 25 06 2009 23:57

LA GREVE DU LAIT

 http://www.lagrevedulait.com/

 

Les producteurs de lait traversent une grave crise et subissent des accords déplorables qu'aucune autre profession ne se permettrait de signer ! 

 

Autour de l'EMB, de nombreuses organisations européennes travaillent depuis 2 ans pour coordonner notre énergie vers un changement que tous les producteurs demandent. 

 

Ce n'est pas une décision nationale, un accord « politique » qui réglera durablement le problème laitier. Contrairement à ce que prétendent les autorités européennes, c'est bien la libéralisation progressive des quotas qui est responsable de la déstabilisation du marché laitier mondial et donc de l'effondrement des prix. La Commission, en toute complicité avec les gouvernements, a surtout mené une guerre contre les prix alimentaires en prétendant ainsi libérer du pouvoir d'achat pour nourrir la croissance. On voit qu'il n'en est rien et que les consommateurs ne profitent pas de la baisse du prix payé aux producteurs. 

 

L'EMB travaille à démontrer que quelques pourcents en moins de la collecte européenne permettraient rapidement de revenir à une situation de marché équilibré, garantissant ainsi un juste prix aux producteurs. C'est pourquoi, lors de la grande mobilisation du 25 mai à Bruxelles, elle a lancé un ultimatum aux ministres européens de l'agriculture pour un changement radical de la politique laitière. Cet ultimatum a été fixé au 30 juin.

 

Il ne sert à rien d'aller gesticuler devant les laiteries ou les grandes surfaces puisque le problème est européen et politique. Seule une grève du lait, coordonnée à travers toute l'Europe, pourra donner un signal fort aux autorités. Pour garantir une efficacité maximale et rapide à cette grève, nous avons besoin de tous les producteurs de lait. 

 

Découvrez ici les arguments pour la grève du lait

 Cliquez ici pour vous engager

Retrouvez l'actualité du lait sur les site de l'OPL , L'EMB et l'APLI 

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Coordination Rurale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009 4 25 06 2009 23:33

 

 

 

La CR60 crée un nouveau service :

 

 

LE CONSEIL JURIDIQUE GRATUIT 

 

A tous les adhérents à jour de leur cotisation

 

Face à la multiplication des questions d'ordre juridique, et dans le souci de répondre au mieux, aux besoins de nos adhérents, le Conseil d'Administration de la CR60 a décidé de mettre en place un service de conseil juridique gratuit, assuré par une juriste d'expérience.

Ce service sera relayé par notre animatrice régionale que vous pouvez contacter au 03 22 39 14 89, ou au 06 79 46 21 61.

 

Vous pouvez également passer au bureau de la

Coordination Rurale de la Somme :

130, chemin de la Cavée - Bureau 3

80 650 VIGNACOURT

 

Ce service est exclusivement réservé aux adhérents de la CR60, à jour de leur cotisation. En effet le nombre croissant des sollicitations ne permet plus au Conseil d'Administration de s'investir dans la défense des agriculteurs non cotisants à la CR60.

 

 

Jean-Claude DESESQUELLES,

Président de la Coordination Rurale de l'Oise
Par J.C Désesquelles - Publié dans : coordinationrurale60
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009 4 25 06 2009 23:14

L'heure est grave !

 

Le 11 mai 2009,  je suis allé à la cession de la Chambre de l'Oise et je confirme que le lait est payé 20 centimes le litre dans l'Oise.

Deux élus FD éleveurs ont parlé de honte car ce sont les laiteries privées et coop qui fixent le prix.

Que fait donc la FD par l'omnipotente FNPL au CNIEL sinon faire là encore faire de la cogestion sur le dos des éleveurs laitiers avec les industriels.

(la FNPL refuse la présence de la Coordination Rurale Union National (CRUN) et de la Confédération Paysanne)

 

Le syndicat laitier européen E.M.B (European Milk Board) dont fait parti L'OPL de la CRUN manifeste 2 jours à Bruxelles le 25 et le 26 mai mais je me demande si cette manifestation de plus servira à quelque chose.

Les éleveurs laitiers français et européen devraient réfléchir à la solution de diminuer de moitié leur livraison de lait.

 

Faire la grève du lait avec livraison  zéro litre n'est pas légal car il y a obligation de livraison dans le contrat qui lie l'éleveur laitier à sa laiterie; mais livrer moins est toujours possible.

 

Je vais me répéter mais je pense que chaque éleveur devrait pouvoir stocker une semaine voir 2 semaines de production.

2 semaines de chômage technique dans les laiteries et le mois d'après le lait est à plus de 40 centimes le litre sans que le consommateur le paie plus cher.

L'investissement dans des tanks à lait supplémentaires sera beaucoup plus vite rentabilisé que l'ensemble de l'outil de la production laitière.

 

L'Oise a un nouveau directeur DDA/DDE.

Il nous a promis encore plus de régulation de toute sorte; donc toujours le même discours lent monotone et quasiment inaudible après la 2eme rangée de siège; signe du parfait fonctionnaire!

 

La directive nitrate a été votée (les 2 élus CR60 ont voté contre, les élus FDSEA JA ont voté pour).

 

L'obligation d'implanter des CIPAN (Culture Intermédiaire Piège A Nitrate = Engrais Vert)  va augmenter le nombre de limaces et de mulots et donc la pollution des sols avec des métaldéhydes et des raticides; les dommages collatéraux vont se traduire par l'empoisonnement des carabes et du gibier.

Si la moisson est tardive, les éleveurs devront travailler 24 heures par jour pour ramasser la paille, épandre le fumier et déchaumer afin de semer la CIPAN avant la date butoir.

Dans certaines zones le semi-direct est condamné car la destruction des CIPAN ne pourra se faire que mécaniquement.

Si le système racinaire de la CIPAN est trop développé la destruction tardive au glyphosate va créer un milieu anaérobie et acide fatal à la graine de la culture de printemps à installer.

Impossibilité de labourer les terres très argileuses fin août pour une culture de printemps. Si le début d'automne est pluvieux ces surfaces resteront en friche.

Implanter des CIPAN sur des parcelles inondées tout l'hiver n'a aucun sens.

Implanter des CIPAN derrière une très bonne récolte ne donne que des plantes chétives jaunes et malades car la culture précédente a absorbé toute l'azote apportée.

Implanter des pommes de terre des betteraves, des endives, des carottes, des pois et haricots de conserve derrière un CIPAN est loin d'être évident surtout si la terre est argileuse; un re semis n'est pas possible dans la plupart des cas vu le prix de la semence et le retard de végétation.

 

La CR60 considère donc que ce 4 eme plan nitrate est une punition générale et une usine à gaz de plus, surtout que Le syndicat majoritaire  FDJA conscient des problèmes précités a déjà prévu des amendements et des dérogations multiples (Etre rapporteurs d'un projet et prévoir déjà les amendements à ce projet note très clairement l'incompétence des rapporteurs).

 

La CR60 avait proposé avant le vote que l'agriculteur puisse choisir entre 2 options

Option 1:

Le système intensif avec dose maximum d'azote apportée pour un rendement maximum avec implantation obligatoire d'une CIPAN et toutes contraintes supplémentaires lié à la 4 eme directive nitrate.

Option 2:

Le système raisonnable avec dose maximale apportée comprise entre 150 et 180 Kg d'azote en fonction des reliquats chambre d'agriculture (40 unités sous la dose = quantité d'azote généralement prélevée par la CIPAM) et aucune obligation d'implantation d'une CIPAN et donc aucune autre contrainte que celles déjà existantes.

 

Cette proposition CR60 n'a pas du tout été retenue; les élus FDSEA JA de l'Oise ont choisi comme toujours le maximum de contraintes pour l'agriculteur cogestion oblige.

 

Une fois de plus, c'est l'omnipotence du syndicat de cogestion FNSEA JA qui scelle le devenir de l'agriculture.

Une fois de plus ce syndicat agit davantage par intérêt envers la classe politique que par devoir envers ses adhérents en particuliers et les agriculteurs en général.

Ce système perdurera tant que les agriculteurs voteront majoritairement pour ce syndicat despotique et arrogant toujours enraciné dans l'age du patriarcat.

 

En bref:

L'exploitation d'un éleveur a subit un contrôle de la DDA de l'Oise. Lors de ce contrôle l'éleveur s'est vu interdire immédiatement d'abreuver ses animaux avec de l'eau de pluie stockée dans une citerne par le déplacement du tuyau de descente de la gouttière au motif qu'il est interdit d'abreuver les animaux d'élevage avec de l'eau stagnante.

Dans la même semaine l'exploitation de cet éleveur a subit un contrôle de la DSV de L'Oise, voyant les animaux patauger dans la boue, le contrôleur DSV a obligé l'éleveur a mettre la descente de gouttière dans la cuve en précisant que les animaux d'élevage peuvent être abreuver avec cette eau.

Jean de la Fontaine est toujours bien d'actualité (le meunier son fils et l'âne)

Devinez qui est l'âne !

 

Les corbeaux s'attaquent au maïs. Certains agriculteurs de l'Oise ont déjà ressemé plus de 10 ha (les semenciers se frottent les mains).

Comment détruire un animal classé nuisible s'il est légalement interdit de détruire les « corbeautières » dans des bois privés si le ou les propriétaires s'y opposent.

 

Nouvelle immatriculation :

La CR60 s'inquiète sur l'absence de dérogation pour le vieux matériel tracté que possède chaque exploitation.

A partir du 1er janvier 2013 le N° d'exploitation en guise de plaque d'immatriculation disparaîtra, le vieux chariot, la vieille benne, la vieille tonne à eau, le chariot de coupe de moissonneuse, l'outil semi-porté ne disposant pas du justificatif de conformité « barré rouge » ne pourront pas circuler sur le domaine public (route)

Chaque matériel devra posséder une plaque d'immatriculation qui lui sera propre (différente du N° du tracteur).

Si aucune dérogation n'est envisagée, nombreux vont être les procès verbaux et le plus grave c'est qu'un matériel en non-conformité ne sera pas assurable.

 

L'Union Européenne continue le démantèlement de la PAC en décidant d'importer 20 000 tonnes  de viande américaine par an pendant 3 ans et 40 000 tonnes ensuite.

 

L'Union Européenne pense sérieusement à autoriser l'importation de riz chinois OGM  issu de la recherche BAYER et si tel est le cas il en sera fini du riz camarguais.

 

En Afrique du Sud, 82 000 ha de maïs OGM n'ont pas fait de grain, les épis sont vides de bons grains.

Monsanto USA a reconnu son entière responsabilité

Monsanto Afrique accuse les agriculteurs sud africains de ne pas avoir mis assez d'engrais sur le maïs porte graines.

Les agriculteurs sud africains se demandent comment ils vont être indemnisés, s'ils ne le sont pas, beaucoup de suicides sont à craindre (Comme les agriculteurs producteurs de coton OGM en Inde).

 

La CR60 est contre les OGM de plein champs car ils sont source de pollution génétique de la biosphère et ils n'apportent aucune solution à la faim dans le monde.

 

La Coordination Rurale Union Nationale est un syndicat d'agriculteur pour ne défendre que les agriculteurs.

Un élu Coordination rurale ne peut pas avoir de mandant de député national ou européen ou de mandat de sénateur.

Un vrai syndicaliste ne peut faire de politique.

La FNSEA JA est un syndicat de cogestion avec le gouvernement du moment

La Confédération Paysanne est un syndicat de lutte des classes

La Coordination Rurale est le syndicat de concertation

 

 

 

Chacun doit se prendre en main collectivement              Jean Claude Désesquelles              Président de la CR60

 

 

 

Par J.C Désesquelles - Publié dans : lettre du président de la CR60
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 22 mars 2008 6 22 03 2008 19:07

Mardi 04 mars 2008 (2ème partie)

 

<Groupe de travail « développement rural » du CNASEA : M.C. NOIRAULT

Les 1 500 dossiers ICHN non encore payés pour cause de contrôles seront bientôt régularisés. En cas de contrôles répétés, il faut en référer à la DDAF. La CR a soulevé que ceux-ci pouvaient être vécus comme du harcèlement et de l’acharnement, et a recommandé de les éviter pour les éleveurs, déjà anéantis par le contexte actuel. Au 1er janvier 2009, la liste de tous les bénéficiaires de primes PAC (avec nom et adresse) sera publiée sur internet. La CR a expliqué l’absurdité d’une telle mesure, qui ne manquerait pas de jeter à nouveau l’opprobre sur les agriculteurs.

 

Mercredi 05 mars 2008

 

<Rencontre avec Jean-Louis BORLOO et Dominique DRON (conseillère pour le Grenelle) : F. LUCAS, F. VIENNE

Cette rencontre a eu lieu alors que les résultats du sondage réalisé par la coopérative Terrena venaient d’être publiés (20% des agriculteurs souhaitent cultiver des OGM, contre 66% qui ne le souhaitent pas), montrant à quel point le syndicalisme majoritaire est éloigné des intérêts des agriculteurs. La CR a demandé au Ministre que les agriculteurs ne soient pas rendus responsables et lieu et place des semenciers dans le prochain projet de loi sur les OGM. Tout en reconnaissant que la CR n’a pas tort sur la problématique des responsabilités, le ministre considère que l’agriculteur doit assumer les conséquences de l’acte de cultiver les OGM («  la liberté s’arrête là où commence celle des autres ») et que le projet de loi doit organiser au mieux (le moins mal) la cohabitation, pour contenir les risques. Un nombre croissant de responsables politiques dans l’UE rejoindrait la France sur ses analyses. Quant aux nitrates, la CR a remis deux notes au Ministre préparées avec C. Buson, l’une sur les questions de santé et d’environnement et l’autre sur le contentieux entre la France et l’UE. Le Ministre a promis, malgré les difficultés à faire évoluer ce dossier, de prendre connaissance en détail de nos arguments et de demander à la Commission d’évaluer les nitrates en fonction des connaissances scientifiques actuelles, tel que l’exige la réglementation. En outre, la CR a fait part de la dérive regrettable sur la question de l’autonomie énergétique de l’agriculture qui, retenue comme objectif lors du Grenelle de l’environnement, a été progressivement transformée en « performance énergétique » des exploitations. Le Ministre a estimé utile de maintenir l’autonomie énergétique dans la réflexion. Enfin, le Ministre a indiqué sa proximité d’analyse avec la CR sur l’agriculture biologique. Il partage l’idée sur la nécessité de décloisonner celle-ci et de la considérer aussi comme un terrain d’expérimentation pour l’agriculture conventionnelle.

<Rencontre avec Henri GUAINO (conseiller spécial du Président de la République) : F. LUCAS, F. VIENNE

La CR souhaitait présenter ses propositions sur la future PAC, en insistant sur la nécessité pour la France de proposer une véritable rupture avec la politique agricole menée depuis 1992. La conjoncture a beaucoup évolué et la question de produire se pose bien plus que celle d’écouler les excédents. Néanmoins, la situation est loin d’être idéale et il faut répondre très vite à la crise profonde que traversent les éleveurs, les producteurs de fruits et légumes et une partie des viticulteurs. La France, présidente de l’UE au 2nd semestre 2008, n’aura pas de meilleure occasion pour donner cette nouvelle impulsion…si tant est qu’elle porte un réel projet avec conviction. M. Guaino a été très intéressé par nos analyses et propositions pour le bilan de santé de la PAC, en particulier quand la CR a fait part de son intuition que la PAC qu’elle propose coûterait moins cher que la PAC actuelle. L’enjeu est énorme et montre à quel point la CR est désormais reconnue comme une force de proposition sérieuse et crédible. La CR va donc compléter ses propositions par une étude des mesures à prendre au niveau européen par grand type de productions, en essayant d’évaluer leur coût, ceci en collaboration étroite avec les sections et les syndicats spécialisés qui seront sollicités prochainement. M. Guaino, qui connaît la CR depuis 2004 en tant qu’intervenant sur la TVA sociale à notre congrès, a pu mesurer que nous avions anticipé dès 2006 les problèmes des biocarburants. La CR a enfin demandé le soutien de l’Elysée sur la représentativité et le financement des syndicats agricoles et a sollicité une audience avec le Président de la République.

 

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Coordination Rurale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 2 février 2008 6 02 02 2008 12:07
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Les agriculteurs n’ont pas à assurer le risque OGM
 
La Coordination Rurale est choquée par les amendements à la loi OGM déposés mardi par la Commission 
des affaires économiques du Sénat visant à instaurer un fonds d’indemnisation pour les dégâts causés par 
les OGM. Ce fonds serait alimenté par des agriculteurs ayant cultivé des OGM.
La CR, syndicat représentatif d’agriculteurs, totalement indépendant de toute organisation économique, 
réfute énergiquement l’affirmation du rapporteur de cette loi selon laquelle cet amendement proviendrait de 
«la profession agricole». D’ailleurs le rapporteur a omis d’entendre l’avis de la Coordination Rurale sur 
l’ensemble de ce projet.
Ce n’est pas aux producteurs de prendre la responsabilité du risque OGM en lieu et place des assureurs qui 
refusent, pour l’instant, d’assurer un risque qu’ils n’identifient pas précisément.
La CR est donc opposée à la mise en place d’un tel fonds. Imaginerait-on des concessionnaires 
automobiles obligés d'alimenter un fonds de garantie pour couvrir les conséquences  des défauts des 
voitures mal fabriquées par leur constructeur ? De la même manière que cette responsabilité incombe au 
fabricant automobile, elle devrait en matière d’OGM incomber aux sociétés semencières.
Pour la CR cette proposition va à l’encontre de l’objet de la loi elle-même qui veut organiser la coexistence 
des filières. Si cette coexistence est possible, alors pourquoi prévoir un fonds d'indemnisation ?
 
 
Le vendredi 1er février 2008 à 14 h 45
Contact presse : Jacques Commère
06 74 44 02 06
jacques.commere@opg.fr
Par J.C Désesquelles - Publié dans : Organisation des producteurs de grains "O.P.G"
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 janvier 2008 1 21 01 2008 11:43
Lundi 07 janvier 2008
 
<Rencontre avec J. JIGUET et D. BRINBAUM (membres du cabinet de M. Barnier) : F. LUCAS, F. VIENNE
La CR a dénoncé son traitement très inéquitable par les pouvoirs publics quant à l’habilitation de certaines 
CR départementales (notamment au vu des faveurs accordées aux JA) et ses conséquences sur le plan 
financier, accentuées par la modification en notre défaveur du calcul de financement depuis 2003 (manque à 
gagner d’environ 380 000 € !). Il faut trouver une solution rapide et juste à ces problèmes qui handicapent le 
fonctionnement quotidien et le développement de la CR. Mais le sujet principal de l’entretien était consacré 
au bilan de santé et à l’avenir de la PAC. La CR a fait part de son total désaccord avec la Commission et de 
sa satisfaction des critiques de Barnier vis-à-vis de ce bilan, en espérant que la France fédère le maximum 
de pays autour d’elle pour exiger une rupture avec les dérives de la PAC depuis 1992. La CR a ensuite 
présenté ses propositions pour la future PAC et insisté sur la voie d’une réelle simplification, en sortant de la 
logique et de la complexité des DPU, de la conditionnalité et surtout en évitant la certification HVE (Haute 
valeur environnementale). De nouveaux axes sont à privilégier : autosuffisance alimentaire, rééquilibrage des productions, réintégration de l’agronomie dans la PAC, simplification et harmonisation de la 
réglementation UE, préférence communautaire, organisation des productions et des marchés etc. 
Le détail des commentaires sur le bilan de santé et des propositions de la CR est consultable sur le site 
internet de la CR.
 
Mardi 08 janvier 2008
 
<Rencontre avec Jean-Louis BORLOO : F. LUCAS, N. JAQUET, P. LECH’VIEN, F. VIENNE

<Réunion de la cellule de crise sur la FCO : G. DERUETTE
Bruxelles financera 70 millions de doses (MioD) de vaccin (72 Mio€) et l’acte de vaccination à moitié (35 Mio€). Le reste (1 € pour les 2 injections à 1 mois d'intervalle) sera pris en charge à parts égales par l’Etat et les éleveurs. La CR souhaite que les vétérinaires fassent un effort sur ce coût. Vaccins : 4 MioD en mai, + 7 MioD en juin, pour un total fin août de 40 MioD. Bruxelles impose des priorités : ovins (sauf agneaux), puis taureaux, puis vaches reproductrices. Niveau géographique : 16 départements du Nord-Est touchés en 2006, puis le Sud (périmètres interdits en particulier). Les broutards, non prioritaires, ne pourraient être vaccinés qu’à l’automne. L’immunité étant considérée acquise 2 mois après la 2e injection, l’export vers l’Italie pourrait ne reprendre normalement que fin 2008. D’ici là, tout dépendra de l’activité du moucheron (considéré inactif depuis début janvier, donc plus de désinsectisation obligatoire). L’usage des pyréthrinoïdes pose souci : les moucherons piquent avant de mourir. Les indemnisations mortalité des bovins changent : de 225 €, elles passent à 300 € pour les animaux de plus de 8 mois, et à 150 € pour les veaux et les avortements ! Bruxelles refuse de compenser les pertes économiques et rend la profession responsable de la crise pour avoir refusé la caisse de péréquation. La CR a rappelé que l'éleveur n’a pas les moyens d'une cotisation supplémentaire et que l’euro par animal vendu demandé par le Ministère serait largement insuffisant pour couvrir la crise.
<Comité d'orientation du plan de réduction de l'usage des pesticides (PPP) « ECOPHYTO 2018 » : N. JAQUET
Un bon technicien de la chambre de l’Eure qui suit un groupe de 150 agriculteurs qui 
pratiquent les réductions de doses et de traitements nous a montré les possibilités et 
les freins à la diminution de l’utilisation des PPP. Deux indices de mesures de 
réduction (national avec les masses de produits, ou local) pourraient être mis en place.
 N. Jaquet a fait part de l’opposition de la CR à la mise en place d’un IFT (Indice de 
fréquence de traitement) individuel qui pourrait être inclus dans une certification 
obligatoire des exploitations. Provocant, le président du Comité (Guy Paillotin) a 
proposé de créer un indice au niveau des coops pour ne plus les inciter à vendre tant 
de produits !
Par J.C Désesquelles
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 janvier 2008 6 12 01 2008 17:35


BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : FL/CB 08-01-04
 
 
 
Communiqué de presse
 
Application de la clause de sauvegarde pour l’OGM « MON 810 »   :
Une sage décision
 
 
La décision annoncée hier par le gouvernement d’activer la clause de sauvegarde pour 
suspendre l’autorisation de culture du seul maïs OGM autorisé jusqu’ici en France doit être 
considérée comme une bonne nouvelle. Malgré la puissance et les interventions éhontées 
du lobby semencier, c’est bien l’avis du comité de préfiguration de la Haute Autorité qui l’a 
emporté.
 
Le 11 janvier 2008 fera date dans l’histoire pour :
 
les consommateurs qui constatent que la garantie de la sécurité alimentaire est bien une 
préoccupation de premier rang en France ;
 
l’environnement qui ne court plus le risque d’une pollution biologique irréversible qu’aurait pu 
causer une généralisation précipitée de la culture de ce maïs insuffisamment éprouvé ;

les maïsiculteurs qui échappent à la casse du prix de leur produit préservé de la concurrence des maïs OGM américains à bas prix et qui n’ont plus à s’inquiéter des risques 
de pollution des autres cultures non OGM ;
 
l’Europe qui, grâce à l’impulsion française, va pouvoir reconsidérer ses positions de 
soumission à l’OMC en rétablissant une politique agricole axée sur sa véritable la 
souveraineté alimentaire.
 
La prochaine étape importante sera la discussion parlementaire sur le projet de loi OGM. 
La Coordination Rurale continuera de veiller à ce que la future loi respecte toutes les règles 
de prudence nécessaire. Elle sera particulièrement attentive à ce que la responsabilité en 
cas de dommages causés par la dissémination n’incombe pas aux agriculteurs qui 
cultiveraient des OGM mais à l’auteur et au metteur en marché des semences 
génétiquement modifiées.
 
 
Le 12 janvier 2008 à 11 heures
 
 
 
Contact presse :
05 45 67 95 98
06 70 64 88 15



>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Projet de loi sur les OGM :
Les déclarations surprenantes du Sénateur Bizet
 
 
La Coordination Rurale s’étonne des déclarations du Sénateur Bizet concernant le 
report de la discussion du projet de loi sur les OGM. Le Sénateur a en effet estimé 
dans un communiqué daté du 8 janvier et intitulé « Au Sénat : émotion à l'annonce du 
retrait du projet de loi sur les OGM »
que le retrait du projet induirait que 
« la démagogie l’emporte sur la démocratie ».
 
Rapporteur de ce projet, le Sénateur devrait pourtant se réjouir que l’on donne aux 
parlementaires le temps d’un débat serein sur la question très sensible des OGM. 
La tenue d’un tel débat est d’autant plus nécessaire que la rédaction actuelle du projet de loi n’est pas acceptable, car elle fait assumer par les agriculteurs 
l’entière responsabilité des conséquences prévisibles et imprévisibles de la
 culture d’OGM sur l’environnement et la santé.
 L’urgence n’est pas de légiférer mais de bâtir un texte équitable pour l’ensemble des
 intéressés.
 
La CR n’oublie pas, par ailleurs, qu’en 2006 le Sénateur Bizet s’est déjà beaucoup 
impliqué dans l’évolution législative en faveur des semenciers.
 
La CR recommande donc au Sénateur, membre de la représentation nationale, de ne 
pas céder à l’émotion mais plutôt de pratiquer une écoute attentive et équilibrée des 
différentes parties concernées : les citoyens, les consommateurs, les agriculteurs et le 
lobby semencier.
 
 
 
Le 10 janvier 2008 à 15 heures
 
Par J.C Désesquelles - Publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés