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Présentation

Vendredi 25 septembre 2009 5 25 09 2009 09:40


   

COMMUNIQUE

 

Céréales : le malaise gagne du terrain

 

 

Les céréaliers s’associent aux revendications des éleveurs laitiers et les soutiennent dans leur combat pour obtenir un prix décent de leur production.

 

La situation des grandes cultures est tout aussi préoccupante. Les prix des céréales, des oléagineux et protéagineux, ne cessent de baisser et de nombreux producteurs vendent aujourd’hui leurs grains en dessous de leur coût de revient.

 

Les systèmes de soutien des marchés, comme l’intervention et les restitutions, qui assuraient une protection - insuffisante certes - à nos marchés, ont été quasiment abandonnés au profit d’un libéralisme débridé. Par des autorisations d’OGM, interdits de culture sur nos territoires, Bruxelles a ouvert les portes à des maïs sud américains et des colzas canadiens qui, sous la pression des consommateurs, n’étaient pas autorisés en Europe.

 

En prévoyant au printemps une bien hypothétique hausse des marchés céréaliers qui ne s’est pas produite, Monsieur Barnier et ses experts économistes ont projeté de transférer 25 % des aides du secteur grandes cultures à l’élevage pour la campagne 2010. Une bien mauvaise décision qui va encore aggraver le déficit des producteurs de grains.

 

Dans toutes les régions de France, le mécontentement s’installe.

 

A l'image de leurs collègues laitiers, les céréaliers se posent la question d'engager une grève européenne des semis si la Commission ne revient pas sur ses mauvais choix de dérégulation généralisée.

 

 

Le 24 septembre 2009 à 9h30

Par J.C Désesquelles
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 09 2009 09:34


 

                                                                                                                                   Organisation Nationale des Eleveurs de Porcs

 

BP 50590 - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75

E-mail : crun@coordinationrurale.fr  –  site : www.coordinationrurale.fr

 

 

COMMUNIQUE

 

Prix du porc : où la baisse s’arrêtera-t-elle ?

 

 

L’année 2009 est catastrophique pour les éleveurs porcins. Le prix du porc au Marché du Porc Breton est revenu à son niveau de 2007.

 

La baisse actuelle des cours serait la conséquence de la concurrence avec les pays du nord de l’Europe. Ce serait notamment le cas de l’Allemagne : pourtant, le prix à la production y reste plus élevé qu’en France !

 

D’après le CER France Bretagne, 15 à 20 % des éleveurs porcins sont endettés à plus de 100 %. Un prix à la production à 1,35 €/kg pendant 3 ans (contre 1,156 actuellement) permettrait aux plus fragiles de se désendetter, à condition que le prix de l’aliment ne flambe pas à nouveau. Sinon, ce sera le dépôt de bilan...

 

Sur la zone Uniporc Ouest, la nouvelle grille de paiement au TMP (Taux de muscle des pièces), validée par le syndicalisme majoritaire fin 2006, n’a pas permis, bien au contraire, de sortir de cette crise qui sévit depuis des années. La CR et l’ONEP appellent au bon sens : pour toutes les productions, il faut garantir des prix supérieurs aux coûts de production pour que les agriculteurs vivent de leur travail. Les acheteurs doivent enfin réaliser que c’est la production qui les fait vivre.

 

Au niveau politique, il est urgent de mettre en place une gestion européenne des volumes de production et des marchés. Il est en effet absurde de favoriser une concurrence acharnée entre pays européens, alors que nous avons tout à gagner à construire ensemble un marché équitable, pour nous approvisionner durablement en nourriture de qualité et à un prix raisonnable.

 

Le vaste mouvement européen de grève du lait initié par l’OPL* révèle à quel point les éleveurs sont déterminés à faire valoir leur droit à une juste rémunération de leur travail. Cette action syndicale inédite depuis plus de 40 ans ouvre la voie et l’espoir à tous les secteurs. La solidarité européenne doit s’exercer pour contrer l’aveuglement voire l’indifférence insupportables des industriels et des pouvoirs publics.

 

 

Mardi 22 septembre 2009 à 12h00

Par J.C Désesquelles
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 09 2009 09:29


Une grève organisée par les producteurs de lait et dénoncée par la principaleorganisation dite "représentative", la FNSEA, pose une nouvelle fois la question de lalégitimité d'organisations déconnectées des réalités auxquelles sont confrontés leursmandants. Et des intérêts réellement défendus…Dans un communiqué daté du 17 juin dernier, les Créateurs avaient déjà dénoncé l’accord signépar la FNSEA qui prévoit la vente à perte du lait (280 euros la tonne) alors qu’un prix juste etrémunérateur s’établit autour de 400 euros (1). Il y a donc urgence à agir, car selon laCoordination Rurale près de 30 000 producteurs de lait pourraient disparaître dans les prochainsmois, soit le tiers de la filière.Faute d’êtres entendus par la Commission européenne et le Conseil européen, les producteurs delait européens réunis au sein de l’European Milk Board (EMB) ont décidé de faire la grève deslivraisons de lait. En France, la Coordination Rurale (via l’OPL*) et l’APLI* coordonnent la frondelancée le 10 septembre. Les producteurs offrent ainsi leur lait aux consommateurs, à la ferme ouen ville, pour éviter le gaspillage de leur production et faire connaître la situation économiqued'une profession sinistrée. Dans les semaines qui viennent, la pénurie pourrait bien toucher lestransformateurs et les industriels, que les producteurs espèrent alors retrouver à leurs côtés. LaCoordination Rurale a mis en place un site web qui permet de suivre l’évolution de la grève et designer la pétition : www.lagrevedulait.com.Le Cerf s’étonne que la FNSEA ait publié une lettre ouverte aux producteurs de lait pour informerqu’elle ne soutenait pas cette grève alors que le syndicat admet que "le niveau négocié [par laFNSEA, ndlr] reste insuffisant face à nos charges…" La FNSEA continue à réclamer des aides dugouvernement pour compenser les pertes de revenus feignant de ne pas comprendre que lesproducteurs de lait demandent seulement à obtenir une juste rémunération de la tonne de lait afinde pouvoir vivre décemment de leur travail, pas de subventions. La FNSEA espère surtout unefaible mobilisation, qui découlerait de la fragilité financière des exploitations au bord de la ruine età la merci des banques : pour ne pas être totalement décrédibilisée, elle a en effet besoin de voiréchouer l'action menée par des syndicats indépendants véritablement à l'écoute des producteurs.Au 13 septembre, le site lagrevedulait.com dénombrait entre 35 et 40% de grévistes. Le Cerfestime que le succès de cette action encore peu médiatisée montre une fois de plus le décalagequi existe entre les syndicats qui négocient avec le gouvernement de mauvais accords, et la basequi se sent trahie. Plus largement, cela pose la question de la représentativité de syndicats quicomptent toujours moins d’adhérents mais qui confisquent la parole des producteurs de lait et desagriculteurs.(1)

Communiqué du 17 juin 2009 – La nécessaire réforme de la PAC et de la représentativitéhttp://www.lescreateurs.org/090617-crise-des-producteurs-de-lait.pdf*OPL : Organisation des producteurs de lait*APLI : Association des producteurs de lait indépendants



Si vous voulez soutenir les actions du Cerf, adhérez !Cotisation 30 € à l'ordre du Cerf.Pour se désinscrire, envoyez un fax au : 04 34 09 05 19Si vous voulez soutenir les actions du Cerf, adhérez !Cotisation 30 € à l'ordre du Cerf.Pour se désinscrire, envoyez un fax au : 04 34 09 05 19
Par J.C Désesquelles
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 09 2009 09:24


Le 22 septembre 2009

L’info quotidienne de la grève du lait

 

Des premières avancées voient enfin le jour

 

Le ministre de l’Agriculture s’investit pour le lait et ne parle plus de contractualisation. Il a obtenu l’engagement des banques, des assurances (Groupama et Pacifica) et de la MSA pour soutenir les producteurs de lait dont l’avenir est hypothéqué par les difficultés causées par le prix catastrophique du lait.

 

Grâce à nous, producteurs de lait engagés dans cette grève européenne sans précédent depuis maintenant 12 jours, grâce à notre courage et notre détermination, les idées de l’EMB connaissent un écho favorable auprès de nombreux responsables politiques européens. Soyons-en fiers, il faut tenir bon. La Pologne s’est ralliée aux positions tenues par 18 pays de l’UE et défendues par la France et l’Allemagne. La majorité qualifiée au Conseil des ministres est quasiment acquise.

 

Cependant ces signes encourageant ne nous permettent pas de relâcher la pression. Nous devons la maintenir pour aboutir à la convocation effective d’un conseil extraordinaire des ministres européens de l’Agriculture. Ils doivent être notre porte-parole pour faire plier la Commission, coupable de la dérégulation du marché et responsable du désastre actuel que subissent les producteurs de lait.

La victoire est toute proche, l’EMB tiendra une conférence de presse jeudi matin : en attendant stockons notre lait, mais d’ici là ne livrons pas !

 

Il faut continuer et multiplier les barrages filtrants : le lait issu de la collecte normale entre, les produits transformés à destination de centrales d’achat sortent. Plus que jamais, la grève est un acte volontaire !

Tout lait entrant qui n’est pas issu de la collecte normale ou lait en poudre doit être bloqué. Puisque les industriels disent avoir assez de lait, pourquoi en font-ils venir ? Il faut mettre l’industrie face à ses contradictions. Les malversations des industriels doivent être médiatisées : faisons appel à la presse, associons les préfets à notre cause, organisons des actions de sensibilisation vers le grand public…

 

Les actions devant les laiteries continuent. Hier en Isère, ce sont deux citernes chargées de lait du Pas de Calais qui sont arrivées. Les laiteries font circuler le lait pour faire tourner leurs usines, même à faible régime.

 

Il faut tenir la grève encore et bloquer les laiteries. L’issue est proche ! Comme notre action, cette issue sera une victoire européenne, grande première qui va rendre l'espoir à tous les agriculteurs.

 

Contact :

contact@lagrevedulait.com

Continuez à nous envoyer photos et vidéos ! Faites suivre ce mail/fax à vos voisins

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 09 2009 13:47

Paysans Choisissez votre camp !

 

 Producteurs de lait, il est encore temps de  prendre le train en marche car il en va de votre survie en temps que paysan.
 Bougez-vous, n'attendez rien de la FD et des JA car ils ne cherchent qu'à faire tourner les coopératives laitières dont  ils occupent les présidences. 

Ne faites surtout pas comme M. Smessaert président de la FD de l'Oise qui avant hier en cession chambre d'agriculture a dit qu'il continuera de livrer son lait à 280 euros et qu’il le fera même à 200 euros les 1000 litres puisque c'est d'après ses dires le prix que seront payer les 1000 litres de lait en janvier 2010.

Il n'y a plus rien à attendre de ses fossoyeurs professionnels de l'agriculture française qui ne cherchent qu'à se mettre bien  avec chaque petit fonctionnaire, chaque haut fonctionnaire, chaque technocrate et chaque politique.

La FD et le JA vont encore une fois obtenir la médaille d'or de la traîtrise co-gestionnaire.

Les agriculteurs de l'Oise ont voté à plus de 70% pour cette parodie de syndicat qui vous réclame des cotisations injustifiées.
Il est grand temps d'ouvrir les yeux  ou de retirer la tête du sable.

 

Si vous ne le faites pas pour vous, faites le au moins pour vos successeurs ; relevez la tête, regardez plus loin que le capot de votre tracteur ou que la porte de l’étable.

 

Ils sont dans l’erreur, les producteurs qui pensent encore pouvoir résister à cette pression. Les meilleurs finiront aussi par jeter l’éponge pour toujours et regretteront bien trop tard de n’avoir pas eu l’audace et le courage de jeter leur lait pendant 10 jours.

 

Les paysans d’aujourd’hui sont redevenus par leur unique faute les serfs du Moyen-age ;  l’expression « taillable et serviable à merci » a de nouveau repris toute sa signification. Le serf était sans cesse mis à contribution à l’entretien du domaine de leur seigneur maintenant appelé industriel ou coopérative.

 

En l’espace de moins de 30 ans le progrès que devait nous apporter la mondialisation a fait reculer de plus de 1500 ans les paysans des pays industrialisés et s'enfoncer encore plus loin dans la misère et la famine les paysans des pays pauvres.

 

Quant à nos responsables politiques, qui ont délibérément choisi  l’oligarchie à la démocratie (ils demandent votre avis mais n’en n’ont rien à faire),  l’intérêt au devoir (Ils défendent votre pouvoir d’achat en augmentant leurs salaires par vos impôts) ; ont fait reculer le monde de plus de 2500 ans lorsque la despotique cité de Sparte écrasait la démocratique cité d’Athènes.

 

Devant tant d’indifférence, il n’est donc plus que tant de passer à l’action pour défendre notre intégrité d’homme libre.

 

La grève du lait est l’une de ces actions impérative et nécessaire pour que le paysan puisse vivre tout simplement librement de son travail.

 

 

Jean Claude Désesquelles   Président de la CR60             www.coordinationrurale60.over-blog.org

 

 

PS : Certains experts (plébiscité en cession chambre d’agriculture par la FDJA et les coops qui ne voient toujours le salut de l’agriculture française que dans le volume à exporter) 2 ans auparavant avaient la certitude que le prix des céréales ne descendrait plus sous la barre des 150 euros/tonne, ont aujourd’hui la certitude que le prix du blé descendra  sous la barre des 100 euros/tonne à partir du mois de janvier 2010 et voir sous la barre des 90 euros/tonne pour la récolte 2010 (La certitude est un dangereux conseiller et retourner les jachères était la pire des choses à faire).

Avec de tels prix de vente, les céréaliers vont aussi devoir se préparer à faire la grève de blé s’ils ne veulent pas devoir laisser la totalité de leur terre en jachère ou en nouvelles BCAE (Bonnes Conditions Agro-Environnementales)

 

Attention !

Il sera imposé un pourcentage minimal de la SAU en « particularité topographique » à maintenir sur chaque exploitation. Ce pourcentage évoluera de la façon suivant :
- 1 % de la SAU en 2010
- 3 % de la SAU en 2 011
- 5 % de la SAU en 2 012
Les « particularités topographiques » visibles sur le terrain seront converties en surfaces équivalentes topographiques (SET).

Le texte rédigé en français  technocrate bruxellois est en cours de traduction en langage DDA.

http://www.ariege.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/BCAE2010__particularites-topo_cle0198bc.pdf4

 

Particularités topographiques Valeur de la surface équivalente topographique (SET)

 

Prairies permanentes, landes, parcours, alpages, estives situés en zone Natura 2000 

                                                                                           1 ha de surfaces herbacées en Natura 2000 = 2 ha de SET

Bandes tampons en bord de cours d’eau2, bandes tampons pérennes enherbées3 situées hors bordure de cours d’eau (largeur des bandes tampons = 5 mètres4)

 

                                                                                             1 ha de surface = 2 ha de SET

 

Jachères fixes (hors gel industriel), en bandes de 10 à 20 m de large 

                                                                                               1 ha de jachère = 1 ha de SET

 

Jachères mellifères (plantes qui vont attirer et nourrir les insectes butineurs comme le framboisier, romarin, thym, lavande, millepertuis, trefle, luzerne, bleuets, chicorée, soucis, bourrache, bruyère, acacia, coquelicot, etc… 

                                                                                                 1 ha de surface = 2 ha de SET

 

Jachères faune sauvage (y compris jachère fleurie) 

                                                                                                   1 ha de surface = 1 ha de SET

 

Zones herbacées mises en défens et retirées de la production (surfaces herbacées disposées en bandes de 5 à 10 mètres non entretenues ni par fauche ni par pâturage et propices à l’apparition de buissons et ronciers) 

                                                                                                    1 m de longueur =100 m² de SET

 

Vergers haute-tige                                                                     1 ha de vergers haute-tige = 5 ha de SET

 

 

Tourbières                                                                                   1 ha de tourbières = 20 ha de SET

 

 

Haies                                                                                             1 mètre linéaire = 100 m² de SET

 

 

Alignements d’arbres                                                                     1 mètre linéaire = 10 m² de SET

 

 

Arbres isolés                                                                                    1 arbre = 50 m² de SET

 

 

Lisières de bois, bosquets, arbres en groupe                                 1 mètre de lisière = 100 m² de SET

 

Bordures de champs : bandes végétalisées en couvert spontané ou implanté5 différentiable à l’oeil nu de la parcelle cultivée qu’elle borde, d’une largeur de 1 à 5 mètres, située entre deux parcelles, entre une parcelle et un chemin ou encore entre une parcelle et une lisière de foret

                                                                                                      1 ha de surface = 1 ha de SET

 

Fossés, cours d’eau, béalières, lévadons, trous d’eau, affleurements de rochers

                                                                                                       1 mètre linéaire ou de périmètre = 10 m² de SET

 

Mares, lavognes                                                                                    1 mètre de périmètre = 100 m² de SET

 

Murets, terrasses à murets, clapas, petit bâti rural traditionnel

                                                                                                     1 mètre de murets ou de périmètre = 50m² de SET

 

Certains types de landes, parcours, alpages, estives définies au niveau départemental

Certaines prairies permanentes définies au niveau départemental (par exemple prairies humides, prairies littorales, etc.)

 

                                                                                                        1 ha de surface herbacée = 1 ha de SET

 

« Autres milieux », toutes surfaces ne recevant ni intrant (fertilisants et traitements), ni labour depuis au moins 5 ans (par exemple ruines, dolines ruptures de pente…)

                                                                                                       1 mètre linéaire = 10 m² de SET

                                                                                                           1 ha de surface = 1 ha de SET

 

 
Par J.C Désesquelles - Publié dans : lettre du président de la CR60
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 09 2009 12:19

Le 13 septembre 2009

 

L’info quotidienne de la grève du lait

 

Déjà 30% de grévistes en Allemagne. En France, ce chiffre est déjà dépassé : au bas mot, il y a 35% à 40% de grévistes, soit plus de 35 000 producteurs ! Les gros bassins laitiers sont très mobilisés : plus de 30% en Bretagne, dans le Nord, la Meuse, l’Auvergne, les départements laitiers de Rhône Alpes. 40% dans le bocage normand, 60% dans le Pas de Calais, 70% dans le bassin de Fougère ! Dans certaines communes, la mobilisation est de 100%. Petit à petit, de plus en plus d’éleveurs entrent en grève.

 

Le don de lait à Nantes a été un franc succès (2000 litres en 1h30). D’autres dons ont eu lieu dans des grandes villes et ont tous connu le même succès. Des dons locaux se mettent en place spontanément, aux places de villages, aux boulangeries, dans les fermes… les consommateurs comprennent les éleveurs et adhèrent au mouvement de grève. Beaucoup de fournisseurs et de constructeurs sont solidaires : Delaval a annoncé boycotter le SPACE !

 

Les rumeurs courent bon train : il semblerait que certaines (rares) GMS n’aient plus de lait ! Certains industriels commencent déjà à manquer de lait. Evidemment, ces phénomènes restent pour l’instant très localisés mais témoignent de l’impact de notre action !

 

N’oubliez pas de nous faire remonter le maximum d’informations et photos sur la grève. Des actions se mettent en place un peut partout sur le territoire, participez-y !

 

Contact :

contact@lagrevedulait.com

 

 

 

Par J.C Désesquelles
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 09 2009 04:08

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Grève du lait :

La CR répond à la FNSEA

 

La FNSEA, accompagnée des JA et de la FNPL, vient d’écrire une lettre ouverte aux producteurs de lait pour les décourager de se battre. Elle avance des arguments tronqués qu’il convient de corriger.

 

La grève du lait serait choquante pour les citoyens dans un contexte de crise : les grévistes ont largement communiqué sur les dons de lait et pour expliquer les raisons de leur action.

Jeter le fruit de son travail serait choquant pour un producteur : moins que de travailler comme aucun salarié ne l’imaginerait, à savoir sans être payé... et même en payant son employeur (comme un producteur qui vend son lait à perte). C’est pourtant le cas avec le prix du lait proposé actuellement par les laiteries, avec la bénédiction de la FNSEA, qui prétend représenter seule tous les producteurs de lait à l’interprofession (CNIEL), faut-il le rappeler.

 

La grève du lait est un acte vital pour sauver les producteurs, en provoquant un changement de politique.

 

Le prix obtenu par ces représentants du syndicalisme officiel français serait une réussite face au prix payé aux producteurs allemands ou belges. Victoire, nous mourrons un peu plus tard que les autres… !!!

Et d’appeler bravement à l’union nationale… Les grévistes du lait préfèrent en appeler à une union européenne et lutter avec les producteurs allemands ou belges, plutôt que contre eux. La grève est européenne, parce que le problème du lait est européen.

 

Enfin, la FNSEA affirme qu’elle va obtenir du gouvernement la compensation des pertes de revenus : encore des primes ! Leur obtention est bien plus chimérique que celle d’un prix de 400 € / T pour le lait et leur inefficacité a été largement démontrée depuis la tragique réforme de la PAC de 1992 qu’ils ont cogérée. Qu’on demande aux producteurs de fruits et légumes ce qu’ils pensent des aides franco-françaises !!!

 

Il est indigne d’un syndicat de tourner en dérision la revendication des producteurs pour un revenu minimum de leur travail. Cela ne peut être le fait que de responsables syndicaux qui ne vivent plus du produit de leur ferme.

 

Depuis 20 ans, la France a perdu la moitié de ses agriculteurs en général et de ses producteurs de lait en particulier. Voilà le bilan de la FNSEA, syndicat sexagénaire qui s’est fait une spécialité de « relever des défis » et de « se retrousser les manches »… au bénéfice de l’industrie agro-alimentaire ! Le syndicat JA semble lui aussi attaché aux vieilles stratégies pour briser les mouvements des agriculteurs qui se prennent en main. En 1992 déjà, lorsque la Coordination rurale alertait le pays sur les dangers avérés de la réforme de la PAC, leur président d’alors n’avait-il pas appelé les forces de l’ordre à libérer les routes ?

 

Les agriculteurs ouvrent maintenant les yeux, bien décidés à ne plus se laisser faire !

 

 

Le 11 septembre 2009 à 15h45

 

 

Contacts

Medias généralistes : Sophie Frédéric 06 20 34 12 16

Tél. 01 53 41 41 95 - s.frederic@terremajeure.com

Président de l’OPL : Daniel Condat 06 07 08 62 40

Animateur de l’OPL : Nicolas Coudray 06 84 92 17 62

 

Pourquoi les FDJA ne sont qu'émus que par le lait et non pas par des milliers de tonnes de pommes de terres retirées du marché pour être épandues sur les terres ou des milliers de tonnes de fruits et légumes qui ne sont pas récoltés.

Réponse:
Parce que les présidents de chaque coopérative laitière appartiennent aussi la La FDSEA.
Par J.C Désesquelles
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 09 2009 22:03

 

Le 11 septembre 2009

 

Laitiers : attention, certains vous mentent !

 

Certains parlent de baisse de revenu alors que cela fait plus de 6 mois qu'il n'y a plus de revenu… Toujours dans la même logique de diviser pour mieux régner, on nous explique que les éleveurs des autres pays européens, bien que payés moins cher, ne font pas la grève. C’est faux : la grève européenne a déjà commencé !

 

Toutes les autres méthodes ont déjà été utilisées, mais elles n'ont donné aucun résultat. Seule une grève du lait massive et rapide montrera à l'administration européenne, seule responsable de la dérégulation et donc de la misère agricole qui sévit aujourd'hui en Europe, le rôle essentiel des producteurs de lait dans l'économie.

 

A problème européen, solution européenne, d'où notre mouvement européen ! Si jusque-là d'autres n'ont pas pu le créer, nous n'en sommes pas responsables.

 

Producteurs français, ayez confiance dans l'Europe, car si elle a fait votre malheur, elle peut aussi faire votre bonheur. N'écoutez plus les bonimenteurs !

 

Les producteurs de lait meurent, à qui profite le crime ? Les casseurs de grève ont toujours été du côté du grand capital ! Reprenons notre outil de travail en main et arrêtons de vendre à perte. Nous avons le droit de vivre de notre métier : cela n’est pas honteux !

Pour une solution européenne, rejoignez les dizaines de milliers de producteurs déjà en grève du lait dans toute l’Europe

 

Daniel CONDAT

Président de l’OPL
Par J.C Désesquelles - Publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 09 2009 18:42



DECLARATION DE PRESSE

 

« Ça ne va vraiment plus. »

Les producteurs laitiers européens n’acceptent pas de voir dépérir leurs exploitations et annoncent avec détermination la révolte des éleveurs

 

Paris, le 10.9.09 : lors d'une conférence de presse de l'European Milk Board (EMB) à Paris, les producteurs laitiers français ont avec détermination annoncé une révolte qui sera de grande ampleur. Il faut s’attendre à ce que de nombreux producteurs laitiers aillent jusqu’au bout et interrompent leurs livraisons de lait : voilà la situation telle que la juge Pascal Massol, producteur laitier français et président de l’APLI, l’Association des Producteurs de Lait Indépendants. Ce dernier explique que la France compte à elle seule des dizaines de milliers d’éleveurs furieux de la négligence et de l’inefficacité dont fait preuve la politique européenne pour venir à bout de la situation catastrophique du marché laitier. Et dans le reste de l’Europe, il n’en est pas autrement. Daniel Condat, président de OPL, l´Organisation des producteurs de lait, décrit la situation: « Ça ne va vraiment plus. La politique laisse les producteurs laitiers courir à leur perte. Il y a tant de familles dans tout le monde agricole qui se battent depuis des mois pour la survie des exploitations et la seule chose que le Conseil européen et la Commission européenne aient jusqu’ici su faire, c’est de dépenser beaucoup d’argent dans des mesures inappropriées et de s’entêter aveuglément dans sa politique de libéralisation. Ceci est en particulier vrai pour le lait mais aussi pour les fruits et céréales. »

Les représentants de l’EMB qui s’étaient réunis ce jour-là à Paris ont appelé les politiques européens à changer de cap dans leur politique agricole. Les producteurs laitiers européens ont d’une seule voix réitéré les revendications que l’EMB a déjà remises le 1er septembre 2009 aux instances politiques européennes. Elle demande au Conseil européen et à la Commission européenne d’engager des mesures à moyen terme qui permettent une régulation de l’offre qui soit souple et s’adapte à la demande. Aux vues d’un excédent qui ne cesse de s’accroître, l’EMB demande par ailleurs d’aider à pallier immédiatement cette situation des prix catastrophique en réduisant rapidement les volumes de lait.

Romuald Schaber, président de l’EMB, la fédération faîtière européenne, et président de la BDM, l’union des producteurs laitiers allemands, a critiqué sans détours la politique superficielle du Conseil européen et de la Commission européenne. « Quand il est évident que la voie engagée n’est pas la bonne, il faut avoir le courage de changer de direction. Il faut suivre une approche qui assure des solutions durables et non pas essayer de manière irresponsable de boucher les trous d’une politique depuis longtemps vouée à l’échec. »

La situation des producteurs laitiers est absolument dramatique dans toute l’Europe. « Dans de nombreux autres pays européens, les gens ne peuvent plus supporter non plus de voir une exploitation laitière péricliter l’une après l’autre, tout en attendant leur tour. » ajoute Ernst Halbmayr, membre du comité directeur de l’EMB et porte-parole de la fédération autrichienne IG-Milch. « La colère et la peur pour la survie de leur exploitation tout comme la volonté de se battre pour les sauver ne reflètent pas une situation d’urgence seulement chez les producteurs laitiers français. Les gouvernements de l’UE et les responsables de la Commission européenne sont dans l’obligation d’agir et d’engager les mesures correctives. »

 

Contact :         Romuald Schaber, président (DE): 0049/1515503 7174

                        Sieta van Keimpema, vice-présidente (NL, EN, DE): 0031/612168000

                        Ernst Halbmayr, membre du comité directeur (DE): 0043/6649249635

                        Pascal Massol, président de l’APLI, France (FR): 0033/670517303

                        Daniel Condat, président de l’OPL, France (FR): 0033/6 07 08 62 40

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 09 2009 19:23




La Commission européenne fait la promotion des OGM américains,

aux dépends de ses propres agriculteurs...

 

Incroyable ! Alors que les firmes américaines, pour nous imposer leurs maïs OGM interdits à l'importation dans l'UE, l'incorporent en petite quantité dans du soja, lui-même OGM, la Commission européenne, gênée de devoir bloquer ces livraisons non conformes dans les ports, demande aux états membres de prendre leurs responsabilités en autorisant l'importation de ces maïs OGM !

 

Le pire, pour la Commission, serait que nos négociants arrêtent d'importer du soja américain avec le spectre d'une pénurie en soja pour nourrir nos animaux cet hiver.

 

A aucun moment la Commission ne se remet en cause sur l'échec du développement des protéines végétales en Europe, sujet sur lequel elle nous montre qu'elle n'est pas à une capitulation près.

 

Aujourd'hui, 75 % de nos protéines végétales sont importées du continent américain sous forme de tourteaux et de graines de soja. L'Europe a préféré délocaliser la production de ces protéines végétales, imposant ainsi à ses agriculteurs la jachère, puis la monoculture des céréales, et donc des excédents artificiels avec à la clé des prix très bas pour ses producteurs.

 

Face au refus des OGM exprimé par la majorité des citoyens européens, le bon sens voudrait que la Commission reconnaisse ses erreurs et renoue avec une politique agricole en faveur des cultures d'oléagineux et de protéagineux. Le soja peut très bien se cultiver sur près de la moitié des terres de l'UE.

 

Rien de cela ! La Commission nous propose encore une nouvelle capitulation en faveur de l'Amérique et de ses OGM.

 

Si Mariann Fisher Boel était Commissaire à l'industrie, il faudrait s'attendre à ce qu'elle déclare « A quoi bon produire des Airbus quand on peut acheter des Boeing »

 

 

Le 8 septembre 2009 à 17 h 15

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Coordination Rurale
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