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Présentation

Mardi 31 juillet 2007

 

Le CNJA, organisation satellite de la FNSEA (FEDEJA)  cultive l'art de la mise à l'écart des agriculteurs.

Aucune aide à la création d'entreprise ne se réfère à une limite d'age (ormis celui de la retraite) sauf en agriculture grace ou à cause de la FEDEJA.

Aucun créateur d'entreprise ne doit passer par un "syndicat" pour bénéficier de ces aides sauf en agriculture grace ou à cause de la FEDEJA.

la limite d'age est passée de 35 à 40 ans et l'Union Européenne ne parle même plus de jeunes agriculteurs mais de jeunes installés.

Pourquoi donc cette ségrégation si ce n'est pour davantage avilir ou décourager les futurs agriculteurs?

La Coordination Rurale demande la fin de ce système de caste en proposant l'aide sans condition particulière pour chaque nouvelle installation.

Jean-Claude Désesquelles

 

 

BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
N/Réf : FL/FB 07-07-53
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Installations non aidées :
le CNASEA donne raison à la CR
 
 
Face au rouleau compresseur des Jeunes Agriculteurs de la FNSEA, qui ont
jusqu’alors toujours eu gain de cause auprès du Ministère de l’Agriculture sur la
question de l’installation, la section « Jeunes » de la Coordination Rurale tente
en vain, depuis plusieurs années, de s’opposer à la mise en place de toujours
plus de contraintes (notamment par la limitation de l’accès à l’aide à l’installation
ou DJA). Le dernier rapport publié par le CNASEA sur les installations non aidées
 conforte malheureusement les positions fondamentales de la CR sur ce sujet.
 
C’est ainsi qu’en 2005, 8000 véritables installations (hors transferts entre époux)
n’ont pas bénéficié de la DJA (Dotation Jeune Agriculteur) alors que seulement
7500 installations ont été aidées.
Parmi ces 8 000 installations non aidées :
·85 % des moins de 40 ans sont originaires de la région,
·90% ont des origines agricoles, donc ont vraisemblablement
une bonne connaissance du métier,
·80% ont fait le choix d’une production majoritaire dans la région où ils se
sont implantés.
 
Ce ne sont donc pas a priori des installations sans avenir…
D’ailleurs, 85% de ces installations non aidées sont considérées par le CNASEA
 comme viables au-delà de dix années. La majorité des nouveaux installés ne veut
 ou ne peut en effet se plier à de trop nombreuses contraintes. Ces chiffres posent
 la question cruciale de la pertinence du parcours du combattant actuel et à venir
pour l’obtention des aides à l’installation, et notamment du critère contraignant de
l’âge (40 ans maximum), que la CR remet en cause. En effet, la moitié des
installations sans aide concerne des candidats de plus de 40 ans, ce qui est loin
d’être négligeable, et seuls 10 % des moins de 40 ans ont déposé une demande
de DJA.
 
C’est dans ce contexte que le Ministère redéfinit le parcours d’obtention des aides
 à l’installation et le met en œuvre à titre expérimental dans quelques départements.
 Mais bien loin d’être simplifié, il risque s’il est définitivement adopté, de détourner
 encore plus de jeunes du parcours aidé.
 
Chaque année, la France perd plus de 10 000 agriculteurs qui quittent le métier
sans être remplacés. Il est plus qu’urgent de proposer enfin aux candidats à
l’installation un parcours et des services adaptés à leur projet.
 
 

Le 31 juillet 2007 à 10 heures

par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Lundi 9 juillet 2007
 
 
Importations par les agriculteurs de produits
phytosanitaires :
une première victoire pour AUDACE et la CR
 
La Coordination Rurale se réjouit du renvoi de la France devant la Cour de
 justice européenne pour son interdiction des importations par les
agriculteurs (dites « personnelles ») de produits phytosanitaires.
En effet, elle combat depuis longtemps aux côtés d’AUDACE (*) les obstacles
réglementaires aux échanges transfrontaliers de ces produits.
Par cette saisine, la Commission rejoint les conclusions développées par
AUDACE dans sa plainte et confirme toute la légitimité du combat mené par
AUDACE et la CR, dans l'intérêt des agriculteurs.
Cette décision donne à la CR par ailleurs de bons espoirs s'agissant de la plainte
 déposée par AUDACE au niveau supranational concernant les importations
personnelles et parallèles (c'est-à-dire par des opérateurs économiques à des fins
commerciales) de médicaments vétérinaires.
Les enjeux financiers liés à ces affaires sont considérables. En effet, le différentiel
 avec le prix français pour les produits phytosanitaires peut aller jusqu’à 30%, et
celui pour les médicaments vétérinaires jusqu’à 10 fois le prix en France.
 Pour la CR, cette économie pour les agriculteurs et les consommateurs serait
d’importance, dans un contexte de baisse continue des revenus agricoles.
 
(*) AUDACE est l’Association des Utilisateurs et Distributeurs de l’Agrochimie Européenne
 
 
 
 
Le 9 juillet 2007 à 14 heures 40
 
Contact presse : Christophe Lefebvre
06.75.52.11.26.
par J.C Désesquelles publié dans : coordinationrurale60
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Jeudi 7 juin 2007
 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
N/Réf : FL/FB 07-06-41
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Amende liée aux nitrates :
une épée de Damoclès injustifiée
 
 
En décidant de saisir la Cour européenne de justice, la
Commission peut entraîner la condamnation de la France au
paiement d’une amende record de 28 millions d’euros et de
près de 120 000 € par jour d’astreinte, en raison d’une
infraction concernant une « pollution » des eaux bretonnes
par les nitrates.
 
La CR s’insurge totalement contre cette décision qui met sur
le banc des accusés les agriculteurs sous prétexte
d’appliquer une directive de 1975, alors que la directive
Nitrates de 1991 prévoit la tenue d’un comité scientifique qui ne
 s’est jamais réuni et la révision de la norme nitrates « en
fonction de l’état de la science ». Or, il faut ici souligner que
 la norme actuelle de 50 mg/l a été établie de manière
empirique dans les années 50 et qu’alors que de nombreux
éléments scientifiques nouveaux remettent en cause
l’opportunité de cette norme, elle n’a jamais été révisée
depuis !
 
En effet, de nombreux scientifiques affirment que les
nitrates ne sont ni toxiques, ni cancérigènes, et qu’ils sont
 même bénéfiques pour la santé humaine[1]. .
Les mêmes nitrates sont présents en quantité importante dans
 la plupart des légumes (carotte, épinard, salade, etc.), dont
 on recommande la consommation et ils sont naturellement
fabriqués par l’organisme. Comment imaginer qu’ils deviennent
toxiques lorsqu’ils sont ingérés en buvant de l’eau, à des
quantités bien moindres ? L’azote, c’est la vie ! « Plus de 78% de
l’air est composé d’azote : L'air respiré par les plongeurs contient
80% d'azote et 20% d'oxygène. ...».
 
 
La CR demande la saisine des académies de médecine et des
sciences pour établir la vérité scientifique et réhabiliter les
 nitrates. Cette erreur a d’ores et déjà des conséquences
très lourdes sur lesdépenses d’investissement des sur lesdépenses d’investissement des
agriculteurs et des collectivités (et donc du contribuable) ;
et cette amende imméritée ne va qu’aggraver les choses,
alors qu’elle ne fait progresser ni la protection sanitaire,
ni l'état de l'environnement, puisque les nitrates ne
contribuent pas à l'eutrophisation des eaux.
 
Sur ce dossier la stratégie d’immobilisme de la France est
inexplicable quand on sait que

7 pays d’Europe du Nord ont obtenu de la part de la
Commission des aménagements leur permettant d’augmenter
les apports de nitrates organiques sur leurs sols. Une
directive demeure-t-elle applicable lorsqu’elle fait l’objet de
tant de dérogations ?
 
 
Le 28 juin 2007 à 09 h 45


[1] Pour plus de précisions, lire sur notre site internet : http://www.coordinationrurale.fr/spip.php?article508
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
MINISTèRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PêCHE
Paris, le 06 juin 2007
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Dérogation jachères
 
Christine Lagarde, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a décidé d’autoriser l’utilisation
du couvert végétal des surfaces en jachère pour l’alimentation des animaux dans 25
départements dont la liste est jointe.
 
La fin de l’hiver et le début du printemps de cette année ont été dans certaines régions particulièrement
 chauds et secs, perturbant la croissance des végétaux. La récolte de fourrages s’en est trouvée
significativement perturbée.
 
Cette mesure est destinée à permettre aux éleveurs d'accéder à une ressource
fourragère supplémentaire dans les régions les plus affectées par la répétition des
épisodes de sécheresse et par le manque de stocks de fourrages.
 
D’autres départements ont fait part d’un besoin en ce sens. Les dossiers sont en cours de constitution.
 Ces nouvelles demandes seront étudiées au cas par cas.
 
Dans le cas de la fauche des jachères, les directions départementales de l’agriculture
 et de la forêt pourront accorder des dérogations aux mesures réglementaires
 départementales concernant l’entretien des jachères.
 
Départements concernés par la mesure :
 
AISNE
ALPES DE HAUTE PROVENCE
ARDENNES
AUBE
CHER
EURE ET LOIR
INDRE
INDRE ET LOIRE
LOIR ET CHER
LOIRET
MARNE
HAUTE MARNE
MEURTHE ET MOSELLE
MEUSE
MOSELLE
NORD
OISE
PAS DE CALAIS
BAS RHIN
HAUT RHIN
SARTHE
SEINE MARITIME
SEINE ET MARNE
SOMME
VOSGES
 
Contacts presse :
Cabinet de Christine Lagarde : 01 49 55 59 74
Service de presse du ministère : 01 49 55 60 11 / 59 82
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Le Blocus de Paris : 15 ans après, le combat continue
 
 
 
La Coordination Rurale fête aujourd’hui les 15 ans du Blocus de Paris. En limitant
les voies d’accès à la capitale, la CR naissante avait voulu montrer aux pouvoirs
publics en France et en Europe son opposition à la PAC 92, qui mettait l’agriculture
 en danger.
 
La PAC 92 a été le premier acte de soumission de l’agriculture européenne au
GATT puis à l’OMC, par une libéralisation sauvage des échanges agricoles. La
chute vertigineuse du nombre d’agriculteurs et la désertification des campagnes
ont malheureusement donné raison à la CR.
 
Le Blocus était l’acte fondateur d’un mouvement qui souhaitait rassembler tous les
 acteurs de la ruralité. Les mots d’ordre de 1992 restent toujours d’actualité : « des
prix pas des primes » et « un revenu digne pour l’agriculteur ».
 
Aujourd’hui, le monde commence à manquer de matières premières agricoles et
les marchés sont déstabilisés : les pays pauvres sont les premiers touchés. La
Banque Mondiale dans son dernier rapport sur le Développement Mondial appelle
 enfin les Etats à mener une véritable politique agricole contre la folie du tout
marché.
 
La CR se réjouit de cette prise de conscience tardive. Aujourd’hui second syndicat
agricole en France métropolitaine, la CR continue son combat pour remettre
l’agriculture à sa juste place et pour que l’agriculteur soit reconnu comme celui qui
 nourrit les hommes et qui contribue de manière durable au développement de la
planète.
 
 
 
 
Le 22 juin 2007 à 14 heures
 
Contact presse : Christophe Lefebvre
06.75.52.11.26.
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Jeudi 24 mai 2007
1ère session à la chambre d’agriculture
 
A l’ordre du jour : l’approbation des dépenses 2006 et l’agriculture en 2025.
L’approbation des dépenses 2006 :
A chaque délibération, les votes étaient toujours les mêmes : 18 pour et 3 abstentions (2CR et 1 Confédération Paysanne).
Il est à noter que les 18 représentants FDSEA+CDJA sont tous experts comptables puisqu’ils ont tous
approuvés le rapport du commissaire aux comptes sans savoir de quoi il retourne. Cette attitude
irresponsable se retrouve lors des assemblées générales de coopératives où les agriculteurs
approuvent souvent les comptes sans connaître les chiffres.
L’agriculture dans l’Oise en 2025 :
Elle nous fut présentée à la demande du président (fédé) par un fonctionnaire plein d’imagination
puisqu’il est venu avec pas moins de 8 scénarii tous aussi farfelus les uns que les autres : fermes
 de 1000ha en moyenne et surfaces principalement destinées à la production d’éthanol et diester ou
encore, tout agro tourisme et maraîchage.
Le fonctionnaire n’a parlé que d’agriculture, sans jamais prononcer le mot « agriculteur ».
Tous les élus FDSEA+CDJA ont applaudi cette présentation alors qu’il aurait fallu la siffler.
Durant ce spectacle lamentable, je me suis dit que rien n’avait changé à la fédé et aux JA, et que
nombre d’agriculteurs ayant voté pour leur coalition allaient se voir sacrifier beaucoup plus tôt que
prévu par tant d’absurdité et d’inhumanité dans le seul but de faire tourner les coopératives et les
filières !
Alors que chaque agriculteur se débat chaque jour pour rester la tête hors de l’eau, nos responsables
 sont à des années lumières de leurs préoccupations tant ils sont enfermés dans leur tour d’ivoire.
 
Aux dernières élections, il restait 3400 agriculteurs dans notre département, et il est fort à parier qu’en
continuant cette politique d’auto flagellation, d’autodestruction et de cogestion, la FDSEA+CDJA fera
descendre leur nombre sous la barre des 2000 (les agriculteurs doivent s’adapter…)
 
La Coordination Rurale a besoin du soutien de davantage d’agriculteurs pour qu’elle puisse faire
valoir auprès de nos responsables politiques nos revendications plus que fondées afin qu’un
maximum d’entre nous puisse continuer à vivre sur leur ferme de leur travail.
 
Jean-Claude Désesquelles président CR60.
 
 
Chambre Régionale d’agriculture
La démocratie mise à mal
Suite aux élections des chambres départementales ont eu lieu les élections aux chambres
régionales d’agriculture.
Le 15 mars dernier les élus des chambres départementales de l’Aisne, de l’Oise et de la
Somme ont été amenés à voter pour leurs représentants à la chambre régionale d’agriculture
de Picardie.
Cette élection fait une nouvelle fois honte à la démocratie puisque avec plus de 20% des voix
en Picardie, la Coordination Rurale n’a qu’un seul représentant…………...
 
Jean-Luc Deramecourt (CR80) a été élu, ce qui permettra à la CR d’être
représentée pour la première fois à la chambre régionale d’agriculture.
 
 
 
 
 
 
par J.C Désesquelles publié dans : coordinationrurale60
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Jeudi 24 mai 2007

EDITO de Jean-Claude Désesquelles, Président de la CR60
 
Pour son retour sur la scène agricole de l’Oise, la Coordination Rurale a convaincu plus de 21% des
 agriculteurs votants. Ce score n’est pas négligeable puisqu’il permet de prétendre à la représentativité
 départementale, mais au niveau de la chambre d’agriculture, ce sont toujours les mêmes qui sont aux
 manettes.
Du fait du scrutin majoritaire, la CR60 n’a que 2 élus sur 21 à la chambre et la Confédération Paysanne
 un seul. Dans ces conditions, nous ne pouvons qu’assister impuissants aux décisions votées
« d’avance » à l’unanimité des 18.
Néanmoins, nous avons brisé le huis clos, et ce n’est, je pense, qu’un début si les agriculteurs se
réveillent davantage la fois prochaine et si le scrutin devient plus démocratique avec la proportionnelle.
 
Cependant, dans l’Oise et en Picardie, ce que beaucoup oublient de noter c’est qu’aucun syndicat
n’est à lui seul majoritaire et qu’il conviendrait de faire le classement suivant :
 
1er : FDSEA
2ème : Coordination Rurale
3ème ou 4ème : Confédération Paysanne ou CDJA.
Personnellement, je suis néanmoins déçu que ces élections n’aient pas fait basculer l’alliance
FDSEA/JA dans la minorité. Pour cela il aurait fallu que la CR60 atteigne les 30% et que la Confédération
Paysanne maintienne son score de 20%.
Cette élection ne reflète pas du tout la réalité du terrain où chaque agriculteur se plaint des déclarations
 PAC et maintenant des DPU imposés par Bruxelles sur proposition de M. Joseph Daul, cadre de la FNSEA et député européen.
Il est vrai que M. Lemétayer, président de la FNSEA avait à demi repris le slogan de la CR « des prix pas
 des primes » avec « Notre métier a un prix ».
Aujourd’hui les élections sont déjà loin derrières et il nous faut désormais voir devant, dans
 l’immédiateté, mais aussi dans le respect sans concession de l’agenda 2013.
 
 

Les résultats dans notre région 
CR
Conf.
FDSEA/JA
2001
2007
2001
2007
2001
2007
Nord
0.00
16.38%
34.48%
17.00%
65.52%
66.63%
Pas de Calais
Collège 1
15.77%
25.44%
27.88%
15.00%
56.35%
59.56%
Collège 4
0.00
20.02%
 
19.84%
 
60.14%
Aisne
0.00
19.95%
25.05%
10.48%
74.95%
69.58%
Oise
0.00
21.65%
24.99%
10.49%
75.01%
67.86%
Somme
Collège 1
21.88%
20.80%
16.87%
6.75%
61.25%
72.45%
Collège 4
 
20.10%
 
12.74%
 
67.16%

par J.C Désesquelles publié dans : coordinationrurale60
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Mercredi 23 mai 2007
LA FEDEJA D'AUJOURD'HUI S'EN PREND A LA FEDEJA D'HIER ET DE DEMAIN...
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
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E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
Auch, le 23 mai 2007
N/Réf : FL/FB 07-05-193
 
 
 
 
La FNSEA et les JA ont lancé un appel à manifester à travers la France pour dénoncer
la sur-administration et les abus de la conditionnalité. Bien que dénonçant régulièrement
ces contraintes qui pèsent de plus en plus lourd sur les agriculteurs, nous ne souhaitons
 pas apporter un soutien national à cette action.
 
En effet, les réglementations actuelles sont directement issues de la dérive de la PAC
et des propositions élaborées par la FNSEA et les JA dans le cadre de la cogestion.
Pour rappel, ce sont eux qui ont notamment mis en place les contrats CTE devenus
CAD, adoptés par M. Glavany. Ce sont eux aussi qui ont proposé des normes
supplémentaires avec l’agriculture raisonnée ou qui ont défendu le principe de la
conditionnalité, en contrepartie des aides PAC, afin de faire vivre leurs nombreuses
et dispendieuses « boutiques ».
 
Par ailleurs, tous les syndicats agricoles sauf la FNSEA ont répondu à notre démarche
 d’intersyndicale pour qu’un message soit transmis aux candidats à l’élection
présidentielle de la part de l’ensemble des agriculteurs. Nous n’avons donc pas à être
« à la remorque » de la FNSEA qui fait toujours cavalier seul pour défendre ses intérêts
 et qui pratique constamment le double langage entre sa base et les instances
nationales, voir les officines, où se prennent les décisions qui engagent l’avenir des
agriculteurs.
 
Dans un communiqué, M. Lemétayer a demandé récemment aux candidats à la
présidence de la République un élargissement du ministère de l’agriculture, donc
 forcément plus d’administration. Il semblerait donc que la base et le sommet de
 la FNSEA et des JA aient perdu le contact, puisque l’on constate que les premiers
appellent à manifester contre ce que les seconds ont instauré.
 
La CR préfère donc ne pas s’associer à cette opération vouée à l’échec, mais
plutôt œuvrer concrètement au sein des instances décisionnelles pour tenter
d’empêcher en amont l’adoption de telles décisions. Nous devons continuer à
mettre en avant notre serment de l’agriculteur qui est la seule bonne réponse aux
problèmes posés par l’instrumentalisation des agriculteurs par les firmes et autres
 structures économiques.
 
Bien sûr, rien ne vous empêche de vous associer à une manifestation au niveau
local en fonction du contexte et de vos relations avec la FDSEA.
 
Bien cordialement.
 
François Lucas
Président de la Coordination Rurale
Union Nationale
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Samedi 12 mai 2007
Bonjour,
 
J'avais prévu la descente aux enfers lors d'une assemblée générale Tereos, il y a 4 ans, Il y a
deux ans j'ai récidivé lors d'une réunion CGB; je me suis fait siffler par l'assemblée à deux
reprises.
Teréos m'a depuis remboursé mes parts sociales et la CGB ne veut plus de la CR60 dans ses
réunions (ils ont quand même fini de supprimer mon adresse de leur fichier……).
 
La Duval company est en passe de réaliser le brésiliation de la betterave sucrière en recentrant
les zones de production les meilleures dans un rayon le plus faible possible de la sucrerie.
Véra t’on un jour une monoculture de betteraves OGM à perte de vue où 4000 agriculteurs
adhérents, par tant d’avilissement, ne seront plus que l’ombre d’eux même ?
Où seront passé les 10.000 autres adhérents de TEREOS?
De la part d’une coopérative, cette politique économique est un comble.
Pas un mot de la CGB, pas un mot de la Fédéjà ; qui ne dit mot consent ?
 
 
Aujourd'hui, téreos fait une croix sur le sucre de bouche de betteraves en investissant
massivement dans des usines de biocarburant et d'amidon.
Ces usines ont absolument besoin de matières premières agricoles locales de première qualité
payées en dessous de leur prix de revient et la plupart du temps sous le cours mondial pour
dégager une rentabilité encore incertaine (prix d’achat à l’agriculteur du blé éthanol entre 80 et
 100€/t ; prix de vente à l’agriculteur de la drèche qui est le sous produit de la transformation du
blé en éthanol 140€/t………)
Les industriels privés devant la raréfaction naissante de cette matière première de
part l'augmentation de la demande à destination de l'alimentaire et de la tension des marchés
due aux changements climatiques mais aussi devant la menace de l’abandon de la défiscalisation
 et les faibles coûts de production brésiliens et américains commencent à vouloir se débarrasser
d’outils industriels en baisse de rentabilité de peur qu’ils ne se transforment en pertes. 
 
Après Beghin Say, c’est maintenant au tour du géant Tayte & Lyle de quitter la sphère agricole par
manque de compétitivité et de rentabilité du fait même de la globalisation et seules les coopératives
agricoles sont en mesure de racheter ces monstres de technologie bien au dessus de leur valeur.
 
Ces coopératives feraient mieux d'attendre que cesse de souffler le vent de l'OMC afin de peut être
les acheter, dans quelques années, en bon état, au mieux au prix de ferraille et au pire à l'euro
symbolique en se rappelant qu’aujourd’hui les actifs de Beghin Say ne valent plus rien alors que
Téréos + planteurs les ont achétés 200€/t +frais financiers  soit plus de 1,5 milliards d’euros.
Pour mémoire Südzücker avait acheté la Générale Sucrière 300 euros la tonne et il n’est pas
étonnant qu’à la fin de l’année ils vont devoir impérativement fermer une usine et l’an prochain
une deuxième.
Pour TEREOS ce sera pire avec la fermeture d’au moins 4 usines .
 
Je me rappelle le temps où beaucoup m'avaient reproché d’avoir comparer TEREOS à VIVENDI
et Duval à Messier et aussi d’avoir invité, en pleine assemblée générale, monsieur Duval à relire :
 « la Grenouille et le bœuf ».
Aujourd’hui ces mêmes personnes redescendent sur terre et s’aperçoivent de la supercherie
avec désormais la crainte qu’avec  l'entrée en bourse de téreos ils ne contrôleront plus rien du
tout, bien qu’au vu des statuts ils resteront à 200% responsables.
 
TEREOS a aujourd’hui un besoin urgent de résorber sa dette actuelle d’au moins 850
millions (Passif Beghin Say) et même voir davantage car Duval aurait décidé, sans accord du
conseil de surveillance, de doubler, sur un coup de tête, la capacité de l’usine d’éthanol d’Origny
en cours de construction sans le financement qui va derrière.
A cette dette colossale il faudra bientôt rajouter l'acquisition pour 300 millions d'euros des usines
 Tayte &Llyle en perte financières comme Syral d'ailleurs (Syral a enregistré une perte nette
d’environ 1 million d’euros en 2005-sources Usine Nouvelle)
 
Il reste fortement à espérer que cette introduction en bourse ne se fera pas sous forme
d'obligations* ** car si tel était le cas, le conseil de surveillance, si défaillance, serait en droit
de demander à chaque adhérent jusqu'à 2 fois le montant de ses parts sociales pour satisfaire