Bonjour,
J'avais prévu la descente aux enfers lors d'une assemblée générale Tereos, il y a 4 ans, Il y a
deux ans j'ai récidivé lors d'une réunion CGB; je me suis fait siffler par l'assemblée à deux
reprises.
Teréos m'a depuis remboursé mes parts sociales et la CGB ne veut plus de la CR60 dans ses
réunions (ils ont quand même fini de supprimer mon adresse de leur fichier……).
La Duval company est en passe de réaliser le brésiliation de la betterave sucrière en recentrant
les zones de production les meilleures dans un rayon le plus faible possible de la sucrerie.
Véra t’on un jour une monoculture de betteraves OGM à perte de vue où 4000 agriculteurs
adhérents, par tant d’avilissement, ne seront plus que l’ombre d’eux même ?
Où seront passé les 10.000 autres adhérents de TEREOS?
De la part d’une coopérative, cette politique économique est un comble.
Pas un mot de la CGB, pas un mot de la Fédéjà ; qui ne dit mot consent ?
Aujourd'hui, téreos fait une croix sur le sucre de bouche de betteraves en investissant
massivement dans des usines de biocarburant et d'amidon.
Ces usines ont absolument besoin de matières premières agricoles locales de première qualité
payées en dessous de leur prix de revient et la plupart du temps sous le cours mondial pour
dégager une rentabilité encore incertaine (prix d’achat à l’agriculteur du blé éthanol entre 80 et
100€/t ; prix de vente à l’agriculteur de la drèche qui est le sous produit de la transformation du
blé en éthanol 140€/t………)
Les industriels privés devant la raréfaction naissante de cette matière première de
part l'augmentation de la demande à destination de l'alimentaire et de la tension des marchés
due aux changements climatiques mais aussi devant la menace de l’abandon de la défiscalisation
et les faibles coûts de production brésiliens et américains commencent à vouloir se débarrasser
d’outils industriels en baisse de rentabilité de peur qu’ils ne se transforment en pertes.
Après Beghin Say, c’est maintenant au tour du géant Tayte & Lyle de quitter la sphère agricole par
manque de compétitivité et de rentabilité du fait même de la globalisation et seules les coopératives
agricoles sont en mesure de racheter ces monstres de technologie bien au dessus de leur valeur.
Ces coopératives feraient mieux d'attendre que cesse de souffler le vent de l'OMC afin de peut être
les acheter, dans quelques années, en bon état, au mieux au prix de ferraille et au pire à l'euro
symbolique en se rappelant qu’aujourd’hui les actifs de Beghin Say ne valent plus rien alors que
Téréos + planteurs les ont achétés 200€/t +frais financiers soit plus de 1,5 milliards d’euros.
Pour mémoire Südzücker avait acheté la Générale Sucrière 300 euros la tonne et il n’est pas
étonnant qu’à la fin de l’année ils vont devoir impérativement fermer une usine et l’an prochain
une deuxième.
Pour TEREOS ce sera pire avec la fermeture d’au moins 4 usines .
Je me rappelle le temps où beaucoup m'avaient reproché d’avoir comparer TEREOS à VIVENDI
et Duval à Messier et aussi d’avoir invité, en pleine assemblée générale, monsieur Duval à relire :
« la Grenouille et le bœuf ».
Aujourd’hui ces mêmes personnes redescendent sur terre et s’aperçoivent de la supercherie
avec désormais la crainte qu’avec l'entrée en bourse de téreos ils ne contrôleront plus rien du
tout, bien qu’au vu des statuts ils resteront à 200% responsables.
TEREOS a aujourd’hui un besoin urgent de résorber sa dette actuelle d’au moins 850
millions (Passif Beghin Say) et même voir davantage car Duval aurait décidé, sans accord du
conseil de surveillance, de doubler, sur un coup de tête, la capacité de l’usine d’éthanol d’Origny
en cours de construction sans le financement qui va derrière.
A cette dette colossale il faudra bientôt rajouter l'acquisition pour 300 millions d'euros des usines
Tayte &Llyle en perte financières comme Syral d'ailleurs (Syral a enregistré une perte nette
d’environ 1 million d’euros en 2005-sources Usine Nouvelle)
Il reste fortement à espérer que cette introduction en bourse ne se fera pas sous forme
d'obligations* ** car si tel était le cas, le conseil de surveillance, si défaillance, serait en droit
de demander à chaque adhérent jusqu'à 2 fois le montant de ses parts sociales pour satisfaire