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Présentation

Lundi 13 février 2006 1 13 /02 /2006 16:48
Coordination RuraleSyndicat
Union Nationale
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
NRéf : FL/FB - 06/02-08
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Influenza aviaire
Il est urgent d’agir
 
 
Alors que l’influenza aviaire semble arriver en Europe, la CR rappelle trois points très importants :
 
1)     La lutte contre cette maladie passe par une aide aux pays où elle a pris naissance et où elle continue de se répandre. Cette aide doit porter sur la vaccination des volailles et sur le financement de leur abattage dans les zones contaminées. Voilà un sujet qu’on aurait aimé voir traité lors du récent sommet de Davos mais les énergies des élites de l’économie et de la politique semblent plus faciles à mobiliser sur des accords commerciaux que sur des sujets plus humanitaires, voire humanistes. Parallèlement, il est évidemment indispensable de mener un contrôle strict des importations illégales d’oiseaux vivants.
 
2)     Cette maladie des volailles ne présente pas de risques pour les consommateurs compte tenu de nos modes de consommation et de l’efficacité de notre réseau d’épidémio-surveillance.
 
3)     Il convient dès maintenant d’apporter un soutien financier public aux éleveurs français pour leur permettre de surmonter cette crise. Sinon ils risquent de disparaître avec des conséquences graves et irrémédiables sur le plan économique et social. La France ne peut s’offrir le luxe de voir sombrer un pan d’activité et de production aussi important.
 
La CR lance donc un appel à la responsabilité des pays développés et à la sagesse des consommateurs. Elle demande au gouvernement français de mener une action énergique pour résoudre rapidement ce problème.
 
 
 
Le 13 février 2006 à 16 h 10
Par CRUN - Publié dans : Coordination Rurale
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Vendredi 10 février 2006 5 10 /02 /2006 23:07
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
NRéf : 06/02-07
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
OGM : Une accélération sans visibilité
 
 
Alors que les premiers essais de culture de maïs OGM en plein champ remontent à 1991, voilà quinze ans, le projet de loi sur les OGM, élaboré en catimini, qui vient d’être adopté en Conseil des Ministres révèle les carences des gouvernements successifs dans la gestion de cet important sujet. L’Etat s’est contenté de laisser aux firmes semencières privées le soin d’expérimenter et d’évaluer ces OGM sans assumer son évidente responsabilité.
 
Alors qu’il ne s’est toujours pas donné les moyens d’apprécier scientifiquement et objectivement les impacts et les risques de ces transformations génétiques, il propose une loi qui organise la cohabitation entre les cultures OGM et non OGM en exonérant de manière surprenante la responsabilité des semenciers, auteurs de ces manipulations et donc producteurs du risque. Celle-ci est transférée aux agriculteurs qui cultiveront les OGM, même si cette « responsabilité sans faute » sera couverte par un fonds d’indemnisation qu’ils financeront eux-mêmes ! …
 
Preuve de l’ignorance des risques potentiels, notamment dus à la dispersion naturelles des pollens, la loi vise la seule responsabilité vis-à-vis du risque économique de pollution d’un lot authentique sans évoquer tous les risques bien plus graves encourus en matière d’environnement et de santé publique On ne saurait mieux dire que l’on avance dans l’inconnu en piétinant le principe de précaution.
 
Alors que l’immense majorité des Français, producteurs y compris, attendent une réglementation qui permette de garantir rapidement un retour à des produits garantis à 100% sans OGM, il s’agirait, avec cette loi, de s’habituer à considérer comme normale une pollution consentie et généralisée qui ne fera que croître. Il s’agit en fait de donner un grand coup d’accélérateur en faveur des OGM alors qu’il n’y a aucune visibilité.
 
Hasard du calendrier, au moment même où le gouvernement présente son projet de loi sur les OGM, l’OMC met l’Union Européenne en demeure de se mettre en conformité avec ses obligations commerciales internationales, en levant ses moratoires sur les OGM des pays tiers. L’intrusion brutale et inopportune de l’OMC dans un débat qui concerne d’abord et avant tout les producteurs et les consommateurs européens (qui, dans une très grande majorité, ne veulent pas consommer d’OGM) prouve une fois de plus que l’OMC n’a rien à faire dans l’agriculture. La revendication ancienne et fondamentale de la CR en faveur de « l’Exception agriculturelle » trouve ici encore une nouvelle justification.
 
 
Le 10 février 2006 à 12 h 35
Par CRUN - Publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /2006 12:26
 
COMMUNIQUE

Il faut un débat sérieux sur la TVA sociale

La Coordination Rurale se félicite que le Chef de l’Etat ait enfin lancé le grand chantier de la réforme du mode de financement de la protection sociale. Cette question essentielle doit être abordée sérieusement et sans tabou. Pour sa part, la CR plaide depuis plus de 8 ans pour que l’on débatte sérieusement de la TVA sociale dans notre pays (*).

Il n’est plus possible de continuer à faire reposer le coût de la protection sociale uniquement sur les salaires. Notre société a changé et n’assure plus, malheureusement, le plein emploi, loin s’en faut. A cela s’ajoute le vieillissement de la population ce qui induit un rapport entre les actifs et les inactifs de plus en plus défavorable. Dans un tel contexte, il est indispensable d’adapter et de moderniser le mode de financement de la protection sociale. Il serait même suicidaire de ne rien faire si l’on souhaite maintenir le système de solidarité qui est le fondement même de notre pacte social. Une réforme s’impose donc et elle est urgente. Elle doit être menée en concertation avec les partenaires sociaux sans éliminer aucune hypothèse a priori.

La TVA sociale offre un grand nombre d’avantages (**) en faveur de l’emploi et d’une vitalité retrouvée pour notre économie. Elle répartit les charges sur l’ensemble de la population et non plus sur les seuls actifs. Elle constitue une des rares mesures structurelles qui soit à notre portée pour se prémunir contre les effets négatifs de la mondialisation en modifiant les termes de l’échange en faveur de la compétitivité des entreprises françaises. En effet, en la mettant en application, nos exportations hors TVA seraient allégées du coût de nos charges sociales tandis que les produits importés, soumis à la TVA, participeraient au financement de notre protection sociale.

La CR réitère sa proposition d’expérimentation de ce système sur le secteur de l’agriculture dont le taux de TVA est extrêmement réduit (5,5%) et dont la compétitivité est handicapée par le poids des charges sociales, en particulier dans le secteur sinistré des fruits et légumes.

(*) La TVA sociale consiste à financer une partie ou la totalité des cotisations sociales par des points supplémentaires de TVA prélevée sur la consommation de manière à diminuer le coût du travail. Pour sa part, la CR plaide pour un transfert important concernant les cotisations aussi bien patronales que salariales, car elle pense qu’il est important de prendre rapidement des mesures structurelles en faveur du pouvoir d’achat. L’impact d’une telle mesure est évidemment difficile à estimer car la mise en œuvre de la TVA sociale modifie totalement la formation des prix de revient des entreprises, et particulièrement des entreprises de main d’œuvre. C’est pourquoi la CR plaide pour une expérimentation en agriculture qui permettrait de mettre en évidence le cercle vertueux qu’une telle mesure pourrait enclencher dans l’économie française.
(**) voir notre dossier TVA sociale sur le site internet www.coordinationrurale.fr

Le 06 janvier 2006 à 15 h 15
Par J.C Désesquelles - Publié dans : Coordination Rurale
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Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 00:50

LA  F.N.S.E.A , PAR SON ABSENCE, EN ETANT CONTRE  LES SEMENCES FERMIERES CONTINUE DE DEFENDRE BECS ET ONGLES LES FILIERES ET LES INDUSTRIELS CONTRE L'INTERET DES AGRICULTEURS.

 

C.N.D.S.F   Coordination Nationale pour la Défense des Semences Fermières.

Bonjour
 
Je vous joins un courrier de Jean Pierre Delage et Michel Geray nous invitant à ne pas faiblir et à ne pas baisser la garde vis à vis des nouvelles menaces qui planent sur le droit à la reproduction de la semence à la ferme. Nous savons que l’association des semenciers européens fait le forcing auprès de la Commission européenne pour demander un nouveau règlement européen, demandant la suppression pure et simple du droit à la reproduction. Les motions pour la défense de la semence de ferme deviennent plus que pertinent à faire adopter dans les sessions chambres.
A mon niveau, j’avais reçu quelques vœux des départements qui avaient approuvés ces motions, merci de nous faire savoir si d’autres ont été votés  ou en cours, afin de dresser le bilan le plus exhaustif possible.
 
Cordialement
 
Olivier Clément
Animation CNDSF
Tél / fax : 01 43 62 71 34
 
 
 
Motion Semence de Ferme Chambre d’Agriculture
 
La CNDSF est une organisation parfois peu connue de nos syndicats départementaux. Il faut rappeler qu’elle fut créée suite à l’accord du 4 juillet 1989 qui interdisait l’activité des artisans trieurs à façon ainsi que l’activité triage en CUMA.
Grâce à son action, cet accord ne fut pas appliqué.
 
Depuis, la CNDSF s’est employée à combattre tous les moyens visant à restreindre le droit des  agriculteurs à reproduire les semences. Elle a obtenu gain de cause devant la justice contre certaines firmes qui réservaient leur produit de traitement de semences aux semences certifiées.
 
Récemment, une nouvelle affaire de ce genre a été réglée en intervenant auprès de la Direction de la Protection des Végétaux.
 
Fin 2004, la CNDSF a demandé aux syndicats agricoles qui la composent de proposer une motion aux Chambres d’Agriculture visant à soutenir la pratique de la semence de ferme, et sa reconnaissance par les Organismes Stockeurs en matière de traçabilité.
 
Si vous n’avez pas encore déposé cette motion auprès de votre Chambre, il est encore temps ; nous avons rédigé les grandes lignes de la motion, qui peut être adapté au contexte local.
 
Par contre, il est très important pour nos actions futures de nous informer de l’action de votre syndicat et des résultats si la motion a été déposée (sachant que nous avons intercepté un contre-argumentaire du GNIS destinée aux adversaires de la semence fermière dans les Chambres).
 
Votre information nous est d’autant plus précieuse, que lors de notre participation à un séminaire européen organisé par l’Office communautaire de variétés végétales avec le soutien de la Commission Européenne. L’ESA (association européenne du semencier) a demandé la suppression de « l’exception agricole » du règlement européen. En clair, l’interdiction de la pratique de la semence de ferme.
 
Même si on peut penser qu’une telle mesure mettrait le feu aux campagnes et pourraient s’avérer contre-productive pour le semencier, il faut s’attendre à une demande de restriction significative.
 
La CNDSF est composée de la Confédération Paysanne (CP), la Coordination Rurale (CR) le MODEF, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB), le Syndicat des Trieurs à Façon de France (STAFF), Fedération Nature et Progrès, Syndicat de l’Agriculture Bio-dynamis (SABD)
 
 La   F.N.S.E.A   BRILLE PAR SON ABSENCE!
Contacts :
Jean Pierre Delage
Michel Geray, porte-parole : 06.16.49.50.29
 
 
Par J.C Désesquelles - Publié dans : coordinationrurale60
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Lundi 19 décembre 2005 1 19 /12 /2005 17:58
COMMUNIQUE
 
Sommet OMC et sommet de l’UE :
L’agriculture en sursis
 
 
Les accords de ce week-end obtenus « à l’arraché » à Hong-Kong et au sommet européen de Bruxelles ne sont pas une bonne nouvelle pour les agriculteurs.
 
Les dirigeants européens, qui se félicitent d’une Politique Agricole Commune apparemment garantie dans son principe et son financement jusqu’en 2013, devraient s’inquiéter de ce qu’il en adviendra ensuite. Si pour la classe politique cette échéance semble lointaine, pour les agriculteurs c’est demain. Ceci est d’autant plus vrai que l’accord de Bruxelles laisse planer un sérieux doute sur la possibilité d’atteindre cette date sans retomber dans les marchandages de budget agricole à l’occasion du réexamen des dépenses de l’UE prévu par ce même accord en 2008 ou 2009.
 
La conclusion de Hong-Kong marque, hélas, un pas de plus vers l’ultralibéralisme appliqué à l’agriculture. L’OMC n’a pas reconnu le droit des  agricultures à s’organiser et à se protéger ni le droit souverain des pays à gérer leur propre alimentation.
 
L’Exception Agriculturelle réclamée par les peuples n’a pas été reconnue par la poignée de négociateurs aveuglés par le mirage des progrès supposés du libre échangisme dont le résultat visible est cependant accablant : la faim et la misère ne font que progresser et alimenter les conflits. Elles poussent les plus pauvres vers l’émigration pour tenter d’échapper au sort que leur  réservent les marchands qui veulent diriger le monde.
 
La Coordination Rurale constate que les concessions de l’UE à Hong-Kong signent la fin de la prétendue vocation exportatrice de l’agriculture européenne tant mise en avant par la France et qui a placé l’Europe en situation d’accusée lors des négociations.
 
Si l’UE veut garder son agriculture après 2013, il lui revient maintenant de préparer d’urgence son plan B pour une véritable PAC du XXIème siècle basée sur la préférence communautaire et le rééquilibrage de ses productions - moins de céréales et plus d’oléoprotéagineux - et intégrant la nécessaire autonomie  énergétique de son agriculture. Cela ne lui sera  possible qu’en affirmant son droit à l’autosuffisance alimentaire et en reconnaissant le droit des agriculteurs à vivre du fruit de leur travail et donc à vendre leurs productions à des prix rémunérateurs.
 

 

Le 19 décembre 2005 à 15 h 40

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 /12 /2005 17:26
COMMUNIQUE
 
REVENU 2005 DES AGRICULTEURS EN CHUTE LIBRE
L’élimination des paysans va s’accélérer
 
La ferme France se déleste tous les ans d’un grand nombre de ses agriculteurs mais malgré cela elle ne parvient plus à stopper la baisse continue du revenu de ses paysans et ce pour la septième année consécutive.
 
En 2004 le biais des estimations statistiques du revenu agricole intégrait en effet une hausse surréaliste et provocatrice du revenu de la viticulture de 42%, déguisant ainsi en baisse déjà sérieuse la dégringolade réellement entamée.
 
Aujourd’hui il faut payer la facture du réalisme et les statistiques ne peuvent plus mentir ; le chiffre tombe telle une massue : le revenu des agriculteurs en 2005 s’effondre de près de 20% par rapport à celui de l’an dernier !
 
L’horizon des campagnes est obscurci, les vocations agricoles étouffées et même les plus optimistes des agriculteurs installés désespèrent :
-          Dans la meilleure des hypothèses et en l’absence de l’Exception Agriculturelle les négociations de l’OMC ne feront que confirmer la chute du revenu agricole.
-          Les effets de la nouvelle Politique Agricole Commune destructeurs de revenu ne font que commencer à se faire sentir puisqu’il y a encore à venir – 4% puis – 5% de réduction des aides européennes en 2006 et 2007 sans compter les prélèvements sur les Droits à Paiement Unique en 2006.
-          L’inflation du coût de l’énergie, les charges engendrées par la normalisation ou la conditionnalité européenne des aides vont aussi poursuivre l’érosion de la rentabilité agricole.
-          Et ce n’est pas la création du fonds agricole ni le recours accru aux cotisations volontaires obligatoires suggérés par la toute prochaine Loi d’Orientation Agricole qui seront la bouée de sauvetage qu’attendaient les paysans français.
 
C’est la faillite totale de 20 ans d’erreurs de politique agricole et le mal est profond. La Coordination Rurale alerte solennellement le gouvernement et le Président de la République sur le risque d’explosion sociale et de déstructuration irrémédiable de notre agriculture.
Nos campagnes sont atteintes dans ce qu’elles ont de plus précieux : la foi des agriculteurs en l’avenir. Eux qui n’ont jamais reculé devant l’obstacle parce qu’ils se sentaient soutenus sont maintenant saisis par le doute et la crainte de la ruine.
 
Dès 1992 les agriculteurs de la CR l’avaient affiché au bout de leurs champs :
« Pas de pays sans Paysans ».
 

 

Le 15 décembre 2005 à 11 h 55

 

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /2005 21:01
 
 
 
Ces économies d’échelle qui vont nous faire tomber de haut !
 
 
 
Le leitmotiv de notre société de consommation est toujours de produire davantage à  moindre coût pour le « bienfait de tous ».
 
Cette idéologie a fait la richesse de notre vieille Europe.
 
Aujourd’hui  exportée dans les pays à faibles coûts salariaux et sociaux, elle va sonner le glas de notre continent et l’O.M.C  ne fera qu’en accélérer la descente aux enfers.
 
Pour lutter à armes inégales, il nous faut, dit-on, « grossir ».
 
La course aux agrandissements quelque-soit le secteur de l’activité économique s’est opérée chaque jour à grands coups de regroupements d’exploitations agricoles, de fusions de coopératives, de grandes entreprises nationales ou Européennes et d’O.P.A  en ce qui concerne les entreprises multinationales.
 
Pour conquérir de nouveaux marchés, ces grandes structures n’hésitaient pas de vendre à perte, à leurs nouveaux clients, afin de réduire la part des charges fixes sur chaque produit fabriqué en se gardant bien de ne pas réduire leur marge sur leur « chasse gardée » qu’ étaient leurs marchés «locaux ».
 
Ce système a vécu et cette «chasse gardée »  est devenue une immense zone de braconnage où les grosses structures n’ont plus d’autres choix que de quitter leurs repères pour s’en aller vers d’autres cieux, pensent-ils, plus propices à leurs affaires.
 
Les paysans s’en vont ou bien vers l’est de l’Europe ou bien au sud des Amériques. Les entreprises délocalisent de même.
 
A ce rythme, la France  deviendra, n’ayons pas peur des mots, un pays en voie de sous développement avec un taux de croissance économique négatif, un taux de chômage à deux dizaines voire cinq dizaines dans certaines zones de son territoire.
 
Le déficit hier de 1200 milliards d’euros, aujourd’hui de 2000 milliards d’euros atteindra 4000 miliards d’euros.
 
La Chine produira alors 80% des biens et équipements industriels mondiaux et l’Inde 80% des services.
 
Dans cette jungle, seules les petites structures pourront survivre en privilégiant les circuits courts tel la trituration à la ferme qui procurera le carburant pour les moteurs diesel ou la chaudière fuel et l’aliment pour les animaux ou pour la chaudière bois à travers une machine à granulés de 6mm.
 
La filière énergie industrielle doublement subventionnée quant à elle n’est faite que pour nous conduire davantage dans un processus d’intégration où  l’agriculteur sera devenu une bête de somme à qui on demandera toujours plus sans lui donner de quoi vivre si ce n’est survivre.
 
La filière lait en est l’exemple où avec la venue de la paye de lait l’éleveur est désormais considéré comme  l’ouvrier de la laiterie et non plus comme un chef d’entreprise  ayant comme client cette même laiterie.
Les coopératives font de même en nous facturant les produits que nous leur «vendons».
 
Aujourd’hui les agriculteurs qui sont déjà les ouvriers non rémunérés du crédit agricole, de la M.S.A, de groupama et pour certains d’entre eux de la coopérative,  sont au même titre que les ouvriers et employés de France et de Navarre, victimes de ces économies d’échelle qui ont fait de ces entreprises jadis à taille humaine où les salariés avaient encore un nom, des monstres employant des ouvriers ou ayant des adhérents numérotés qui mis sur la balance du rendement financier, se voient jeter selon le bon vouloir du conseil d’administration, obsédé par le chiffre du C.A.C 40,  dans le compte perte ou dans le compte profit.
 
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de faire des efforts supplémentaires.
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de faire un pas de plus pour sortir du tunnel.
 
Chaque jour on demande à l’agriculteur de gravir un échelon de plus sur cette échelle qui s’enfonce et qui risque, avec le surpoids de notre découragement,  dû aux  politiques technocratiques, dû aux nouvelles réformes des D.P.U et dû aux mises aux normes sans parler des contraintes toujours grandissantes de l’O.M.C,  de nous engloutir à jamais.
 
 
 
 
Jean-Claude Désesquelles   Président de la Coordination Rurale de L’Oise  CR60
 
Par J.C Désesquelles - Publié dans : lettre du président de la CR60
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Mardi 13 décembre 2005 2 13 /12 /2005 17:57

 BP 590 – 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31

N/Réf : FL/FB  05/12-90
Auch, le 13 décembre 2005
 
Lettre ouverte sur l’OMC
adressée aux organisations agricoles du monde
 
 
Depuis sa création, notre syndicat propose de réfléchir à une nouvelle organisation mondiale des agricultures, afin d’offrir une alternative à la vision mondialiste extraordinairement réductrice de l’OMC, qui prétend que la liberté des échanges garantit la croissance pour tous. Ce postulat partout clamé par les ultra-libéraux est visiblement une contrevérité, puisque la politique d’ouverture des frontières menée maintenant depuis des décennies est loin d’avoir diminué le fossé abyssal qui continue de s’élargir entre les pays développés et les pays les plus démunis de notre planète. Le scandale de la faim continue d’être la honte absolue de l’humanité.
 
Nous pensons qu’il est urgent de refonder les politiques agricoles conduites dans le monde. Celles-ci sont indispensables et elles ne sauraient être réduites à devenir les variables d’ajustement des négociations commerciales internationales. L’agriculture est trop souvent considérée comme un obstacle aux accords ou une monnaie d’échange pour conclure ceux-ci au bénéfice des multinationales des industries ou des services, alors qu’historiquement elle a constitué le fondement du développement économique des pays développés. Aujourd’hui encore, environ la moitié des habitants de notre planète sont agriculteurs. Ils représentent même 80% de la population des pays les plus défavorisés. Nous affirmons qu’il n’y aura pas de développement des pays pauvres sans une agriculture prospère.
 
Notre syndicat plaide depuis 1992 pour un retour aux objectifs initiaux de la PAC (Politique Agricole Commune de l’Europe) et notamment pour la mise en œuvre de la préférence communautaire. Cette demande ne correspond en aucune sorte à un repli frileux sur le passé ou à une position égoïste des agriculteurs européens, bien au contraire. Ce qui est bon pour l’agriculture européenne est tout aussi favorable pour les agricultures du monde.
 
La seule issue pour sortir des perturbations considérables qu’une mondialisation sans régulation importe dans l’Europe agricole, en raison des spécificités de l’agriculture, est que toutes les organisations agricoles du monde exigent l’Exception Agriculturelle à l’OMC.
 
A la veille de la reprise des négociations du cycle de Doha qui auront lieu à Hong-Kong, il serait très significatif que la majorité des organisations agricoles du monde s’unissent pour faire contrepoids aux idéologies libre-échangistes. Elles doivent demander qu’un mandat extraordinaire soit confié à l’ONU pour restaurer la prééminence de la politique sur le commerce.
 
Muni de cette autorité l’ONU, s’appuyant sur la FAO, veillera, par la contrainte si nécessaire, au respect de la souveraineté alimentaire des Etats. Depuis 1993 la CR affirme que l’ONU, gendarme du monde, doit faire régner la paix alimentaire, incompatible avec la logique de l’OMC qui n’est qu’une « organisation commerciale du monde » .
 
Ses principaux objectifs seraient :
·        D’imposer l’Exception Agriculturelle à l’OMC ;
·        De mettre en œuvre la lutte contre la faim et la misère, avant tout par la bonne coordination des politiques agricoles en faveur du respect de la souveraineté alimentaire des Etats. Les politiques d’aides doivent être considérées comme des moyens complémentaires et ne doivent plus tenir lieu de politique en soi ;
·        De favoriser le commerce équitable ;
·        De permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail grâce à des prix de vente de leurs produits supérieurs à leurs prix de revient en :
o       définissant pour certains produits des prix minimum équitables,
o       permettant aux Etats, ou aux marchés communs à plusieurs nations définissant entre elles une zone de libre-échange, de se protéger contre des importations à des prix inférieurs à leurs prix intérieurs. Il ne s’agit pas de faire du protectionnisme, mais de laisser aux Etats ou groupe d’Etats, la possibilité de réguler le marché en fonction des besoins de leur population ;
·        D’envisager des accords pour organiser certaines productions, pouvant aller si nécessaire jusqu’à des quotas par pays ;
·        De prendre en charge une gestion commune de l’aide alimentaire et des stocks ;
·        D’établir une paix commerciale nécessaire pour obtenir une agriculture et un développement durables ;
·        D’établir certaines règles à respecter dans le domaine environnemental, notamment s’accorder pour interdire l’usage de certains pesticides dangereux ;
·        De défendre nos ressources naturelles et nos moyens de production (sol, eau, semences, etc.) afin de ne pas compromettre le développement des générations futures.
 
Comme le disait M. Mamadou Cissokho, un de nos amis du Sénégal, lors de notre IXème Congrès en 2002 : « On nous a toujours mis dans le débat pour réagir sur ce que les autres pensent. Il est temps que nous mobilisions les autres sur ce que nous pensons » et « Les paysans d’ici et d’ailleurs ne travaillent pas pour faire disparaître d’autres paysans mais pour gagner leur vie et élever normalement leur famille »
 
 
Affirmons aujourd’hui avec force ce que nous pensons,
Arrêtons de nous laisser  opposer dans une compétition fratricide,
Demandons tous l’Exception Agriculturelle à l’OMC.
 
 
 
François Lucas
 
Président de la Coordination Rurale
Union Nationale
Par J.C Désesquelles - Publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /2005 18:47

COORDINATION RURALE DE L’OISE       CR60

 

LA  PREFERENCE COMMUNAUTAIRE C'EST PLUS D'EMPLOI !

LA MONDIALISATION C'EST PLUS DE CHOMAGE !

"La globalisation c'est privatiser les profits et mondialiser la misère!"

 
Depuis la réforme de la Politique Agricole Commune « P.A.C » et les contraintes de L’Organisation Mondiale du Commerce « O.M.C » le paysan européen doit vendre son blé au cours mondial et donc en dessous de son coût de production.
 
En contrepartie, il bénéficie d’une aide compensatrice partielle appelée à tort et péjorativement une prime.
 
Ainsi le paysan qui  vendait son blé au meunier 200 euros la tonne ne le vend plus aujourd’hui que 90 euros la tonne.
En parallèle et dans la même laps de temps, d’après le syndicat des boulangers,  le prix de la farine ne cesse d’augmenter et le prix du pain payé par le consommateur  a été multiplié par 4 (rappelez-vous le prix de la baguette à 1 franc).
Dans ce tour de passe-passe, le paysan et le consommateur sont en droit de savoir qui s’est enrichi sur leurs dos ; d’autant plus que les compensations sont payés par l’impôt.
 
Cette réforme n’a que des effets pervers et démontre :
Que le consommateur au contraire d’en profiter est doublement pénalisé (il paie les primes par l’impôt et paie le pain plus cher).
Que le paysan l’est triplement car en plus,  la compensation n’est que partielle à hauteur de 50%.
 
Aujourd’hui cette mondialisation qui n’a que le mot  « libérale » à la bouche  va contraindre de plus en plus les entreprises non seulement à s’approvisionner   en matière première importée à bas prix mais aussi en main d’œuvre bon marché.
 
Il n’y a pas une seule journée sans qu’on entende que le prix de la main d’œuvre est trop cher.
 
Le paysan comme l’ouvrier et maintenant le cadre voient leurs pouvoirs d’achat diminuer alors que les multinationales s’enrichissent grâce à l’ouverture totale des frontières et la suppression des taxes à l’importation.
 
Certains économistes tirent la sonnette d’alarme en démontrant que l’Europe et les U.S.A se « tiersmondialisent » et ils emploient des mots comme : « prolétarisation de la classe moyenne » et même : « suppression de la classe moyenne ».
Ce qu’il faut entendre par là c’est que l’on retourne au Moyen-Age, au temps des serfs et des Seigneurs.
 
Sur cette lancée, on est en droit de se demander si dans dix ans ce n’est pas l’Europe qui va demander son adhésion dans un premier temps à la Turquie, au Maroc, à la Tunisie, à l’Algérie, à l’Egypte et dans un deuxième temps, à l’Iran, l’Irak, l’Ethiopie, le Soudan, Le Ruanda, Le Tchad et la Mauritanie.
La main d’œuvre dans ces pays étant plus que bon marché le capitalisme débridé ne va plus savoir quoi faire de son argent dans un monde qu’il aura ruiné de son avidité.
 
La coordination rurale est contre la mondialisation et pour le retour à la préférence communautaire. Elle est aussi  contre les primes par le retour au prix rémunérateurs payés par les industriels.
 
 
Nous sommes tous dans le même bateau alors faisons tout pour ne pas qu’il coule.
 
 
Jean-Claude Désesquelles   président de la Coordination Rurale de l’Oise      CR60
Par J.C Désesquelles - Publié dans : lettre du président de la CR60
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Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /2005 18:31
La « prime » est au paysan ce que  « L’APL » est à beaucoup.
Dans une Europe qui perd ses valeurs sociales ces aides sont des dues qui doivent perdurer tant que les revenus du travail seront insuffisants pour vivre décemment.
 
 Le paysan bénéficie de « primes » sous conditions.
Afin de mieux comprendre pourquoi il y a de moins en moins de jeunes agriculteurs, un parallèle sous forme de colonnes montre quelles conditions un bénéficiaire de « L’APL » aurait s’il était régit par les lois Européennes.
 
 
Jean-Claude Désesquelles                   président de la Coordination Rurale de l’Oise     CR60
 
 
 
 
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LE PAYSAN   D’AUJOURD’HUI                          LE MENAGE--- L’ETUDIANT
 
Baisse des prix des produits agricoles                    Baisse du pouvoir d’achat.
Réforme de la politique agricole commune.
de 200 euros à moins de 100 euros la tonne
De blé (cours mondial).
 
Revenu agricole insuffisant                                                 Revenu des ménages insuffisant
 
 
 
Compensations (primes)                                       Allocation pour le logement (A.P.L)
 
Réduction des compensations.                         Réduction de l’A.P.L
Même montant quelque soit la culture.        Même montant quelque soit la taille de
                                                                                                   L’appartement (studio ou F4).
 
Jachère de 10%                                                         laisser 10% de la surface de l’appartement
                                                                                                   Inoccupée.
                                                               ____________________________
 
Contrôle P.A.C à l’improviste                                Contrôle A.P.L à l’improviste
 
Vérification de la surface jachère                           Vérification de la surface inoccupée (S.I)
au mètre carré près.                                                             au centimètre carré près.
 
Vérification  si la jachère est entretenue.                 Vérification de la propreté de la S.I.
Conformément à la réglementation en
Vigueur.
 
CR60
 
 
 
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LE PAYSAN D’AUJOURD’HUI                                   LE MENAGE – L’ETUDIANT
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Vérification si les produits phytosanitaires          Vérification si les produits d’entretien utilisés
Utilisés sont homologués.                                              Sont homologués.                                             
 (produire les factures d’achat).                                      (produire les bons de caisse du magasin).
 
Vérification si les plantes cultivées font              Vérification si le type de revêtement de sol de la partie des espèces autorisées.                                  la S.I est homologué ( carrelage uniquement).
 
Vérification de l’achat de semences                                    Obligation de mettre 2 plantes vertes homolo-
Certifiées (semences fermières interdites).          guées sur la S.I dans un bac riviera unique-
                                                                                                    ment.
 
Vérification du plan de fertilisation.                                 Vérification des engrais utilisés sur les deux
(produire : analyse de terre                                          plantes.
                      bilan azoté                                                             (produire : composition du terreau
                      facture)                                                                                   facture)
 
 
 
Vérification de l’identification des animaux.        Vérification des animaux de compagnie.
(une boucle à chaque oreille                                               (un tatouage dans chaque oreille
 fiche d’identité)                                                                 pédigré, carnet de vaccination).
 
 
 
Vérification si dans l’armoire à pharmacie il n’y aurait pas de médicament ne se rattachant à  aucune ordonnance  (produire ordonnances) .
 
Si un animal n’a pas été déclaré à la naissance, veau, vache, porcelet, cochon, agneau, mouton, chien, chat, hamster, perroquet, tortue, serpent, crocodiles, migales,  etc…
Il y a abatage systématique de celui-ci.
 
Si refus les contrôleurs font intervenir, la police ou la gendarmerie qui eux peuvent faire intervenir les pompier ou un compagnie de C.R.S.
 
Il s’ensuit une interpellation qui peut finir par une peine de prison après avoir été  placé en garde à vue puis incarcéré et condamné.
 
 
 
 
 
Si le contrôleur n’a  trouvé aucune infraction, vous conservez vos primes ou votre A.P.L et vous n’aurez perdu que quelques heures, voire la journée entière.
 
Sinon, il vous en coûtera une réduction de tout ou partie des primes ou de l’A.P.L.
Je vous laisse imaginé la suite…
L’exploitation agricole dépose son bilan.
La famille se retrouve sans domicile fixe.
 
 
CR60
                                                                             
 
 
 
 
Quelques temps après…………
 
 
Contrôle à l’improviste du service de la protection des végétaux.
(appel téléphonique à 8 heures pour un contrôle à 9 heures)
 
2 contrôleurs arrivent à 10H30.
 
 
LE PAYSAN D’AUJOURD’HUI                                              LE MENAGE  --- L’ETUDIANT
 
 
 
Prise d’échantillons de feuille de colza.                        Prise d’échantillons  des feuilles d’une
                                                                                                                 des deux plantes vertes.
 
      Signature d’un procès verbal.
                Un double de l’échantillon, qu’il faut conserver au congélateur, nous est remis.
 
Un échantillon est envoyé au laboratoire pour analyse afin de rechercher si un produit non homologué a été pulvérisé  sur la plante.
 
Le résultat du test sera connu au bout de deux mois.
 
Si le test est positif,
 
Destruction du champs de colza                                     Destruction de la plante avec obligation de rachat.
 
Perte de tout ou partie de la prime.                                                   Perte de tout ou partie de l’A.P.L.
 
 
 
 
Contrôle du local de stockage des produits                    Contrôle du placard de stockage des
Phytosanitaires**.                                                                                Produits d’entretien**(soude : destop
                                                                                                                                                               acide : antitartre
                                                                                                                                                               eau de javel
                                                                                                                                                               insecticides.
                                                                                                                                                               lessives  etc…)
 
 
J-C Désesquelles   Président de la CR60
 
 
Par J.C Désesquelles - Publié dans : lettre du président de la CR60
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