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Présentation

Mardi 13 octobre 2009

EMB    OPL





Chère collègue, cher collègue,

 

Nous sommes aujourd’hui à un moment clé de notre combat pour réinstaurer en Europe des outils de régulation du marché qui permettront aux producteurs de lait de vivre dignement de leur travail.

 

Dans tous les pays d’Europe, même si la grève du lait est terminée, les actions continuent et les producteurs restent mobilisés.

 

Pour faire avancer l’Europe dans le bon sens, nous devons agir sur nos politiques nationales en même temps que sur la politique européenne.

En France, cela passe aussi par la refonte de l’interprofession qui ne nous représente plus et qui a montré son incapacité à nous protéger contre l’avidité de l’industrie laitière et de l’ultralibéralisme.

 

Nous vous proposons donc d’écrire un courrier de revendication au CNIEL dans lequel vous demandez :

1)      A ne plus subir le monopole de la FNPL comme unique représentant des producteurs au sein de cette instance ;

2)      Le remboursement des cotisations versées au CNIEL depuis le début de la campagne laitière 2009/2010 en contrepartie de la défense calamiteuse des producteurs par la FNPL.

 

Vous trouverez donc ci-joint un modèle de courrier au CNIEL que vous n’avez plus qu’à remplir et à envoyer (l’adresse du CNIEL est indiquée dessus) ou par fax (01 42 80 63 45) ou encore par mail (cniel@cniel.com). Il est important que nous soyons nombreux à envoyer ce courrier au CNIEL pour montrer notre détermination à faire changer son fonctionnement et à instaurer une vraie démocratie au sein de cette interprofession.

 

Nous vous remercions de votre engagement que nous souhaitons le plus important possible.

 

 

 

 

Daniel Condat

Président de l’OPL

 

 

 

 

 

CNIEL
42, rue de Châteaudun

75314 PARIS Cédex 09

 

Je soussigné ……………………………..…………………………….. éleveur à (département ……….) produisant un quota de…………………………………. litres, déclare par la présente ne plus vouloir subir le monopole de la représentation syndicale unique (F.N.P.L.) et souhaite un remaniement de l’interprofession laitière visant à y apporter un maximum de pluralité syndicale, afin que toutes les tendances soient représentées.

En conséquence, je demande le remboursement de mes cotisations C.N.I.E.L. depuis le début de la campagne laitière 2009/2010.

Les raisons principales qui m’obligent à cette résolution sont :

  • La faiblesse de la défense des revendications des éleveurs laitiers qui se traduit par l’application aléatoire de l’accord du 3 juin 2009 sur le terrain ;
  • Le maintien de la flexibilité malgré la remontée des cours, alors que l’accord stipule la possibilité d’une renégociation depuis septembre 2009 ;
  • L’absence de révision du prix en fonction de l’évolution des marchés des produits industriels.

 

 

Dans l’attente de votre réponse, et certain que vous comprendrez le besoin de démocratie au sein de l’interprofession et que vous connaissez la situation dramatique des éleveurs laitiers, je vous prie d’agréer mes salutations.

 

 

Fait à ………………….…………………                         le ……………….……………… 2009

 

                                                                       Signature

 

 

 

 

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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Vendredi 9 octobre 2009



COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Pénalités de dépassement de quotas :

La Coordination Rurale répond à Henri Brichart

 

 

Après avoir voulu casser la grève du lait initiée par de nombreux éleveurs qui refusent les orientations politiques pour leur secteur, le syndicalisme majoritaire tente de discréditer la CR, à l’origine avec l’APLI du mouvement de contestation en France. Ainsi, M. Brichart (président de la FNPL) reproche à la CR d’avoir voté pour la suppression des pénalités de dépassement de quotas à l’Office de l’élevage. La CR souhaite rétablir la vérité.

 

Il s’agissait le 27 mars 2008 au Conseil spécialisé de l’Office de l’élevage d’établir les règles à appliquer pour la campagne 2008-2009. La FNPL et la FNCL avaient alors voté pour un pourcentage de 10% d’allocation provisoire de quotas en fin de campagne. La CR y était opposée pour ne pas alimenter la surproduction et donc ne pas faire baisser les prix.

 

Dans ce contexte, dictée par le bon sens et la défense des intérêts des éleveurs, la CR a ensuite voté contre l’application des pénalités. Elle a ainsi été le seul syndicat à relever l’incohérence, voire la perversité, qui consiste à inciter les éleveurs à produire plus, tout en demandant qu’ils soient bien sanctionnés en cas de dépassement.

 

Déformer ainsi l’action de la CR ne fait que révéler à quel point le syndicalisme majoritaire est aux abois et tente désespérément de récupérer la confiance de sa base, qu’il a trahie.

 

 

Le 08 octobre 2009 à 15 heures

 

 

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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Mardi 29 septembre 2009



L’European Milk Board     EMB

L’Organisation    des Producteurs de Lait  OPL

 

  

 

Bahnhofstr. 31                                                                                      1 impasse Marc  BP 50 590 Chagall 32022 AUCH Cedex 9

                                                                                                                             Tél : 05 62 60 14 96 – Fax : 00 33(0)5 62 60 14 31

                                                                                                                             Mobile : 06 84 92 17 62 E-mail : o.p.l@wanadoo.fr

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Allemagne

0049-2381-4360495

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Le 29 septembre 2009

 

 

Amis producteurs laitiers, chers collègues,

 

 

 

La grève du lait a permis des avancées politiques importantes avec le ralliement de la majorité qualifiée des pays européens à nos revendications et la tenue d’une réunion exceptionnelle des ministres européens de l’Agriculture le 5 octobre prochain.

 

 

En vue de préparer cette réunion, Bruno Le Maire organise le 1er octobre prochain une table ronde. Bien que le ministre se soit engagé à nos cotés, il nous semble important à la veille de cette rencontre de lui rappeler que nous restons mobilisés. Pour cela, en plus des actions prévues localement, nous proposons à tous les producteurs de lait de lui adresser un courrier mercredi après midi ou jeudi matin. Vous trouverez ci-dessous le courrier à compléter et à envoyer par fax (01 49 55 40 30) ou par mail (cabinet-sp.cab) au ministère.

 

 

Au cours des quinze derniers jours, notre mobilisation et notre engagement ont été sans faille. Ils ne doivent pas faiblir à présent.

 

 

Daniel Condat

Président de l’OPL

Le 30 septembre 2009

 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

 

Je suis producteur de lait et j'ai participé à la grève du lait européenne de ces derniers jours. La décision de jeter ou de donner mon lait n’a pas été facile à prendre mais je n’ai eu d’autre choix. En effet, ma famille et moi-même nous nous trouvons dans une situation financière insupportable due aux mauvais choix qui ont été faits en matière de politique agricole, notamment par le démantèlement progressif des outils de régulation des quantités de lait produites.

 

 

Mon action associée à celle de mes collègues européens n’avait d’autre but que d’attirer votre attention et celle des autres ministres européens de l’Agriculture. Cette toute première manifestation d’un combat social européen a, par votre intermédiaire, rallié la majorité qualifiée au sein de l’UE permettant la tenue d’un conseil exceptionnel des ministres européens de l’Agriculture.

 

Vous nous avez transmis un signe fort de votre engagement à nos côtés pour que nos propositions concrètes d'organisation de la production et du marché du lait en Europe soient actées par la Commission européenne. Je vous demande de poursuivre dans cette voie courageuse et démocratique afin que l’organisation choisie permette une régulation constante des quantités de lait à produire avec pour objectif un prix du lait au-dessus de notre coût de production c'est-à-dire un prix qui nous permette de vivre normalement et dignement de la vente de notre production.

 

C'est pour obtenir cette organisation que nous avons tous fait tant de sacrifices en donnant et en jetant notre lait et que nous n'accepterons en aucun cas qu'il y soit substitué une organisation de notre secteur de production de lait régie par une contractualisation entre producteurs et transformateurs.

 

Ma famille et moi-même, nous vous remercions par avance, Monsieur le Ministre, de l'attention que vous porterez à notre message et sommes certain de votre volonté de ne pas décevoir l'espoir que vous avez fait renaître en nous.

 

 

 Famille  ………………………………………………….,

 Éleveur(s) laitier(s) à ………………………………...  

 

Par J.C Désesquelles - Publié dans : Organisation des producteurs de lait "O.P.L"
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Mardi 29 septembre 2009


Levée de bouclier contre une éventuelle Cvo « Agrocarburants »
( Publié le 29/09/2009 à : 15H 00 min )
 

Pour combler les pertes de la filière agrocarbuants, l’ensemble des céréaliers pourraient être mis à contribution en s’acquittant d’une nouvelle cotisation obligatoire.

Deux euros par tonne de céréales, c’est le montant de la cotisation volontaire obligatoire (Cvo) « agrocarburant » à l’étude, jusqu’au ministère de l’agriculture. Elle serait collectée pour compenser les déficits de la filière d’agrocarburants. Cette nouvelle Cvo payée par l’ensemble des céréaliers s’ajouterait aux deux autres déjà en vigueur d’un euro environ par tonne de céréales.

 


Une Cvo en plus de la taxe carbone, une année fiscale
en perspective bien noire! (© Terre-net Média)
Apprenant la nouvelle par ses adhérents, l’Organisation des producteurs de grains (émanation de la Coordination rurale) n’a pas tardé à réagir en qualifiant ce projet « honteux et déontologiquement attaquable », dans un communiqué paru le 28 septembre 2009. « A quel titre, l’ensemble de la profession irait-elle combler des dettes correspondant aux errements de certains responsables, alors que ceux-ci avaient été parfaitement prévenus de ce risque aussi évident qu’énorme. Ici comme en toute circonstance doit s’appliquer l’adage : « qui casse paie ».

 

Ce projet de cotisation n’est pas vraiment une surprise. Orama (1), le 2 juillet dernier, « réaffirmant sa volonté de soutenir les filières d’utilisation des grains à des fins non alimentaires, en particulier pour la production de biocarburants, dès lors que l’ensemble des outils industriels est opérationnel », avait annoncé qu’elle engageait « une réflexion dans le cadre des filières biocarburants pour améliorer et régulariser l’approvisionnement des usines, tout en sécurisant le revenu des producteurs, sur des bases mutualisables à l’ensemble de la production». Autrement dit, Orama cherchait déjà à « faire supporter à l’ensemble des producteurs les conséquences de choix politiques inappropriés dont elle a été l’un des principaux artisans », faisait alors la Confédération paysanne début juillet.

« Si un syndicat souhaite affirmer sa volonté de faire soutenir par ses adhérents les filières d’utilisation des grains à des fins non alimentaires, c’est son droit », affirme la l’Opg. « Mais par contre, il n’a pas à engager l’ensemble de la profession dans cette voie », ajoute l’organisation.

Et l’Opg de préciser qu’«il serait quand même incohérent que les pouvoirs publics, qui ont bien réalisé ce fiasco et font marche arrière sur le dossier de l’éthanol, acceptent d’étendre un accord sur une Cvo supplémentaire. Cela d’autant plus qu’une part de la Cvo Intercéréales a servi à financer des associations dans le giron du syndicalisme officiel pour des actions de promotion de l’éthanol. »
Ce projet de Cvo « Agrocarburants » est d’autant moins acceptable, selon l’Opg que cette dernière n’a cessé depuis des mois de mettre en doute l’impact environnemental de la filière. « Les économies sur les gaz à effet de serre sont loin d’être confirmées », affirme t-elle.

Un bilan énergétique qui rend perplexe

Ces derniers propos sont partagés par la confédération paysanne qui s’était aussi toujours opposée au développement d’une filière d’agrocarburants.

Dans un communiqué du 15 septembre, le syndicat de Bagnolet faisait part de son impatience, constatant que les résultats de l’étude « exhaustive et contradictoire sur les bilans énergétiques et environnementaux des agrocarburants se font attendre ». Et le syndicat ajoutait que « l’agence « bio intelligence service » chargée de calculer le bilan énergétique de la production d’agrocarburants aurait été invitée à revoir ses calculs car les premiers résultats sur le bilan énergétique de leur fabrication, tels qu’ils ressortent des travaux entrepris par les différents bureaux d’études missionnés à cette fin, ne sont pas suffisamment convaincants pour montrer les avantages environnementaux de l’ensemble de la filière d’agrocarburants ».

Source : Terre-net Média

Auteur : Frédéric Hénin

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Lundi 28 septembre 2009


COMMUNIQUE

 

Bioéthanol : face au déficit des distilleries,

tous les céréaliers pourraient être mis à contribution ?

 

Devant le fiasco de la production d’éthanol, avec entre autres un désengagement de l’Etat qui avait été annoncé dès 2005 (*), les promoteurs des biocarburants sont à l’affût d’un soutien économique pour faire face aux monstrueux investissements entrepris.

 

Les agriculteurs qui n’avaient pas bien compris « la contractualisation positive » en ont été pour leur frais : ils se sont engagés pour cinq ans à fournir des grains à un prix décoté aux néo « agro pétroliers ». Ce sacrifice exigé des producteurs ne permet même pas de satisfaire leur conscience puisque les économies sur les gaz à effet de serre sont loin d’être confirmées.

 

Par contre, les nouveaux livreurs de grains ne se bousculent pas aux ponts-bascules et les distilleries doivent s’approvisionner au prix du marché. Malgré les très faibles cours actuels des céréales, les distilleries tournent dans le rouge.

 

La récente idée scandaleuse des responsables de la filière serait de créer une taxe - Cotisation Volontaire Obligatoire (CVO**) - à la charge de tous les producteurs de céréales pour équilibrer les comptes des distillateurs.

 

Honteux et déontologiquement attaquable. A quel titre, l’ensemble de la profession irait-il combler des dettes correspondant aux errements de certains responsables, alors que ceux-ci avaient été parfaitement prévenus de ce risque aussi évident qu’énorme. Ici comme en toute circonstance doit s’appliquer l’adage : « qui casse paie ».

 

Si un syndicat souhaite affirmer sa volonté de faire soutenir par ses adhérents les filières d’utilisation des grains à des fins non alimentaires, c’est son droit, mais par contre, il n’a pas à engager l’ensemble de la profession dans cette voie.

 

Il serait quand même incohérent que les pouvoirs publics, qui ont bien réalisé ce fiasco et font marche arrière sur le dossier de l’éthanol, acceptent d’étendre un accord sur une CVO supplémentaire. Cela d’autant plus qu’une part de la CVO Intercéréales a servi à financer des associations dans le giron du syndicalisme officiel pour des actions de promotion de l’éthanol.

Décidément, les prélèvements sur les céréaliers risquent de revenir sur la scène judiciaire…

 

 

(*)  Rapport sur L’optimisation du dispositif de soutien à la filière biocarburants – 20 septembre 2005 – Inspection Générales des finances.

 

(**) CVO = Contribution Volontaire Obligatoire (évolution d’une taxe fiscale).

 

Le 28 septembre 2009 à 10 heures

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Vendredi 25 septembre 2009

L’European Milk Board

 

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L’Organisation des Producteurs de Lait

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Le 25 septembre 2009

L’info quotidienne de la grève du lait

 

La vigilance s’impose

 

L’EMB a annoncé hier la suspension de la grève du lait, et ce jusqu'au 5 octobre. Il est important de noter que nous avons appelé à une suspension et non une fin.

 

En effet, nous ne pouvions pas ne pas tenir compte des récentes avancées politiques européennes : notre message est passé, de façon forte, grâce à notre mobilisation et à celle de nos voisins européens. L’ampleur du mouvement et la capacité de l’EMB à fédérer à travers toute l’Europe ont surpris, ont fait taire les mauvaises langues et nous ont permis de forcer le destin. Un retour en arrière de 15 jours nous montre le chemin parcouru : d’une attitude indifférente ou résignée de quasiment tous les pays de l’UE vis-à-vis d’une dérégulation catastrophique du marché du lait  imposée par la Commission nous nous retrouvons aujourd’hui avec 20 pays, et non des moindres, réclamant une révision des mauvais choix !

 

Il nous faut cependant être vigilants : lors du conseil extraordinaire des ministres de l’Agriculture du 5 octobre, le camp de la régulation devrait l’emporter face au libéralisme de la Commission. L’EMB en attend des propositions concrètes qui permettront une remontée rapide et durable du prix du lait.

 

Si cela ne devait pas être le cas, le mouvement reprendra :

Avec d’autres actions et toute la force de la colère et des espoirs déçus.

 

La prudence nous impose donc de nous tenir prêts à reprendre les actions, éventuellement avec le soutien de nos collègues des autres productions, qui sont très attentifs à notre combat tant il se rapproche de leurs propres préoccupations.

 

Les prochaines échéances nous concernant sont :

- la table ronde sur la filière laitière au ministère de l’Agriculture le 1er octobre

- la réunion des ministres de l’Agriculture de l’Union le 5 octobre.

Ces deux journées devront certainement témoigner de notre détermination.

 

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés pour vous appeler à l’action dès que le besoin s’en fera sentir. Nous avons fait un premier pas vers la victoire, il nous faut confirmer ce succès pour qu’enfin chacun d’entre nous puisse vivre dignement du fruit de son travail.

 

Contact :

contact@lagrevedulait.com

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Vendredi 25 septembre 2009

EMB OPL

Bahnhofstr. 31                                                                                     1 impasse Marc  BP 50 590 Chagall 32022 AUCH Cedex 9

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                        25 septembre 2009

 

Lettre ouverte aux producteurs de lait.

 

Amis producteurs de lait, chers collègues,

 

Les 15 jours de grève ont permis de changer historiquement la vision des politiques sur l’orientation de la politique européenne.  Félicitations à chacun d’entre vous pour le travail fait au jour le jour, pour tous les sacrifices consentis.

Pour la première fois dans l’histoire, des producteurs européens ont su s’unir dans un même combat et ce qui pour certains était impossible ou inconcevable ou utopique est bel et bel devenu possible.

Sénèque a dit : «  ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous ne faisons rien, c’est parce que nous ne faisons rien qu’elles sont difficiles ».

 

Hier, l’EMB a décidé de suspendre la grève après 15 jours d’un combat certes difficile mais nécessaire. Les résultats sont là ! Mais bien sûr, nous devons être vigilants à ce que toutes ces avancées se traduisent concrètement et très rapidement pour les producteurs européens. Nous devons rester mobilisables si cela s’avère nécessaire.

 

Rien n’est impossible, rien n’est inéluctable. La contractualisation sous forme d’intégration devait être la seule voie possible ! La dérégulation était la seule politique responsable ! Nous nous sommes battus pour dire non et nous avons été entendus.

 

Dans ce combat européen, la France a été le moteur tant au niveau du terrain que dans les plus hautes sphères politiques. Notre ministre s’est montré très efficace,  a su mobiliser les autres pays et les convaincre de changer radicalement de cap. Le Conseil extraordinaire des ministres européens du 05 octobre est un rendez-vous d’importance et marquera le changement que nous demandons.

 

Tous les représentants des  producteurs européens de l’EMB vont évidemment continuer à travailler  avec les ministres et tous les élus de tous les pays européens pour construire cette nouvelle agriculture européenne.

 

 

D’ores et déjà, la grève a été très bénéfique car les niveaux insolents de prix proposés pour le 1 er trimestre 2010 (entre 200 et 230 euros) ne sont plus d’actualité.

Les 500 millions de litres de lait rendus à la terre pendant ces 15 jours en Europe on été un investissement et nous en verrons les résultats dans les prochaines semaines.

 

.Les producteurs sont enfin redevenus les principaux acteurs des décisions et donc de leur avenir. Après avoir obtenu l’impossible, nous devons veiller à ca que ceux qui ont ouvertement critiqué ou essayé de déstabiliser les producteurs en grève ne soient pas ceux qui vont décider demain !

 

 

Bravo à toutes et à tous pour ce combat historique.

 

Daniel Condat

 

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Vendredi 25 septembre 2009


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Le 24 septembre 2009

L’info quotidienne de la grève du lait

 

 

Suspension de la grève du lait

 

L’EMB a annoncé la suspension de la grève du lait jusqu'au 5 octobre. « Mais elle reprendra aussitôt si aucune décision raisonnable n'est prise par les ministres », a déclaré Romuald Schaber.

 

En effet, les récentes avancées politiques européennes nous permettent d’être confiants et de prendre cette décision. La politique laitière est mise à l’ordre du jour du prochain conseil des ministres de l’Agriculture et la majorité des pays est favorable à la régulation. La Commission devrait donc être amenée à revoir sa copie.

 

Le Président de la République a déclaré hier soir avoir « demandé au président de l'Union européenne, le Premier ministre suédois, que soit convoquée d'urgence une réunion des ministres de l'Agriculture pour voir comment on peut réguler le prix du lait », ce qui est un signe positif de l’implication de l’Etat français au plus haut niveau. Malgré cela, l’EMB et l’OPL demeurent totalement mobilisées suite aux propos attribués à Bruno Le Maire cet après-midi, qui semblent remettre sur le devant de la scène la contractualisation contre laquelle nous nous battons depuis 15 jours. A défaut d’une clarification rapide de sa part, nous appellerons à d’autres actions de grande envergure auxquelles ne manqueront pas de se joindre tous les agriculteurs devant une telle trahison.

 

Ce que nous avons fait est extraordinaire, nous devons rester prêts à démontrer rapidement et une nouvelle fois notre force décuplée par notre association avec nos collègues européens.

 

Contact :

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Par J.C Désesquelles
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Vendredi 25 septembre 2009


   

COMMUNIQUE

 

Céréales : le malaise gagne du terrain

 

 

Les céréaliers s’associent aux revendications des éleveurs laitiers et les soutiennent dans leur combat pour obtenir un prix décent de leur production.

 

La situation des grandes cultures est tout aussi préoccupante. Les prix des céréales, des oléagineux et protéagineux, ne cessent de baisser et de nombreux producteurs vendent aujourd’hui leurs grains en dessous de leur coût de revient.

 

Les systèmes de soutien des marchés, comme l’intervention et les restitutions, qui assuraient une protection - insuffisante certes - à nos marchés, ont été quasiment abandonnés au profit d’un libéralisme débridé. Par des autorisations d’OGM, interdits de culture sur nos territoires, Bruxelles a ouvert les portes à des maïs sud américains et des colzas canadiens qui, sous la pression des consommateurs, n’étaient pas autorisés en Europe.

 

En prévoyant au printemps une bien hypothétique hausse des marchés céréaliers qui ne s’est pas produite, Monsieur Barnier et ses experts économistes ont projeté de transférer 25 % des aides du secteur grandes cultures à l’élevage pour la campagne 2010. Une bien mauvaise décision qui va encore aggraver le déficit des producteurs de grains.

 

Dans toutes les régions de France, le mécontentement s’installe.

 

A l'image de leurs collègues laitiers, les céréaliers se posent la question d'engager une grève européenne des semis si la Commission ne revient pas sur ses mauvais choix de dérégulation généralisée.

 

 

Le 24 septembre 2009 à 9h30

Par J.C Désesquelles
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Vendredi 25 septembre 2009


 

                                                                                                                                   Organisation Nationale des Eleveurs de Porcs

 

BP 50590 - 32022 AUCH Cedex 9

Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75

E-mail : crun@coordinationrurale.fr  –  site : www.coordinationrurale.fr

 

 

COMMUNIQUE

 

Prix du porc : où la baisse s’arrêtera-t-elle ?

 

 

L’année 2009 est catastrophique pour les éleveurs porcins. Le prix du porc au Marché du Porc Breton est revenu à son niveau de 2007.

 

La baisse actuelle des cours serait la conséquence de la concurrence avec les pays du nord de l’Europe. Ce serait notamment le cas de l’Allemagne : pourtant, le prix à la production y reste plus élevé qu’en France !

 

D’après le CER France Bretagne, 15 à 20 % des éleveurs porcins sont endettés à plus de 100 %. Un prix à la production à 1,35 €/kg pendant 3 ans (contre 1,156 actuellement) permettrait aux plus fragiles de se désendetter, à condition que le prix de l’aliment ne flambe pas à nouveau. Sinon, ce sera le dépôt de bilan...

 

Sur la zone Uniporc Ouest, la nouvelle grille de paiement au TMP (Taux de muscle des pièces), validée par le syndicalisme majoritaire fin 2006, n’a pas permis, bien au contraire, de sortir de cette crise qui sévit depuis des années. La CR et l’ONEP appellent au bon sens : pour toutes les productions, il faut garantir des prix supérieurs aux coûts de production pour que les agriculteurs vivent de leur travail. Les acheteurs doivent enfin réaliser que c’est la production qui les fait vivre.

 

Au niveau politique, il est urgent de mettre en place une gestion européenne des volumes de production et des marchés. Il est en effet absurde de favoriser une concurrence acharnée entre pays européens, alors que nous avons tout à gagner à construire ensemble un marché équitable, pour nous approvisionner durablement en nourriture de qualité et à un prix raisonnable.

 

Le vaste mouvement européen de grève du lait initié par l’OPL* révèle à quel point les éleveurs sont déterminés à faire valoir leur droit à une juste rémunération de leur travail. Cette action syndicale inédite depuis plus de 40 ans ouvre la voie et l’espoir à tous les secteurs. La solidarité européenne doit s’exercer pour contrer l’aveuglement voire l’indifférence insupportables des industriels et des pouvoirs publics.

 

 

Mardi 22 septembre 2009 à 12h00

Par J.C Désesquelles
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