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Présentation

Mercredi 21 novembre 2007
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR NICOLAS SARKOZY
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
 
 
 
Objet : La filière sucre française est en danger de disparition
 
 
Monsieur le Président,
 
Le secteur betteravier était, il y a peu de temps encore, reconnu comme un
 modèle d’organisation de la production, tant au niveau du dynamisme que
de la rentabilité économique, alors que les autres pans de l’agriculture avaient
déjà été mis à mal par les réformes successives de la PAC.
 Mais la situation des planteurs de betteraves français s’est très fortement
dégradée depuis la mise en place des premières mesures liées à la réforme
de l’OCM (Organisation commune des marchés) « sucre ». En effet, ils ont
 tout d’abord vu le prix de leur production chuter, sans que l’aide découplée
 ne parvienne à combler le manque à gagner. Nombre d’entre eux ont ainsi
été progressivement contraints de vendre à perte, ne parvenant plus à couvrir
 leurs coûts de production.
 
Par la suite, le plan de restructuration européen a obligé tous les pays
producteurs, dont la France, à abandonner une partie de ses quotas de
production. Cette cessation de production imposée entraîne aujourd’hui la
fermeture d’un certain nombre d’usines (5 au minimum, certains groupes
ayant d’ailleurs investi dans d’autres pays producteurs à moindre coût) et
contribue à la disparition de nos producteurs. Cette régression irréversible a
un effet dévastateur sur toute une économie régionale. Parallèlement, nous
ouvrons de plus en plus notre marché aux importations des pays tiers dont
les coûts de production et les normes sociales sont très inférieurs aux nôtres.
Tout cela dans quel but ? Celui de permettre aux industries agroalimentaires
grosses consommatrices de sucre de mettre à moindre coût sur le marché
 des produits alimentaires très énergétiques, alors que des campagnes sont
menées contre l’abus de consommation de sucre. Les consommateurs ne
se sont jamais plaints des prix du sucre au détail. A cet égard, des sondages
que nous avons réalisés en sortie de magasins de distribution montrent qu’ils
n’ont même aucune idée du prix du sucre, considérant cette denrée comme
indispensable et à coût marginal de leur budget.
 

Cette situation est non seulement très injuste, mais elle va à l’encontre de
votre volonté affichée de mettre l’accent sur la préservation de notre sécurité
 alimentaire. Dans le contexte actuel de flambée du prix des transports et de
 certaines matières premières, et à l’heure où le Brésil consacre une part
croissante de ses surfaces en canne à sucre à la production de bioéthanol,
est-il raisonnable de se rendre volontairement dépendant des importations
pour un produit alimentaire de base comme le sucre ? Cela pourrait, à plus
 ou moins long terme, finir par pénaliser le consommateur français qui achète
 en moyenne 35 kg de sucre par an.
 
De plus, les planteurs qui ont jusqu’alors réussi à survivre risquent de ne pas
 surmonter les nouvelles contraintes liées à l’OCM unique qui vient d’être
adoptée. En effet, alors que la refonte des textes relatifs aux diverses OCM
devait se borner à une simplification, une disposition clé du règlement de
l’ancienne OCM sucre n’est pas reprise dans l’OCM unique. Il s’agit de la
prise en charge des frais de chargement et de livraison des betteraves par
l’industriel, au sujet desquels rien n’est prévu par les accords
interprofessionnels de cette filière. Il est donc plus qu’à craindre que les
industriels décident désormais, puisque la loi le leur permet, de faire supporter
ces frais par les planteurs. Cela sera particulièrement handicapant pour les
producteurs qui devront livrer à une usine éloignée d’une centaine de
kilomètres de leur lieu de production à cause de la fermeture de leur ancienne
 usine. Cette charge supplémentaire pourra être très élevée et diminuera
d’autant leurs revenus.
 
La CR a écrit la 5 novembre au Ministre de l’Agriculture Michel Barnier pour
lui faire part de ses inquiétudes, mais tenait à vous solliciter également
officiellement et de manière publique sur ce sujet très préoccupant. Il est
paradoxal, pour ne pas dire insupportable, que l’Union Européenne, censée
aider et protéger ses agriculteurs, organise de manière volontariste un tel
gâchis en faisant disparaître des producteurs qui vivaient jusqu’alors sans
problème. Avec de tels contre-exemples, comment s’étonner que l’Europe
 reste toujours aussi impopulaire auprès des peuples ?
Pendant votre campagne électorale, vous avez à juste titre souhaité que l’Union
Européenne retrouve ses fondamentaux, et notamment celui de la préférence
 communautaire. La démolition gratuite et inutile du régime sucre va tout à fait
 à l’opposé d’une politique de bon sens. C’est cette Europe-là qui est rejetée
 par les peuples, et non pas l’Europe du marché commun et du traité de Rome,
qui a permis de construire le plus grand marché solvable du monde.
 
Certains de l’attention que vous porterez à cette question capitale pour l’avenir
à très court terme des agriculteurs concernés, nous souhaitons vous
rencontrer pour vous exposer plus avant nos positions. Dans cette attente,
 nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en
l’assurance de notre haute considération.
 
 
François Lucas
 
Président de la Coordination Rurale
Union Nationale
par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Mardi 20 novembre 2007
Communiqué de presse
 
La PAC est en dépôt de bilan
 
 
L’heure est au bilan de santé de la PAC afin de dégager des perspectives pour
l’avenir. La CR ne partage pas du tout l’optimisme béat de la Commission vis-à-vis
 de celui-ci et s’inquiète de la volonté manifestée de pousser encore plus loin
 la logique de la réforme de 2003.
 
Pourtant, le constat est accablant. Il montre que la PAC a gravement failli à
ses missions. Elle qui devait assurer la sécurité alimentaire de l’UE et la
stabilité des prix et des productions n’a fait qu’abandonner progressivement
ses responsabilités aux mains du libre marché. Le résultat est que l’ensemble
des secteurs sont gravement déstabilisés : viticulture, lait, viandes, betteraves,
fruits et légumes, grandes cultures… Au déficit abyssal de l’Europe en protéines
 végétales, s’ajoute maintenant le manque de lait. C’est la conséquence logique
de la politique de la Commission, qui à découragé les producteurs en baissant
le prix du lait et en les incitant à abandonner leur production.
 
Nous sommes donc atterrés, de voir la Commission devant un tel bilan proposer
 encore plus de découplage, de modulation et de plafonnement des aides,
 mais moins de régulation : droits de plantation, quotas laitiers ou betteraviers,
 prix d’intervention…
 
La CR en appelle donc solennellement au Président de la République française
et au ministre de l’Agriculture pour que la présidence française de l’Union
Européenne au deuxième semestre 2008 permette de sortir enfin d’un dangereux
aveuglement.
 
La PAC doit vite s’extraire de cette ornière, autant pour les consommateurs que
 pour les agriculteurs. Elle est en dépôt de bilan et a besoin d’un sérieux
redressement plutôt que d’une liquidation.
 
 
Le 20 novembre 2007 à 13 h 15
 
Contact presse : Emilie Castanier
emilie.castanier@coordinationrurale.fr
06.70.80.99.51
par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Jeudi 25 octobre 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Grenelle de l’environnement :
un déni du pluralisme et une occasion manquée
 
 
Le Grenelle de l’environnement se voulait un grand exercice de démocratie
participative. Il s’achève malheureusement par un déni du pluralisme syndical.
 La Coordination Rurale, second syndicat agricole métropolitain, qui n’avait déjà
été admise que dans un groupe sur six au niveau national, s’est vue écartée de
la table ronde finale, malgré ses demandes au plus haut niveau. On peut, au
passage, se poser la question de la réelle représentativité de tous les participants
 à ce grand rassemblement.
 
Ainsi, tous les agriculteurs ont vu leurs convictions exprimées de manière déformée
 par une seule organisation, pro-OGM,relais de l’industrie des produits
phytosanitaires etdes semenciers. C'est sans doute ce qui explique que les
propositions de bon sens émises par d'autres organisations syndicales aient été
rejetées, alors qu’elles étaient pourtant simples et peu coûteuses à mettre en
œuvre(*).
 
La question de la production alimentaire pour une population mondiale croissante
 est restée à la marge, alors qu’elle aurait dû être placée au centre des
préoccupations, dans le contexte actuel de baisse des disponibilités en terres et
 en énergie. On a tout simplement l’air d’oublier que les stocks mondiaux de
céréales sont au plus bas et qu’il y a eu déjà cet été des alertes sur les livraisons
de lait et de ses produits dérivés.
La CR considère ce Grenelle de l’environnement comme une occasion manquée
de répondre aux grands défis du XXIe siècle.
 
Profondément déçue, la CR craint fort que les Assises de l’Agriculture qui ont
commencé n’aient pas plus d’ambition et de vision prospective.
 
 
(*) Les propositions de la CR sont disponibles sur : http://www.coordinationrurale.fr
 
 
 
 
Jeudi 25 octobre 2007 à 16 heures
 
Contact presse : Christophe Lefebvre
06.75.52.11.26
par J.C Désesquelles publié dans : coordinationrurale60
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Jeudi 27 septembre 2007
Bonjour,
 
Il faut être réaliste et comme la TVA sociale, le grenelle vert tourne au rouge pour le paysan.
 
Avec plus de 70% des habitants de la planète qui vivent déconnectés de la réalité dans l'utopie des villes , comment pouvait-il en être autrement ?
 
La raison du plus fort ou du plus grand nombre est toujours la meilleure.
 
 
Je pense que la montagne va néanmoins accoucher d'une souris prématurée au vu des continuelles révisions à la baisse de la moisson australienne (25 puis 17 puis 15 et enfin 12 hier et sans pluie ce sera moins de 10 millions de tonnes).
 
Il est fort probable qu'il n'y ait plus de blé à vendre  à partir du mois d'avril jusqu'à fin juin début juillet; du jamais vu!
 
Ces 2 mois, même s'ils sont à déplorer, vont calmer les utopistes du tout poil qui du coup vont très certainement se reconvertir dans la nouvelle alchimie; celle de transformer les sables du désert en terres fertiles, le veau nouveau né en une génisse amouillante  ou l'éthanol et le diester en farine, sucre et huile.
 
Nous avons la preuve que la France est bien le seul pays qui retourne au communisme et comme c'est elle avec le "secours" de notre très sainte Féedéjà, qui imprime la P.A.C, toute l'Europe agricole va basculer doucement vers un collectivisme Stalinien avec son cortège de disettes et famines* si la moisson 2008 ressemble à celle de 2007.
 
L'abandon officiel de la jachère volontaire n'arrangera rien et surtout pas la reconstitution des stocks car ces surfaces sont où déjà destinées à la production de biocarburants ou à très faible potentiel.
 
Du blé à 200 euros personne ne voulait y croire, à 300 euros tous croyaient que ça montrait encore, aujourd'hui, il se pourrait qu'il atteigne 400 euros la tonne voir davantage.
 
Sans vouloir cet état de chose, je considère que cette situation nous sera très bénéfique à moins que cela  empire et que l'histoire se renouvelle avec l'arrivée, comme en 1789, d'une révolution sanglante car: "ventre affamée n'a point d'oreille"..
 
l'Or jaune, l'or Noir ne sont que d'inutiles artifices dont la vie se moque, l'or vert lui est l'essentiel constituant de la vie.
 
Notre société ville poubelle donne priorité à ces artifices en privant les plantes d'eau; ici, les campagnes se vident, les friches, les forêts avancent; la-bas se sont les déserts qui recouvrent tout.
 
la globalisation et le réchauffement climatique vont faire de notre planète une île de Pâques bien avant 2050.
 
 
Les utopistes projettent l'espèce humaine à la conquête de la voie lacté dans l'espace sidéral alors qu'on ne va même plus avoir une goutte de lait dans le frigo..................
 
 
 
L'histoire n'est que la répétition des mêmes faits appliqués à des hommes et des temps differents.  F.R de Chateaubriand
J'espère me tromper
 
 
Jean-Claude  Désesquelles      CR60
PS: Avoir toujours raison est un grand tort!
 
 
par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Mardi 18 septembre 2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
 
Pour une réévaluation du seuil d’imposition
au bénéfice
 forfaitaire agricole
 
 
La Coordination Rurale demande que le seuil du passage au bénéfice réel soit rehaussé.
Cette mesure serait bénéfique pour l’activité économique dans le monde rural.
 
En effet, compte tenu de l’érosion monétaire, beaucoup d’agriculteurs ont subi depuis 30 ans la
modification automatique de leur régime fiscal, en passant du bénéfice forfaitaire au bénéfice réel.
 
Le seuil du passage au bénéfice réel est inchangé en monnaie courante depuis 1972 (76 300 €
aujourd’hui, 500 000 F en 1972). S’il avait été réévalué annuellement compte tenu de l’inflation,
ce montant devrait être aujourd’hui de 450 000 €.
 
Cette évolution s’est traduite par un alourdissement des charges de la comptabilité agricole et par
une plus grande complexité de la gestion des exploitations. Elle représente par ailleurs un frein au
développement de l’activité agricole, puisque certains agriculteurs en sont venus à limiter
volontairement la progression de leur chiffre d’affaires pour ne pas dépasser le seuil fiscal.
 
 
Cette revalorisation pourrait être envisagée par paliers avec une réévaluation immédiate à 150 000 €.
 
La CR souhaite ouvrir le débat sur la réévaluation du forfait et a saisi ce jour par courrier le Président
de la République ainsi que les ministres de l’Economie, des finances et de l’emploi, et de l’Agriculture.
 Elle soumettra prochainement cette question aux chambres d’agriculture.
 
 
 
Mardi 18 septembre 2007 à 17  heures
 
Contact presse : Christophe Lefebvre
06.75.52.11.26.
par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Jeudi 6 septembre 2007
La Feedéja suit Pinta le traitre.
Le système de Pinta, il est déjà dans la tête  de M.Maréchal, du JA national  "il faut sortir de la
situation intenable actuelle avec 2 filières de blé et ne plus en avoir qu'une seule: ensuite ce sont les
OS qui feront la répartition entre éthanol et alimentaire et qui paieront un prix moyen aux agriculteurs".
 
Le prix actuel de 130€ la tonne doit déjà leur poser de sérieux problèmes de rentabilité même si
l'augmentation des céréales autorise une augmentation des drèches. 
 
Il leur reste encore deux tuiles qui pourraient leur dégringoler sur la tête:
 
-Que le pétrole baisse (peu probable mais c'est aussi imprévisible)
 
-Que le gouvernement rogne la défiscalisation.
 
C.R.U.N
 
La féedeja continue de considérer les paysans comme des producteurs de matières
premières incapables de gérer leur entreprise.
Chaque paysan doit maitriser non seulement la production mais aussi la vente de ses produits.
La coopérative n'a pas à faire de prix moyen.
Les paysans qui ont eu raison de ne pas signer de contrat éthanol avec prise de parts sociales
à 50 euros la tonne de blé, ne doivent pas être pénalisés par ceux qui ont crus à ces nouveaux
Père Noêl.
 
Pour l'éthanol de betteraves, ce sera encore pire puisque la récolte abondante de sucre de canne
fait baisser chaque jour le prix du sucre.
les industriels coopératives vont donc vendre leur sucre moins cher tout en payant le planteur à 25 euros la tonne seulement.
 
Avec un blé à 200 euros le tonne pour la récolte 2008, la culture de la betterave à 80 tonnes/ha
est moins rentable que celle du blé.
 
Dans L'Oise le rendement moyen étant de 75 tonnes, la logique économique voudrait qu'en dessous
 de 80 t/ha le planteur abandonne la culture de betterave au moins pour la récolte 2008.
 
L'abandon de quota compensé à 35 ou 45 euros/t est aussi la solution à envisager.
Cette rentrée d'argent devrait être employée à la recapitalisation de l'entreprise mais aussi
à la construction de batiments de stockage pour vous libérer de la contrainte de ces
coopératives multinationales qui sont incapables de rémunérer vos productions
à leurs justes valeurs.
 
Si tous les agriculteurs s'abstenaient de livrez leur récolte le jour de la moisson sans connaître
le prix d'achat les choses iraient bien mieux.
 
Agriculteurs ne livrez plus votre récolte, vendez là!!!!
 
Les filères sont le cancer de l'agriculture parce qu'elle ne font que des trous
dans le porte monnaie.
 
L'avenir de l'agriculture n'éxiste qu'à travers la liberté d'entreprendre et non dans l'avilissement
permanent.
 
Jean-Claude Désesquelles    Président de la CR 60
 
 
A 15 jours du Sommet du végétal -
Orama analyse les conséquences
de l’évolution des cours

( Publié le 06/09/2007 à : 10H 37 min )
Orama (Union des grandes cultures) a présenté son rapport d’orientation lors d’une conférence de
presse pour annoncer le Sommet du végétal qui aura lieu les 19 et 20 septembre à Tours.
Philippe Pinta, président d’Orama a souligné qu’« avant, les prix particulièrement bas des céréales
 affamaient le monde en empêchant le développement de l’agriculture dans les pays les plus pauvres
 et qu’aujourd’hui, nos céréales sont trop chères et les populations pauvres ne peuvent plus y avoir
accès. » Orama s’interroge sur l’avenir de la Pac et l’abandon des outils de régulation de marché.
 
Le président d’Orama a rappelé que l’augmentation de la population mondiale et l’enrichissement
global des populations vont entraîner une hausse des besoins en grains et a insisté sur la nécessaire
 augmentation de la production et des capacités de l’Europe à remplir ce rôle.
Blé éthanol et blé alimentaire
Orama est favorable à la remise en culture des jachères non environnementales : les besoins
alimentaires et non alimentaires nécessitent toutes les capacités de production. Elle refuse le
découplage total et la régionalisation des aides. Elle veut maintenir une organisation commune de
marché et réclame une vraie simplification de la conditionnalité des aides. Par ailleurs, le président a
expliqué que les changements brutaux de prix ne sont pas bons et plaide pour établir un système de
caisse aléas pour protéger les agriculteurs des fluctuations climatiques et économiques.
Par ailleurs, Philippe Pinta a expliqué qu’il souhaiterait « réfléchir à un système pour diminuer l’écart
de prix entre le blé éthanol et le blé alimentaire afin de ne pas décourager les producteurs qui se sont
engagés dans le blé éthanol » dont les prix actuels sont autour de 130€ la tonne.
Source : TV Agri
Auteur : Charlotte Conrath
 
 
La nouvelle réforme de la PAC prévoit la fin des compensations mais encore faut-il que les prix soient rémunérateurs.
Le prix du blé doit pour cela être de 350 euros/t et toutes les matières premières agricoles doivent emboiter le pas.
 
L'Homme doit impérativement redescendre sur Terre en ayant comme préoccupation première l'eau et la nourriture.
 
Pinta le traitre se moque bien de tout cela depuis bien longtemps.
 
JC Désesquelles        
 
 
par J.C Désesquelles publié dans : coordinationrurale60
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Vendredi 17 août 2007
Bonjour,
 
 
Par courrier la section jeunes agriculteurs de la FDSEA de l’Oise met un carton rouge à la Coordination
Rurale de l’Oise (CR60).
 
Dans un pays démocratique où existe l’Etat de droit, il est surprenant de constater que la FDSEA
laisse de tels propos circuler.
 
Seuls les juges à travers les textes de lois seront à même de constater la totale dépendance des CDJA
de 60 départements français auprès de leur FDSEA respective à tous les niveaux y compris statutairement.
 
Comment dans une démocratie des syndicats représentant 21% des agriculteurs comme la CR60 et
plus de 10% des agriculteurs comme la Confédération Paysanne se voient refuser la représentativité
 par le Préfet alors qu’ils sont de vrais syndicats indépendants ?
 
Par contre le Préfet de L’Oise s’autorise à accorder la représentativité au CDJA de l’Oise qui
statutairement est plus que pieds et mains liés avec la FDSEA son tuteur.
 
Devant ce constat, La Coordination Rurale et la Confédération Paysanne ont saisi les tribunaux
administratifs de 60 départements afin que le droit prime sur le copinage hérédité de la politique
de cogestion responsable de tous nos maux du siècle dernier.
 
Notre nouveau Président de la République s’est fait élire sur un programme prônant une politique de
 rupture avec en point d’orgue le retour à l’Etat de droit.
 
La Coordination Rurale et la Confédération Paysanne attendent donc que les promesses électorales
ne soient pas que des paroles en l’air.
 
Laissons donc la justice faire son chemin et faisons en sorte que les juges fassent consciencieusement
leur travail dans l’esprit de la loi.
 
 
Jean-Claude Désesquelles                                                      Président de la CR60
 
 
 
PS:  Le courrier était accompagné d'un feuillet d'actualité de la section J.A de l'Oise dont un article
concernant une réunion rassemblant deux cantons avec seulement 7 participants groupés pour la photo.
 
L'autre article relatait la tenue d'un barbecue avec seulement 30 participants.
 
La section J.A de l'Oise va t'elle monter la vitesse superieure en recrutant de jeunes passants de
moins de 40 ans pour une photo de salle plus remplie comme le faisait jadis le parti socialiste ou
 va t'elle enfin s'apercevoir qu'elle n'a plus droit de cité après toutes ces années passées à casser
du jeune agriculteur à travers commissions de structures, SAFER, dotations remboursables refusées,
prix non remunérateurs, mises aux normes draconniennes, favoritisme, copinage et j'en passe.....??? 
 
par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Vendredi 10 août 2007
Le communiqué de presse (CP) intitulé « OGM : il est temps de prendre ses
 responsabilités » a provoqué plusieurs réactions de votre part. Permettez-nous
d’apporter quelques précisions.
 
Nous ne nous prononçons pas dans ce CP pour ou contre les OGM, mais sur le fait
qu'aucune loi ne permette d'établir les responsabilités en cas de problème. Pour la CR,
 il subsiste des doutes sur l'innocuité des OGM qu'aucun scientifique n'a vraiment levés.
D’ailleurs aucun assureur n'accepte de couvrir ces risques puisqu'ils sont inestimables
 et inestimés. De plus, rien n’est prévu en France afin d'éviter des souches de pyrales
 résistantes comme les obligations de zones "refuges" pour ces maïs aux USA. Enfin,
 le surcoût lié à la séparation des lots sera supporté par l'ensemble des producteurs.
 
Il est inacceptable que Messieurs Borloo et Barnier puissent dire aujourd'hui, après
qu'il y ait eu 20 000 ha d’OGM semés, qu'on tranchera cette question lors du Grenelle
de l'environnement alors que cette question est sérieusement posée depuis plus de 10
 ans et qu’au Grenelle il n’y a pas d’experts scientifiques mais des idéologues, des
lobbyistes et des intégristes.
Quant aux normes "toxines" de l'UE nous pensons qu'elles ont surtout été suscitées
 par le lobby pro-OGM et qu’elles ne seraient pas appliquées si une grosse partie des
récoltes en dépassaient le seuil.
 
S'il n'est pas contestable que les variétés OGM aient, pour le moment, des avantages
techniques (tenue de tige, augmentation du rendement, possibilité d'étaler la récolte,
limitation partielle des mycotoxines), il faut cependant regarder plus loin.
Les consommateurs refusent les OGM au même titre que la viande hormonée.
Nous avons déjà assez de faux problèmes avec eux (nitrates, irrigations, produits phytos)
pour nous les mettre encore plus à dos avec les OGM. Le développement des OGM,
pour lesquels le maïs n’est que le premier avatar, signifierait aussi la fin des semences
 fermières...
 
Beaucoup plus important pour notre portefeuille : le maïs cote aujourd'hui 108
euros/tonne FOB USA golfe du Mexique. Vous pourrez voir sur Internet ou dans la
presse des cotations FOB Bordeaux à 210 euros/t, base juillet donc majorations en
plus. En réalité les cours sont plus élevés et les courtiers annoncent verbalement du
 220 à 222 euros/t. Bref, pourquoi avons-nous un prix du double que celui des USA ?
 
Nous sommes actuellement à un niveau de prix largement au dessus du prix de seuil.
 Il n'y a donc plus de préférence communautaire qui s'applique et les maïs du monde
entier peuvent rentrer librement en Europe. Quelques bateaux d'origine Argentine sont
arrivés sur nos ports en fin d'hiver. Il n'y a plus de disponibilité aujourd'hui ailleurs qu'aux
 Etats-Unis.
 
Il faut savoir qu'aux USA le prix du maïs est toujours largement inférieur au prix du blé,
inversement à la situation européenne. C'est pour cela que les américains font de
l'éthanol avec du maïs et non avec du blé. Au mois de février, le prix du maïs américain
 avait rejoint celui du prix du blé, mais actuellement l'écart de prix est redevenu habituel,
 le maïs ayant fortement baissé.
 
Nous vous avons toujours dit à la CR que la céréale américaine qui menace nos
marchés n'est pas le blé mais le maïs. Mais alors pourquoi ce maïs américain, moitié
moins cher que le nôtre, n'arrive pas sur nos ports ? Tout simplement car il contient
 des types d'OGM qui ne sont pas autorisés à la commercialisation en Europe.
Croyez bien que si cette situation nous arrange, elle ne convient pas du tout à l'ensemble
 de la filière qui va tout tenter pour faire baisser les prix, en commençant par les
actionnaires de l'usine d'éthanol de Lacq dont la rentabilité était calculée avec du maïs
à 115 euros/t.
 
 
 
Si aujourd'hui on banalise les OGM en Europe, demain c'est le maïs américain qui
arrivera et qui cassera notre marché. A la CR et à l'OPG on ne vous a jamais trompé
et tout ce que l'on prévoyait s'est toujours réalisé. En conclusion, vaut-il mieux faire
130 qx avec du maïs BT payé à 120 euros/t ou 115 qx de maïs normal avec un prix
de 200 euros/t ? Les coops et l'AGPM font le choix des volumes, nous nous faisons
celui du revenu par les prix !
 
Les producteurs ne doivent pas tomber dans le panneau du « hors jeu de la France
dans la course au progrès ». D'autant plus que Limagrain qui est le semencier qui
avance cet argument "patriotique" est en réalité présent sur tous les continents.
Il vaut mieux être « attardé du progrès » gagnant bien sa vie qu'à la pointe et ruiné.
 
Cette question des OGM, bien mal engagée par les pouvoirs publics dès le départ, a
régulièrement fait l’objet de débats, tant au sein de la CRUN que de l’OPG, sur lesquels
 nous avons toujours dégagé une position de bon sens partagée par l’ensemble des
départements. Elle pourra bien sûr être redébattue lors de nos prochaines rencontres.
 
Bien cordialement
 
 
Nicolas JAQUET
 
Président de
L’Organisation des Producteurs de Grains
 
François Lucas
 
Président de la Coordination Rurale
Union Nationale
 
 
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Vendredi 10 août 2007
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
N/Réf : FL/FB 07-08-56
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Pénurie des matières premières alimentaires :
La faillite totale de la PAC
 
 
La population de l’Europe entière va découvrir au retour de vacances une situation
 qu’elle n’imaginait pas : la pénurie de produits agricoles.
 
Les réformes successives de la Politique Agricole Commune (PAC) ont provoqué
 ce résultat incroyable : l’approvisionnement de notre marché alimentaire et le prix
 des productions agricoles sont maintenant déterminés par le libre marché.
 C’est lui seul qui va s’occuper de ce bien vital qu’est la nourriture !
 
Puisque le marché des céréales et des oléagineux ne répond plus à la demande
il flambe. La Commission ayant vendu depuis la fin du printemps quasiment tous
ses stocks qui lui permettaient de réguler l’offre et de garantir l’approvisionnement
 des populations, nous assistons maintenant à une ruée des spéculateurs et des
fonds de pension qui viennent nourrir leurs profits sur les marchés à terme.
 
La production agricole de l’UE est déstabilisée, les agriculteurs assommés de
contraintes. Sommés de limiter leurs productions puis de disparaître pour cause
d’excédents, les producteurs de lait sont excédés et renâclent pour continuer de
produire à perte. Il est bien temps pour la Commission d’envisager d’attribuer des
 quotas supplémentaires.
 
Aujourd’hui la CR se félicite de la remontée du prix des céréales qui est maintenant
proche de leurs coûts de production et qui ne fait que retrouver ses niveaux d’il y a
 vingt ans. Par contre elle s’inquiète des dégâts que cette situation risque de
provoquer sur les autres secteurs de l’agriculture embarquée dans le navire
fantôme d’une PAC vidée de son contenu.
 
Il est urgent de construire « la PAC du XXIe siècle », afin de rétablir la
stabilité des marchés alimentaires, régulés par une vraie gestion des
grandes productions et de garantir un juste revenu aux agriculteurs.
Cela ne sera possible que si l’agriculture sort du cadre de l’OMC.
 
 
 
Le 10 août 2007 à 10 heures
par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Jeudi 2 août 2007

Grenelle de l'environnement:

Du baton pour le paysan et le retour du baton pour le consommateur.

Grenelle de l’environnement, « Adopter des modes de production et de
consommation durables » : F. LUCAS
Suite à la première réunion beaucoup de propositions con…crètes : suppression des pesticides, 10%
des surfaces pour la biodiversité donc en haies ou en jachères, 3 traitements maxi/an (bonjour mildiou)
,plafonnement DPU pour les agriculteurs les plus aisés (sic…), certification des exploitants, des
exploitations, des produits, des territoires, exploitations HQUE,10% d’agriculture bio, permis de traiter
à points, etc. Cette fois ce n’était plus une expression par un tour de table mais par des prises de parole.
F. Lucas a beaucoup occupé le terrain en s’efforçant d’éviter toute impression de consensus sur l’intérêt
de ces mesures par des arguments de bons sens. La CR va faire maintenant quelques propositions qui
seront envoyées aux membres du groupe pour le 20 août au plus tard. Prochaine réunion le 3 septembre.
 
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PS: Si dans nos assiettes on mange de la m.... c'est uniquement dû au consommateur  puisque c'est lui qui oblige les producteurs de mettre sur le marché le produit qu'il désire à travers des sondages et des études de marché.
 
Ce marketing est un nonsens nutritionnel, économique et  écologique; il va à l'encontre de toute logique et ne reconnait en aucune manière le savoir faire des professionnels.
 
Le grenelle de l'environnement est une étude de marché (marketing) qui va conduire au désastre par manque de nourriture.
 
le grenelle de l'environnement c'est la soupe au caillou !
 
 
Jean-Claude Désesquelles
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par J.C Désesquelles publié dans : coordinationrurale60
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