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Samedi 22 mars 2008

Mardi 04 mars 2008 (2ème partie)

 

<Groupe de travail « développement rural » du CNASEA : M.C. NOIRAULT

Les 1 500 dossiers ICHN non encore payés pour cause de contrôles seront bientôt régularisés. En cas de contrôles répétés, il faut en référer à la DDAF. La CR a soulevé que ceux-ci pouvaient être vécus comme du harcèlement et de l’acharnement, et a recommandé de les éviter pour les éleveurs, déjà anéantis par le contexte actuel. Au 1er janvier 2009, la liste de tous les bénéficiaires de primes PAC (avec nom et adresse) sera publiée sur internet. La CR a expliqué l’absurdité d’une telle mesure, qui ne manquerait pas de jeter à nouveau l’opprobre sur les agriculteurs.

 

Mercredi 05 mars 2008

 

<Rencontre avec Jean-Louis BORLOO et Dominique DRON (conseillère pour le Grenelle) : F. LUCAS, F. VIENNE

Cette rencontre a eu lieu alors que les résultats du sondage réalisé par la coopérative Terrena venaient d’être publiés (20% des agriculteurs souhaitent cultiver des OGM, contre 66% qui ne le souhaitent pas), montrant à quel point le syndicalisme majoritaire est éloigné des intérêts des agriculteurs. La CR a demandé au Ministre que les agriculteurs ne soient pas rendus responsables et lieu et place des semenciers dans le prochain projet de loi sur les OGM. Tout en reconnaissant que la CR n’a pas tort sur la problématique des responsabilités, le ministre considère que l’agriculteur doit assumer les conséquences de l’acte de cultiver les OGM («  la liberté s’arrête là où commence celle des autres ») et que le projet de loi doit organiser au mieux (le moins mal) la cohabitation, pour contenir les risques. Un nombre croissant de responsables politiques dans l’UE rejoindrait la France sur ses analyses. Quant aux nitrates, la CR a remis deux notes au Ministre préparées avec C. Buson, l’une sur les questions de santé et d’environnement et l’autre sur le contentieux entre la France et l’UE. Le Ministre a promis, malgré les difficultés à faire évoluer ce dossier, de prendre connaissance en détail de nos arguments et de demander à la Commission d’évaluer les nitrates en fonction des connaissances scientifiques actuelles, tel que l’exige la réglementation. En outre, la CR a fait part de la dérive regrettable sur la question de l’autonomie énergétique de l’agriculture qui, retenue comme objectif lors du Grenelle de l’environnement, a été progressivement transformée en « performance énergétique » des exploitations. Le Ministre a estimé utile de maintenir l’autonomie énergétique dans la réflexion. Enfin, le Ministre a indiqué sa proximité d’analyse avec la CR sur l’agriculture biologique. Il partage l’idée sur la nécessité de décloisonner celle-ci et de la considérer aussi comme un terrain d’expérimentation pour l’agriculture conventionnelle.

<Rencontre avec Henri GUAINO (conseiller spécial du Président de la République) : F. LUCAS, F. VIENNE

La CR souhaitait présenter ses propositions sur la future PAC, en insistant sur la nécessité pour la France de proposer une véritable rupture avec la politique agricole menée depuis 1992. La conjoncture a beaucoup évolué et la question de produire se pose bien plus que celle d’écouler les excédents. Néanmoins, la situation est loin d’être idéale et il faut répondre très vite à la crise profonde que traversent les éleveurs, les producteurs de fruits et légumes et une partie des viticulteurs. La France, présidente de l’UE au 2nd semestre 2008, n’aura pas de meilleure occasion pour donner cette nouvelle impulsion…si tant est qu’elle porte un réel projet avec conviction. M. Guaino a été très intéressé par nos analyses et propositions pour le bilan de santé de la PAC, en particulier quand la CR a fait part de son intuition que la PAC qu’elle propose coûterait moins cher que la PAC actuelle. L’enjeu est énorme et montre à quel point la CR est désormais reconnue comme une force de proposition sérieuse et crédible. La CR va donc compléter ses propositions par une étude des mesures à prendre au niveau européen par grand type de productions, en essayant d’évaluer leur coût, ceci en collaboration étroite avec les sections et les syndicats spécialisés qui seront sollicités prochainement. M. Guaino, qui connaît la CR depuis 2004 en tant qu’intervenant sur la TVA sociale à notre congrès, a pu mesurer que nous avions anticipé dès 2006 les problèmes des biocarburants. La CR a enfin demandé le soutien de l’Elysée sur la représentativité et le financement des syndicats agricoles et a sollicité une audience avec le Président de la République.

 

par J.C Désesquelles publié dans : Coordination Rurale
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Samedi 2 février 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Les agriculteurs n’ont pas à assurer le risque OGM
 
La Coordination Rurale est choquée par les amendements à la loi OGM déposés mardi par la Commission 
des affaires économiques du Sénat visant à instaurer un fonds d’indemnisation pour les dégâts causés par 
les OGM. Ce fonds serait alimenté par des agriculteurs ayant cultivé des OGM.
La CR, syndicat représentatif d’agriculteurs, totalement indépendant de toute organisation économique, 
réfute énergiquement l’affirmation du rapporteur de cette loi selon laquelle cet amendement proviendrait de 
«la profession agricole». D’ailleurs le rapporteur a omis d’entendre l’avis de la Coordination Rurale sur 
l’ensemble de ce projet.
Ce n’est pas aux producteurs de prendre la responsabilité du risque OGM en lieu et place des assureurs qui 
refusent, pour l’instant, d’assurer un risque qu’ils n’identifient pas précisément.
La CR est donc opposée à la mise en place d’un tel fonds. Imaginerait-on des concessionnaires 
automobiles obligés d'alimenter un fonds de garantie pour couvrir les conséquences  des défauts des 
voitures mal fabriquées par leur constructeur ? De la même manière que cette responsabilité incombe au 
fabricant automobile, elle devrait en matière d’OGM incomber aux sociétés semencières.
Pour la CR cette proposition va à l’encontre de l’objet de la loi elle-même qui veut organiser la coexistence 
des filières. Si cette coexistence est possible, alors pourquoi prévoir un fonds d'indemnisation ?
 
 
Le vendredi 1er février 2008 à 14 h 45
Contact presse : Jacques Commère
06 74 44 02 06
jacques.commere@opg.fr
par J.C Désesquelles publié dans : Organisation des producteurs de grains "O.P.G"
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Lundi 21 janvier 2008
Lundi 07 janvier 2008
 
<Rencontre avec J. JIGUET et D. BRINBAUM (membres du cabinet de M. Barnier) : F. LUCAS, F. VIENNE
La CR a dénoncé son traitement très inéquitable par les pouvoirs publics quant à l’habilitation de certaines 
CR départementales (notamment au vu des faveurs accordées aux JA) et ses conséquences sur le plan 
financier, accentuées par la modification en notre défaveur du calcul de financement depuis 2003 (manque à 
gagner d’environ 380 000 € !). Il faut trouver une solution rapide et juste à ces problèmes qui handicapent le 
fonctionnement quotidien et le développement de la CR. Mais le sujet principal de l’entretien était consacré 
au bilan de santé et à l’avenir de la PAC. La CR a fait part de son total désaccord avec la Commission et de 
sa satisfaction des critiques de Barnier vis-à-vis de ce bilan, en espérant que la France fédère le maximum 
de pays autour d’elle pour exiger une rupture avec les dérives de la PAC depuis 1992. La CR a ensuite 
présenté ses propositions pour la future PAC et insisté sur la voie d’une réelle simplification, en sortant de la 
logique et de la complexité des DPU, de la conditionnalité et surtout en évitant la certification HVE (Haute 
valeur environnementale). De nouveaux axes sont à privilégier : autosuffisance alimentaire, rééquilibrage des productions, réintégration de l’agronomie dans la PAC, simplification et harmonisation de la 
réglementation UE, préférence communautaire, organisation des productions et des marchés etc. 
Le détail des commentaires sur le bilan de santé et des propositions de la CR est consultable sur le site 
internet de la CR.
 
Mardi 08 janvier 2008
 
<Rencontre avec Jean-Louis BORLOO : F. LUCAS, N. JAQUET, P. LECH’VIEN, F. VIENNE

<Réunion de la cellule de crise sur la FCO : G. DERUETTE
Bruxelles financera 70 millions de doses (MioD) de vaccin (72 Mio€) et l’acte de vaccination à moitié (35 Mio€). Le reste (1 € pour les 2 injections à 1 mois d'intervalle) sera pris en charge à parts égales par l’Etat et les éleveurs. La CR souhaite que les vétérinaires fassent un effort sur ce coût. Vaccins : 4 MioD en mai, + 7 MioD en juin, pour un total fin août de 40 MioD. Bruxelles impose des priorités : ovins (sauf agneaux), puis taureaux, puis vaches reproductrices. Niveau géographique : 16 départements du Nord-Est touchés en 2006, puis le Sud (périmètres interdits en particulier). Les broutards, non prioritaires, ne pourraient être vaccinés qu’à l’automne. L’immunité étant considérée acquise 2 mois après la 2e injection, l’export vers l’Italie pourrait ne reprendre normalement que fin 2008. D’ici là, tout dépendra de l’activité du moucheron (considéré inactif depuis début janvier, donc plus de désinsectisation obligatoire). L’usage des pyréthrinoïdes pose souci : les moucherons piquent avant de mourir. Les indemnisations mortalité des bovins changent : de 225 €, elles passent à 300 € pour les animaux de plus de 8 mois, et à 150 € pour les veaux et les avortements ! Bruxelles refuse de compenser les pertes économiques et rend la profession responsable de la crise pour avoir refusé la caisse de péréquation. La CR a rappelé que l'éleveur n’a pas les moyens d'une cotisation supplémentaire et que l’euro par animal vendu demandé par le Ministère serait largement insuffisant pour couvrir la crise.
<Comité d'orientation du plan de réduction de l'usage des pesticides (PPP) « ECOPHYTO 2018 » : N. JAQUET
Un bon technicien de la chambre de l’Eure qui suit un groupe de 150 agriculteurs qui 
pratiquent les réductions de doses et de traitements nous a montré les possibilités et 
les freins à la diminution de l’utilisation des PPP. Deux indices de mesures de 
réduction (national avec les masses de produits, ou local) pourraient être mis en place.
 N. Jaquet a fait part de l’opposition de la CR à la mise en place d’un IFT (Indice de 
fréquence de traitement) individuel qui pourrait être inclus dans une certification 
obligatoire des exploitations. Provocant, le président du Comité (Guy Paillotin) a 
proposé de créer un indice au niveau des coops pour ne plus les inciter à vendre tant 
de produits !
par J.C Désesquelles
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Samedi 12 janvier 2008


BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : FL/CB 08-01-04
 
 
 
Communiqué de presse
 
Application de la clause de sauvegarde pour l’OGM « MON 810 »   :
Une sage décision
 
 
La décision annoncée hier par le gouvernement d’activer la clause de sauvegarde pour 
suspendre l’autorisation de culture du seul maïs OGM autorisé jusqu’ici en France doit être 
considérée comme une bonne nouvelle. Malgré la puissance et les interventions éhontées 
du lobby semencier, c’est bien l’avis du comité de préfiguration de la Haute Autorité qui l’a 
emporté.
 
Le 11 janvier 2008 fera date dans l’histoire pour :
 
les consommateurs qui constatent que la garantie de la sécurité alimentaire est bien une 
préoccupation de premier rang en France ;
 
l’environnement qui ne court plus le risque d’une pollution biologique irréversible qu’aurait pu 
causer une généralisation précipitée de la culture de ce maïs insuffisamment éprouvé ;

les maïsiculteurs qui échappent à la casse du prix de leur produit préservé de la concurrence des maïs OGM américains à bas prix et qui n’ont plus à s’inquiéter des risques 
de pollution des autres cultures non OGM ;
 
l’Europe qui, grâce à l’impulsion française, va pouvoir reconsidérer ses positions de 
soumission à l’OMC en rétablissant une politique agricole axée sur sa véritable la 
souveraineté alimentaire.
 
La prochaine étape importante sera la discussion parlementaire sur le projet de loi OGM. 
La Coordination Rurale continuera de veiller à ce que la future loi respecte toutes les règles 
de prudence nécessaire. Elle sera particulièrement attentive à ce que la responsabilité en 
cas de dommages causés par la dissémination n’incombe pas aux agriculteurs qui 
cultiveraient des OGM mais à l’auteur et au metteur en marché des semences 
génétiquement modifiées.
 
 
Le 12 janvier 2008 à 11 heures
 
 
 
Contact presse :
05 45 67 95 98
06 70 64 88 15



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COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Projet de loi sur les OGM :
Les déclarations surprenantes du Sénateur Bizet
 
 
La Coordination Rurale s’étonne des déclarations du Sénateur Bizet concernant le 
report de la discussion du projet de loi sur les OGM. Le Sénateur a en effet estimé 
dans un communiqué daté du 8 janvier et intitulé « Au Sénat : émotion à l'annonce du 
retrait du projet de loi sur les OGM »
que le retrait du projet induirait que 
« la démagogie l’emporte sur la démocratie ».
 
Rapporteur de ce projet, le Sénateur devrait pourtant se réjouir que l’on donne aux 
parlementaires le temps d’un débat serein sur la question très sensible des OGM. 
La tenue d’un tel débat est d’autant plus nécessaire que la rédaction actuelle du projet de loi n’est pas acceptable, car elle fait assumer par les agriculteurs 
l’entière responsabilité des conséquences prévisibles et imprévisibles de la
 culture d’OGM sur l’environnement et la santé.
 L’urgence n’est pas de légiférer mais de bâtir un texte équitable pour l’ensemble des
 intéressés.
 
La CR n’oublie pas, par ailleurs, qu’en 2006 le Sénateur Bizet s’est déjà beaucoup 
impliqué dans l’évolution législative en faveur des semenciers.
 
La CR recommande donc au Sénateur, membre de la représentation nationale, de ne 
pas céder à l’émotion mais plutôt de pratiquer une écoute attentive et équilibrée des 
différentes parties concernées : les citoyens, les consommateurs, les agriculteurs et le 
lobby semencier.
 
 
 
Le 10 janvier 2008 à 15 heures
 
par J.C Désesquelles publié dans : Communiqués de Presses "C.P"
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Dimanche 6 janvier 2008

Le pactole de la restructuration betteravière.

Le Gourou Duval et le service financier des differents groupes sucriers vont pouvoir souffler.

Un énorme chèque va leur être donné par l'Union Européenne.

Que vont-ils faire de cet argent ?

Rénover des usines obsolètes qui ne sont plus que des tas de rouille pour assurer la production de sucre de betteraves européen ou placer le magot  dans des fonds de pensions pour quitter le navire Fishler Boel avant qu'il ne sombre corps et âme.

Les assemblées générales des coopératives agricoles vont fleurir et il serait sage de savoir si les fleurs seront destinées à votre tombe ou à votre table.

N'oubliez pas de poser la question qui dérange le plus: "les comptes de l'éthanol et son avenir ?"

 

Meilleurs voeux 2008  quand même!

Un homme averti en vaut bien 4 par les temps qui courent !!!!

 

Jean Claude Désesquelles              Président de la CR60

 

 

 

 

 

par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Dimanche 6 janvier 2008

LETTRE OUVERTE A MESSIEURS LORANT ET SAVALLE

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par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Samedi 15 décembre 2007

Bonjour,

 
Pour ceux qui estiment  que la CGB ne mérite plus de recevoir automatiquement votre cotisation,
 il ne vous reste plus que 15 jours pour envoyer le document ci-dessous à votre ou vos sucreries.
 
Cliquez dessus  pour l'imprimer en ligne.
 
Faites suivre.
 
Jean Claude Désesquelles   CR60

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par J.C Désesquelles publié dans : coordinationrurale60
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Vendredi 14 décembre 2007
Bonjour,
 
 
Après le président voyou Lecomte, le directeur  voyou Duval, le Syndicaliste voyou Ducroquet voici
leur médecin de famille le voyou docteur Albert.
 
 
 
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La bande des quatre voyous n'a pas de mal à faire prendre des vessies pour des lanternes à tous
les naïfs qui adorent se faire rouler dans la farine.
 
Ces 4 gourous surfent sur les croyances et l'obscurantisme mais croire n'est pas savoir.
 
Enfin, l'expression "être une betterave" n'a plus besoin d'être démontrée par les temps qui courent.
 
Les planteurs Beghin/Tereos après avoir déjà perdu 3,2% (encore 2,8% à perdre) de leur quota
acheté 40 euros/tonne se voient escroquer cette fois-ci d'au moins 13%.
 
Quant à Tereos, avec une baisse de 20% de son quota, elle vient de perdre au bas mot  des
centaines de millions d'euros en capital immobilier.
Rappel: La part Tereos pour le rachat de Béghin a été de 300 millions € d'auto financement
+ 700 millions  € d'emprunt = 1 milliard d'euros * 20% = 200 millions € seulement pour Béghin.
 
 
 
Et ce n'est qu'un début car Tereos a maintenant une dette de plus d'un milliard d'euros* qu'elle doit
absolument réduire le plus rapidement possible pour rassurer les banques et le monde financier si
elle ne veut pas se retrouver en faillite par impossibilité de lancer ses obligations à 6%.....
*  Accroissement de la dette de 300 millions avec rachat de l'usine Tayte & Lyle de Nesle en
situation de déficit chronique comme Syral d'ailleurs.
 
Il convient aussi de noter que la dette Tereos rapportée à la part sociale va se trouver augmentée de
par l'abandon de 13% de quota puisque cet abandon signifie un remboursement de 13% des parts
sociales en plus des 45 euros/tonne.
 
Ce jeu de domino est la conséquence de la Duval mania qui n'a pas voulu relire et prendre note de
 "la Grenouille et le Bœuf".
 
Aujourd'hui le Jean Marie Messier de la betterave va partir non pas par la petite porte mais par le
trou de souris puisque la filière éthanol est tellement condamnée dans l'œuf que des trains entiers
de céréales arrivés à l'usine de Lillebonne ont une nouvelle feuille de route à destination du Port de
$file/Communiqu%C3%A9%20SENALIA_FINAL.doc    ).
En 50 km le prix du blé a doublé ( 120€ éthanol contre 220 euros alimentaire) et le paysan est
de nouveau le dindon de la farce.........
Mais devant la bétise éthanol cette solution est un moindre mal avant la fermeture totale et définitive
des usines flambant neuves.
Un entêtement irresponsable entraînerait tous les acteurs Blétanol et BENP dans la faillite.
 
Les cuves éthanol d'Origny seraient même plus que pleines car les pétroliers rechignent à payer
l'éthanol français 3 à 4 fois plus cher que celui produit au Brésil où Tereos construit sa 3eme
usine...........
 
Le coup de grâce  va venir d'une défiscalisation en baisse de 40% (source Sénateur Marcel Deneux
"UDF").
Les agriculteurs adhérents de Blétanol Bazancourt ( union de 24 coop céréalières) et les
agriculteurs adhérents de BENP Lillebonne (Uneal, Ax’ion, Cerena, Oceal, Hubau, Cohesis,
Epis-centre, Agralys, Beauce Gâtinais Céréales et Tereos) vont devoir mettre la main à
la poche pour rembourser l'énorme dette.
 
La FNSEA a déjà une idée sur la question puisque ses représentants veulent un seul prix
pour le blé qui serait une moyenne de la moyenne entre le blé alimentaire et le blé
carburant.
Cette manière injuste de concevoir les choses servirait à réduire la perte/quintal de
blé collecté en reportant les pertes sur le blé des adhérents qui n'ont pas souscrit aux
contrats éthanol.
 
La bateau éthanol est devenu une épave qui va couler corps et âmes dans l'indifférence
la plus totale.
 
Côté restructuration:
Saint Louis Sucre n'acheterait plus aucune betterave éthanol pour 2008 et après
Guignicourt ce serait au tour de l'usine d'Etrépagny et non de Ham-Eppeville de fermer
(source CGB Oise)- Voir les 2 mon Général   CR60.
Les planteurs d'Etrépagny vont chercher la pulpe humide gratuitement car le
surpresseur tombé en panne ne sera réparé que pour la prochaine campagne...........
22% des planteurs SLS voudraient cesser la production.
Les planteurs  prioritaires vont êtres ceux les plus éloignés des sucreries et ceux dont
les terres sont envahies de betteraves sauvages.
Rien pour les producteurs qui ont des terres à faible potentiel, ils devront toujours
produire des betteraves à perte..................
 
Tereos continuerait sa lancée sur l'éthanol mais sans prix d'achat culture et l'usine de
Vic/aisne serait la première à fermer avant celle de Chevrières ( bien sûr d'autres usines suivront).
A ce jour l'abandon volontaire est de 833 000 tonnes soit 8% du quota Tereos.
Il en manque environ 12% à l'appel soit 1 200 000 tonnes
Ref: tereos/2007/24  du 4/12/2007
Der Furher Duval après un Blitz Krieg glorieux se retrouve devant une adversité mondiale
et pour se défendre il se débarrasse des sucreries les plus éloignées de son
Bunker qu'est Origny.
Souhaitons que les  planteurs adhérents se réveillent enfin, pour demander des
comptes aux prochaines assemblées générales car avec le lancement d'obligations
Tereos à 6%, cette défaite risquerait de se terminer en solution finale pour beaucoup
d'exploitations.
 
 
 
A suivre......
 
 
 
Jean-Claude Désesquelles   CR60
 
 
PS: Si vous avez d'autres échos des sucreries qui s'adaptent faites le moi savoir !
 
par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Lundi 10 décembre 2007
Intervention du Président de la Coordination de L’Oise lors de la cession extraordinaire du 14 septembre 2007 de la Chambre d’’agriculture.
« Faites vos jeux - Rien ne va plus ».
 Après des années de mensonge, la vérité est de retour.
Elle s'impose même.
 La FAO tire depuis 4 ans la sonnette d'alarme devant la baisse continuelle des stocks de matières premières alimentaires.
 Pendant cette même période, tous condamnent les montagnes de stocks de céréales, de lait, beurre et viande.
 Encore dernièrement, les experts prévoyaient une baisse régulière des prix des matières premières alimentaires.
 D'autres experts, à grands coups de statistiques, établissent des scénarios sur l'agriculture de demain, sans connaître celle d'aujourd'hui et sans même prononcer le mot « agriculteur » dans leur discours.
 D'autres encore s'obstinent à faire croire que les bio­carburants n'y sont pour rien, ou que le réchauffement de la planète n'est qu'une vue de l'esprit.
 Le grand mensonge est arrivé avec la réforme de la PAC, qui, il faut bien le rappeler, plébiscitée par les dirigeants de la FNSEA de l'époque, dont Joseph DAUL, actuellement encore député européen, et ange gardien de Madame FISCHER-BOEL.
 Faire croire aux paysans qu'en baissant les prix de vente de leurs produits pour être compétitifs à l'export, leur ferait vendre davantage, et donc leur ferait gagner davantage, était sans compter une imposture aux vues des propositions de l'O.M.C pour atteindre sa globalisation des marchés et sa libéralisation du commerce.
 Le grand mensonge est aussi celui de faire croire aux consommateurs qu'ils paieraient moins cher leur alimentation, car avec des céréales moins chères, l'aliment du bétail serait moins cher... et donc aussi le lait, la viande, le beurre, et tous les produits cuisinés qui en sont composés. La vérité a été toute autre.
Les agriculteurs ont vu leur revenu fondre comme neige au soleil.
Plus d'un tiers n'ont pas trouvé de successeur ; et des fonctionnaires les contrôlent sans cesse. Les consommateurs paient plus cher leur alimentation, en plus de payer par l'impôt les compensations ou les primes.
 La formule magique, dont on nous a rabattu les oreilles, et dont on nous rabat encore aujourd'hui, de gagnant-gagnant, est en fait celle du perdant-perdant. La globalisation, si chère à Monsieur LAMY ou à Madame FISCHER-BOEL n'est en fait qu'une escroquerie de plus, car c'est une machine qui, chaque jour, crée de la pauvreté en privatisant les profits et en mondialisant la misère.
 Le Tiers Monde arrive en Europe et aux Etats-Unis, la paupérisation n'épargne aucun pays au monde.
 
 Monsieur POULAIN nous a rappelé que les Chambres d'Agriculture n'étaient que des organismes consulaires, et donc sans pouvoir décisionnel. Il n'empêche que leur rôle est de faire des propositions qui vont dans la défense de ceux qu'elle est censée servir, c'est à dire les agriculteurs, et non comme on l'entend sans cesse, l'agriculture.
 
 
 
Car si les agriculteurs vont bien, l'agriculture va bien, et non le contraire, comme on a voulu nous le faire croire depuis plus de 50 ans.
 Il est donc temps de redescendre sur terre une bonne fois pour toutes.
 La vocation première de l'agriculture est de nourrir les estomacs, et non les moteurs à explosion.
 Il est urgent d'informer les acteurs dela filière bio-carburants de la première génération, que leurs unités de production sont d'ores et déjà condamnées, avant même d'avoir vécu au profit des carburants de 2ème génération.
 
Il faut sortir la tête du sable quant à la gestion des coopératives multinationales, trop loin de leurs milliers d'adhérents, connus seulement par leur numéro ; comme les animaux des élevages, par leur bouche et leur bague ; il faut leur redonner taille humaine pour que chaque 'adhérent retrouve son nom.
De plus, les économies d'échelle escomptées par les multiples fusions et regroupements n'ont pas du tout apporté d'avantages, et bien au contraire, certaines petites coopératives défendent mieux les intérêts de leurs adhérents.
 
 La moisson 2007 restera historique de par la flambée des prix des matières premières végétales.
 
Le premier bénéficiaire cependant est l'Union Européenne, car ayant acheté les produits agricoles au prix d'intervention, elle les a revendu jusqu'à 2 fois plus cher, avec le maïs acheté en Hongrie 70 euros, et revendu 160 euros.
Les céréaliers, coopérateurs ou non, vont avoir un produit à peu près 25 % supérieur à celui de l'an dernier, et non du double ou même du triple, comme on l'entend partout (le cours du blé n'est resté à 300 euros que quelques heures)
 Les éleveurs vont, quant à eux, connaître les plus grandes difficultés.
Après la vache folle ( dérèglement Tatchérisme) , la grippe aviaire (hyper concentration d’animaux dans des espaces réduits) la fièvre aphteuse ( fuite d'un laboratoire anglais), la fièvre catarrhale ovine (A quand la vaccination ? ) , la sécheresse, et bien sûr l'augmentation du prix de l'aliment certains n'attendent plus que le cielleur tombe' sur la tête.
L'Union Européenne, se doit donc d'aider sans façon ces derniers avec les excédents financiers dus à la vente des stocks à l'intervention, et ceci le plus rapidement possible pour sauver la filière animale.
 Cette moisson 2007 restera aussi comme l'année du retour aux prix rémunérateurs quant aux productions végétales, hors betteraves bien-sûr ; comme l'année de la suppression des jachères proposée par le Commission Européenne ; comme l'année des stocks zéro, avec l'arrivée de la crainte de rationnements alimentaires du fait de la sécheresse qui perdure en Australie, et qui naît en Argentine et aux Etats-Unis.
Mais malgré ces sources d'inquiétudes, l'administration continue d'envoyer des dossiers d'aides pour la cession de la production laitière, alors qu'il n'y a plus de stocks de lait et de beurre.
Des voix s'élèvent  pour refuser l'abandon total des jachères.
 Enfin, les utopistes pavoisent au Grenelle de l'Environnement pour faire de la ferme France soit un jardin à la française, soit un paradis terrestreou l'homme ne vivrait que de nourriture spirituelle.
 
 
 
 
 
 En conclusion, je dirais qu'il est de notre devoir d'informer en premier lieu les agriculteurs, mais aussi nos nombreuses institutions pour ne pas se retrouver au dépourvu quand la bise sera venue.
 La Coordination Rurale a toujours été contre les aides compensatoires, et pour les prix rémunérateurs ; elle a toujours aussi été généralement parlant, contre la réforme de politique agricole commune.
 
Elle a toujours considéré que l'agriculteur devait vivre de la vente de ses produits, et non de l'assistanat déguisé.
 S'il devait y avoir suppression totale de la jachère, celle-ci ne devrait se faire que si les contrôles surface disparaissent totalement, que si les aides compensatoires continuent au moins à être versées jusqu'en 2013, quel que soit le prix de marché, afin que les exploitations puissent recapitaliser et se moderniser sans mendier des plans de modernisation si les prix rémunérateurs devenaient la règle.
 Enfin, la Coordination Rurale demande à ce que l'agriculture sorte de l'OMC, car l'alimentation n'est pas une marchandise comme les autres, puisque c'est la seule indispensable à la vie.
 Le monde des hommes a péché d'orgueil ; notre planète d'abondance démontre sa fragilité devant une climatologie capricieuse.
 L'homme, malgré sa puissance, n'est que la mouche du coche de la fable de Jean de la Fontaine.
 Il se prend pour Dieu, alors qu'il n'est qu'un fétu de paille.
 La filiation humaine pourrait être demain en danger si les conditions climatiques de sécheresse continuaient dans l'hémisphère Sud, si le cycle El Nino El Nina se faisait habituel, si les cyclones balayaient la terre chaque semaine, si les tempêtes de grêle ravageaient les plaines du Nord de l'Europe comme celle qui balaya tout de Nantes à la lointaine Flandres en mai 1788. Un an après, le peuple français se soulevait, parce que le pain déjà hors de prix, devenait impossible à faire, faute de farine.
 La révolution française était née. Chateaubriand disait « L'histoire n'est qu'une répétition des mêmes faits appliquée à des hommes et à des temps divers ».
 J'ajouterais que le ventre affamé n'a point d'oreille.
 
ean-Claude Désesquelles
par J.C Désesquelles publié dans : lettre du président de la CR60
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Mercredi 28 novembre 2007
Coordination Rurale
Union Nationale
L’Organisation des Producteurs de Grains
Premier Syndicat d’agriculteurs, producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux
 
 
BP 590 - 1 rue Darwin - 32022 AUCH Cedex 9
Tél. : 05 62 60 14 96 – Fax : 05 62 60 14 31 – Mobile : 06 88 05 13 75
E-mail : crun@coordinationrurale.fr – site : www.coordinationrurale.fr
 
N/Réf : FL/FB - 07-11-82
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Europe : les ministres finissent de liquider la PAC
 
 
Le Conseil des Ministres de l’agriculture européen vient de proposer la levée des droits de douane sur
les importations de céréales.
 
Cette proposition, dont l’objectif serait de diminuer les prix des céréales européennes, continue de
creuser la tombe de l’agriculture communautaire. De cette manière l’Union européenne tente de
récupérer un accord à l’OMC en donnant à nouveau des preuves de son engagement ultralibéral.
 
 
Au lendemain du bilan de santé de la PAC qui a montré un dérèglement manifeste et grave de
l’agriculture européenne, cette mesure risque d’accentuer l’anarchie sur les marchés de matières
premières essentielles que sont les céréales.
 
La CR et l’OPG demandent au gouvernement français de ne pas s’inscrire dans ce consensus qui
constitue une entorse supplémentaire à la conception de la « préférence communautaire », sans
laquelle ne peut exister une réelle politique agricole commune.
 
Il est temps pour l’Europe de reprendre en main l’organisation des productions et des marchés
agricoles dans un monde désormais confronté à la pénurie alimentaire. Les enjeux sont sanitaires
et politiques : il en va de la sécurité alimentaire des populations et de la souveraineté politique de
l’Europe.
 
Les responsables européens ne doivent pas avoir la naïveté de croire que cette levée des droits de
douane est temporaire. Avant d’aggraver un peu plus notre dépendance alimentaire, ils seraient
aujourd’hui bien inspirés de réfléchir au propos de Georges Bush à l’adresse de son pays :
« Une nation qui peut nourrir sa population est une nation en sécurité »… »…
 
 
 
 
Le mercredi 28 novembre 2007 à 10 heures
 
 
Contact presse : Christophe Lefebvre
06.75.52.11.26.
par J.C Désesquelles publié dans : Organisation des producteurs de grains "O.P.G"
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